06.05.2009
Un observatoire de la prévention sociale
Par Alain GOZE conseiller municipal La Nouvelle Force Pour Châlons
Les deux extraits d’articles qui sont parus dans des journaux nationaux (journal le Figaro et journal Le Nouvel Observateur) que nous communiquons ci-dessous témoignent et confirment le bien fondé de la proposition que notre association La Nouvelle Force a faite lors d’un point presse en date du 18 février 2009 et qui consiste à mettre en place un observatoire de la prévention sociale.
Un observatoire de la prévention sociale « pour mesurer avec les partenaires concernés l’évolution du chômage, l’endettement des familles, les impayés des factures d’eau, de gaz, d’électricité, des loyers, l’augmentation des licenciements et des faillites d’entreprises afin de proposer des mesures exceptionnelles comme la mise en place de moratoires pour différer des paiements afin d’aider les familles en difficultés. »
J’ai formulé cette proposition à plusieurs reprises lors de conseils municipaux et très récemment à l’occasion du conseil municipal exceptionnel sur le Plan de relance local proposé par BBB.
BBB demeure sourd et muet à cette proposition que certains jugeront peut-être modeste mais qui peut servir de levier pour prendre des mesures adaptées à la crise économique et sociale qui frappe douloureusement et durablement de nombreuses familles châlonnaises.
Ce mutisme de la part du premier magistrat de la Ville est inquiétant, il confirme cependant que celui-ci n’a pas pris la véritable mesure de cette crise et qu‘il a une écoute très relative des problèmes locaux qui lui sont rapportés quotidiennement notamment par des salariés du secteur privé (Grantil, Henkel….) ou du secteur public (Centre hospitalier de Châlons…).
Il ne suffit pas de recevoir ces salariés dans son bureau et de transmettre une missive au Préfet.
Il s’agit avant tout d’être présent sur « le terrain » et d’élaborer un véritable plan social d’urgence avec les outils et les moyens dont nous disposons en les mutualisant avec d’autres entités publiques.
Le véritable enjeu de cette démarche c’est de maintenir la cohésion sociale du vivre ensemble à Châlons et de construire un véritable « compagnonnage » de lutte, de défense et de valorisation de la condition humaine au 21è siècle!
Alors, j’invite les châlonnais à se manifester auprès de lui pour l’interpeller sur le sujet, lui demander d’agir socialement et donc de soutenir notre initiative.
Le nombre de foyers surendettés explose (journal le Figaro)
Selon le dernier bilan des commissions de surendettement, le nombre de dossiers déposés à la Banque de France a dépassé deux fois la barre des 20.000 ménages cette année.
Une situation inquiétante. En mars, 21.747 dossiers de surendettement ont été déposés à la Banque de France, soit une progression de 30% par rapport à mars 2008 (16.684 dossiers), révèle lundi «Libération». La barre des 20.000 dossiers a également été franchie en février avec 20.225 dossiers déposés, contre 17.675 en février 2008 (+14%). Sur le premier trimestre 2009, les 58.188 dossiers déposés représentent une hausse de 16% par rapport à la même période l'année dernière. «Depuis quatre mois, cela s'est accéléré», constate Bernard Lefèvre qui siège pour l'UFC-Que choisir dans la commission de surendettement du Puy-de-Dôme. «Dans ma région, on ne voit pas encore de plans sociaux mais on assiste à des fins de contrats d'intérim ou à des plans de chômage partiels», poursuit-il. En 2008, 188.485 ménages ont déposé un dossier de surendettement. Parmi eux 33.00 ont été orientés vers un plan de rétablissement personnel (PRP), c'est-à-dire, un effacement des dettes avec la faillite civile… Pour lire la suite
8 millions de pauvres en France (Le Nouvel Observateur)
Environ 7,9 millions de personnes vivaient en dessous du seuil de pauvreté en France en 2006, soit 13,2% de la population, selon une étude de l'INSEE parue mercredi. En 2004, rappelle l'Institut national de la statistique et des études économiques, ce taux était de 11,7%, soit près de sept millions de personnes.
L'INSEE rappelle qu'en 2006, une personne vivant seule était qualifiée de pauvre quand son revenu disponible était inférieur à 880 euros par mois et à 1.320 euros pour un couple sans enfant.
Près d'un tiers des personnes vivant au sein d'une famille monoparentale (30,3%) étaient confrontées à la pauvreté, soit une proportion 2,3 fois plus importante que dans l'ensemble de la population. Cela représentait plus de 1,6 million de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. A noter que les familles monoparentales sont le plus souvent constituées d'une mère et de ses enfants (85% des cas). A l'inverse, les ménages les moins touchés par la pauvreté étaient les couples sans enfant : seuls 6,4% des personnes en couple sans enfant étaient dans ce cas. Pour lire la suite
16:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, social, observatoire de la prévention sociale, plan de relance
10.12.2008
Colloque sur le Revenu de Solidarité Active à Reims le 2 décembre
Le journal économique Matot-Braine rend compte de l'intervention de Martin Hirsh présent à ce colloque et de ses réponses aux présidents d'associations oeuvrant pour l'insertion. Le journaliste Philippe Demoor donne également les résultats concernant l'expérimentation du RSA sur le territoire de la commission locale d'insertion de Châlons-en-Champagne.
Les deux articles qui suivent sont parus dans le numéro 7267 de Matot Braine (semaine du 8 au 14 décembre) et publiés sur le site: http://www.forumeco.com/
Martin Hirsch, Haut Commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, était présent à Reims mardi 2 décembre à l’occasion d’un colloque sur le Revenu de Solidarité Active.
