16.12.2009

De l'éthique en communication politique

robot méchant.jpgPar Marie-Pierre BARRIERE

Formidable spectacle encore que celui du dernier conseil municipal de Châlons en Champagne qui se tenait jeudi 10 décembre! Heureusement, j'ai pu effectuer aujourd'hui, une visite moins politique de l'Hôtel de ville, à cheminer le long des vitrines de jouets, à me remémorer mes jeunes années, entre les Schtroumfs et Les Maîtres de l'Univers... Merci pour cette exposition qui emplit de nostalgie les yeux des parents et d'envie ceux des enfants, nous préparant à célébrer notre premier Noël du coeur de crise...

Argumenter par le mépris

Il fallait cela pour dépasser le traumatisme et oublier le simulacre de démocratie auquel j'ai assisté jeudi soir en cette même place. Et en même temps... dans la salle du conseil, l'écran sur lequel on avait présenté le budget prévisionnel servait à recevoir les images d'un épisode de Goldorak dans lequel la lune étant rouge, les forces de Véga attaquent le valeureux robot protecteur d'Actarus... C'est tentant et je suis sur le point de céder...

Mais non! Je ne développerai pas ici de métaphore méprisante, car s'il est bien une leçon que je retiens du conseil de jeudi dernier, c'est celle de la nocivité de l'usage du mépris dans la relation politique entre majorité et opposition. Je me suis promis, que si un jour, j'étais à la place des conseillers majoritaires, je ne ferais jamais montre du même écrasant mépris que celui avec lequel on considère à Châlons les critiques et propositions de l'opposition. Et je commence aujourd'hui tout en reconnaissant l'impossibilité d'une communication saine de l'opposition à Châlons en Champagne puisque l'installation forcée du rapport de force sur le plan rhétorique au cours des réunions délibératives incite  les conseillers municipaux d'opposition au maniement des petites phrases et des saillies mesquines... On peut regretter à ce titre que les conseillers majoritaires ne sachent plus, à cause du profond dérèglement de l'échange, établir la ligne de partage entre l'expression d'une conviction et la démarche politicienne. Il était facile en effet, à Mme Schajer de tacler Alain Goze sur la forme pour ne pas répondre sur le fond lorsqu'il a évoqué les principes démocratiques et sociaux de l'éducation populaire. "Ah! vous parlez beau!": le recours à l'argument facile et méprisant en rhétorique est aussi l'aveu d'une insuffisance théorique...

Argumenter par l'imprécision

Le scoop de ce conseil municipal de vote du budget a concerné sans conteste le loyer du futur Parc des Expos. Nous avons appris en effet qu'il passait de 2,8 à 2,3 millions d'euros sans autre explication que celle qui consiste à dire qu'on ne peut pas donner d'explication parce que c'est compliqué de prévoir... 500 000 euros, ce n'est pas rien tout de même! Ce nouveau dossier, comme de bien entendu, n'a pas été présenté au conseil municipal et c'est sur la bonne foi de ceux qui savent et qui maîtrisent le sujet que les conseillers se fondent. M. Bourg-Broc nous a annoncé en grand Strateger (oups!) maître du suspense, que l'étude du conseil général concernant le Parc allait nous surprendre... Ne l'est-il pas lui-même? Comment financera-t-il un Parc de 12000 places alors que celui de 7000 fait déjà l'objet d'une sérieuse baisse de loyer? Quel beau cadeau de Noël à la ville de Châlons de la part de la société consultée pour l'étude!

Nous avons répété nos critiques, puisque la pédagogie consiste à redire sans se lasser et on nous a renvoyés à une définition très philosophiquement discutable de l'optimisme. Il n'est pas notre fort, nous le savons bien, à force de nous l'entendre dire... Et pourtant... Il va falloir songer à chercher d'autres ressources argumentaires.

Argumenter par l'erreur

Optimisme? Soyons honnêtes! L'optimisme comme argument rhétorique a du mal à passer la barre des minuits...

A minuit, après 5 heures de conseil, sont enfin soumises les deux délibérations concernant la municipalisation des centres sociaux. Nous joindrons à ce compte-rendu la copie des réflexions des directeurs et présidents des deux centres-sociaux qui prospèrent et ne souhaitent pas être municipalisés. Nous rendrons également hommage à Alain Goze qui a défendu avec brio et conviction, pétri qu'il est de son expérience d'éducation populaire, le maintien en structure associative des deux CSC.

Et nous finirons en interrogeant la notion d'optimisme revendiquée par la majorité à l'aune de ses pratiques réelles: M. le maire de Châlons en Champagne se targue et avec lui, M. Morand qui a ardemment pris la défense du premier magistrat jeudi dernier, comme s'il passait à chaque conseil son grand oral de validation de compétences... de faire preuve d'une foi en l'avenir à déplacer les montagnes et à ériger les paquebots en pyramides...

Mais leur optimisme débonaire s'effondre lorsqu'il s'agit d'avoir foi en l'homme. L'enjeu de la municipalisation des centres sociaux est bien celui-ci en effet: quid de la responsabilité du citoyen, quid de l'audace d'espérer l'engagement du châlonnais pour un meilleur vivre-ensemble? Entre l'optimisme économique d'un autre siècle et l'optimisme humaniste qui place l'homme au centre du processus décisionnel, apparemment, M. Bourg-Broc et Morand, Mme Shajer ont fait leur choix et l'assument... C'est un choix UMP hélas et les journaux, de la réforme des collectivités territoriales non financée et centralisatrice au grand emprunt de saupoudrage et centralisateur, sont pleins de ces choix inconséquents qui déresponsabilisent le citoyen et ne l'incitent aucunement à chercher sa place dans la vie publique.