René-Paul Savary, président de la commission Insertion de l’assemblée des départements de France, a accueilli Martin Hirsch, Haut Commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, à l’occasion du colloque " Du RMI au RSA : pour quelles insertions ?" , mardi 2 décembre au Centre des Congrès de Reims. Le président du Conseil général s’est félicité « du rôle majeur des départements dans l’insertion», notamment de celui de la Marne qui expérimente le Revenu de Solidarité Active (RSA) depuis un an. Pour l’ancien président d’Emmaüs France, le RSA s’inscrit dans la continuité du RMI qui célèbre ses 20 ans. « Il est acquis qu’il faut un revenu minimum », une idée qui est confirmée« au niveau de l’Europe». D’un autre côté, le RSA est « un changement fondamental en mettant en oeuvre une cohésion entre les prestations sociales et les revenus du travail. Solidarité active signifique qu’un bénéficiaire ne doit pas perdre d’argent en reprenant du travail», explique Martin Hirsch. La mise en place de ce dispositif doit s’effectuer en juin 2009 par un partenariat entre les Conseil général, CAF, Pôle emploi, CCAS et l’Etat. « Au niveau national, les têtes de ces réseaux se rencontrent régulièrement, nous voulons la même chose au niveau local.On a fait une loi qui pose des principes forts mais qui laisse une marge de manoeuvre large. Alors, si vous avez perdu le contact avec les RMIstes ou si vous ne travaillez pas avec les autres structures,profitez-en pour vous secouer », lance Martin Hirsch.
3 MILLIONS DE PERSONNES
Le RSA a pour vocation d’encourager le travail et faciliter le retour à l’emploi. « Trois fois plus de bénéficiaires qu’actuellement avec le RMI (1 million de personnes en France) devraient en profiter car cela comprend aussi les travailleurs pauvres et les salariés modestes », annonce le Haut Commissaire. L’objectif est donc bien de faire gagner de l’argent aux bénéficiaires. « 110 euros en plus par mois en moyenne, c’est un changement important pour un travailleur», ajoute-t-il. Et, à la question des droits sociaux éventuellement perdus, Martin Hirsch répond immédiatement que « le RSA n’entre pas dans la base de ressources des aides au logement ou de la CMU (couverture maladie universelle) ». Il réfute tout autant la qualification de politique de bas revenus généralisés. « Vous trouvez qu’il y a une politique de hauts revenus actuellement. La démarche est neutre pour l’employeur, on ne fait pas baisser le coût du travailleur, il ne fera pas d’économies. On a vu dans 33 départements que le RSA ne précarise pas ». Enfin, le RSA dispose-t-il du moyen de ses ambitions ? « J’ai toujours dit qu’on serait plus à l’aise avec près de 3 milliards plutôt qu’ 1,5.La différence de moyens entraîne une baisse du barème prévu : au lieu d’avoir 70 % de son salaire en plus de l’allocation, le bénéficiaire a 62 %. Mais cela reste une redistribution directe de 1,5 milliard, la dernière aide importante était la CMU», se satisfait Martin Hirsch.
Philippe Demoor
Dans la Marne, les bénéficiaires du RSA ont un revenu supplémentaire de 167 euros en moyenne
Le Département est l’un des pionniers qui expérimente le RSA depuis un an. 135 personnes ont bénéficié d’un accompagnement professionnel renforcé.
« Les départements peuvent agir pour tirer les bénéficiaires vers le haut », estime René-Paul Savary, président du Conseil général de la Marne. Le Département s’est donc logiquement porté candidat pour tester le RSA. Les objectifs fixés par l’expérimentation du RSA dans la Marne sont :
- d’intéresser les publics concernés par une incitation financière mensuelle permettant d’augmenter les ressources d’un allocataire qui reprend une activité ;
- de simplifier les procédures pour les employeurs en les impliquant dans le projet et en leur permettant de moduler les temps de travail du salarié de 9 à 35 heures ;
- de tendre vers un contrat unique en simplifiant les contrats aidés ;
- d’installer une coordination permanente des partenaires et d'évaluer le dispositif.
Sur ce dernier point, un premier bilan peut être effectué, un an après le lancement de l’opération. En tout, ce sont 135 personnes qui ont bénéficié d’un accompagnement professionnel personnalisé (71 femmes et 64 hommes). Le territoire expérimentateur était celui de la commission locale d’insertion de Châlons-en-Champagne couvrant 72 communes au sein de 7 cantons, avec celui de la CLI de Vitry-le-François comme témoin. Sur ces 135 personnes, 57 perçoivent aujourd’hui l’allocation RSA, ce qui leur apporte un revenu supplémentaire mensuel de 167 euros en moyenne. 43% des contrats de travail sont des contrats aidés (durée moyenne de 26 heures), avec pour principaux employeurs des associations châlonnaises proposant des chantiers d’insertion. Tandis que 56 entreprises du secteur marchand ont participé à l’insertion (41,5% des contrats). Par ce biais, 19 personnes ont été recrutées en CDI, dont 10 à temps complet. 14 ont eu des CDD, dont 7 pour des durées supérieures à six mois. Enfin, 7 effectuent des missions intérimaires, dont 4 pour plus de six mois à temps plein.
Il ressort de cette période test que le dispositif s’avère plus favorable en termes financiers pour les personnes travaillant à temps partiel, même si le renforcement de l’accompagnement apparaît impératif pour aider ces personnes à compléter leur activité professionnelle.
Philippe Demoor
19:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : social, rsa