Note des centres sociaux sur les deux projets de délibérations sur les CSC présentés au CM du 10 décembre 2009.doc

04.05.2009

Un plan de relance local inadapté, au parfum de coup médiatique !

image fumée.jpgPar Alain Goze, conseiller municipal, La Nouvelle Force pour Châlons

 

 

Comme il nous l’avait annoncé lors du dernier conseil municipal BBB a présenté lors d’un conseil exceptionnel la semaine dernière son plan de relance local.

Lors de la présentation de ce plan de relance il a beaucoup insisté sur sa volonté d’apporter à  l’ensemble de nos concitoyens « des signes forts » en faisant un effort particulier pour accélérer les investissements publics afin de soutenir l’économie locale.

Comme je l’avais exprimé lors de l’annonce de son projet au mois de mars dernier,  la démarche ne peut-être recevable qu'à condition qu’elle soit globale et qu’elle intègre à la fois un volet économique par l’investissement mais également un volet social par des mesures adaptées à la crise économique et sociale que nous devons affronter.

Le plan de relance local élaboré par BBB et son équipe municipale et qui a donc fait l’objet d’une délibération de notre conseil municipal m’amène à exprimer une très grande déception, une profonde inquiétude et une certaine révolte tant il est en décalage avec les réalités de la crise, de ses effets et de ses conséquences dans la vie locale.

Une grande déception car ce plan n’a rien d’exceptionnel, il ne propose pas d’orientations prospectives structurantes en terme d’investissements qui pourraient réellement soutenir l’activité économique et stimuler l’emploi et ne développe pas de programmation pluriannuelle sur la durée du mandat

Il s’appuie sur des propositions  d’investissement qui ne sont que des projets ordinaires dont le financement était déjà prévu pour certains dans le budget d’investissement de l’année 2009 à partir des  décisions modificatives budgétaires qui interviennent chaque année au mois de juin dès que l’on a affecté le résultat bénéficiaire du compte administratif de l’année précédente (restructuration école Lapie/Verbeau – réfections : trottoir et voirie – clôtures d’écoles…)

Une profonde inquiétude car si certains retiennent le montant de 1 498 000€ du plan de relance en mesures dites nouvelles, il faut savoir que chaque année nous n’arrivons pas à réaliser l’intégralité de notre budget d’investissement.

Nous réalisons en moyenne 70% du budget et nous reportons régulièrement entre 7 à 8 millions d’euros de travaux non réalisés sur l’exercice budgétaire à venir.

Ce qui signifie que l’objectif d’apporter un surplus d’activités économiques comme cela a été annoncé par BBB aux entreprises locales est voué dès le départ à l’échec.

En effet, avant de leurs apporter des travaux supplémentaires encore faut-il que l’on arrive à réaliser ceux déjà programmés.

Le véritable plan de relance consiste peut-être tout simplement sur le volet économique à se fixer comme objectif pour 2009 et les années à venir de réaliser 90% de notre budget d’investissement cela me semble beaucoup plus réaliste et plus approprié à la situation.

Un rapide calcul montre que l’augmentation de 20% de la « productivité » de notre gestion des investissements représente financièrement environ 1 600 000€ soit plus que ce qui est prévu par le plan de relance local.

Une certaine révolte car BBB se refuse à intégrer dans son plan de relance un volet social, un refus qui se manifeste par un « mutisme » absolu.

Lors de ce conseil municipal exceptionnel, j’ai rappelé à BBB que depuis le mois de novembre, je lui demandais effectivement que notre collectivité locale travaille sur l’élaboration d’un plan d’urgence sociale pour amortir les effets de la crise économique et sociale qui allait frapper fortement et durablement un très grand nombre de châlonnais et pas seulement les exclus et ceux qui vivent dans la précarité mais également des familles aux revenus modestes.

J’ai réitéré ma demande de créer immédiatement un observatoire de prévention sociale pour mesurer avec les partenaires concernés l’évolution du chômage, l’endettement des familles, les impayés des factures d’eau, de gaz, d’électricité, des loyers, l’augmentation des licenciements et des faillites d’entreprises afin de proposer des mesures exceptionnelles comme la mise en place de moratoires pour différer des paiements afin d’aider les familles en difficultés.

A chaque fois BBB a fait semblant de ne rien entendre. Il a refusé de me répondre, d’expliquer pourquoi il ne souhaitait pas proposer un volet social aux châlonnais alors que je lui rappelais que le Président de la République avait intégré certes après une pression sociale et syndicale forte, un volet social à son plan de relance économique national.

Il faut aussi souligner que ce mutisme était partagé par l’ensemble des élus de la majorité et du député  B.Apparu, si prompt à réagir dans les médias au plan national et d’une discrétion absolue au plan local.

Au début du conseil municipal, en présentant le plan de relance local  BBB a fait  référence au contexte de « sinistrose »  dans lequel nous vivons la crise économique et sociale,  amplifié par les médias et les « déclinologues ».

Il a enjolivé son discours, emporté par une « fougue filmographique » soudaine, par cette phrase de Michel Audiard  extraite du film les Barbouzes : « La vérité n’est jamais amusante à dire sinon tout le monde la dirait »

La vérité qui n’est pas « amusante à dire » et qui  provoque en moi  colère et indignation je n’hésite pas à la formuler,  BBB « surfe » sur la crise économique et sociale et prend comme support un soi-disant plan de relance local pour réaliser « un nouveau coup médiatique ».

Sa  démarche est une opération de communication qui vise à montrer que Châlons-en-Champagne après avoir lancé son Grenelle Local de l’Environnement est un bon élève pour relayer les initiatives du Président de la République.

L’objectif inavoué est de permettre à BBB de réussir sa promotion politique pour les prochaines échéances sénatoriales et à B.Apparu « son petit député » de gravir les échelons de l’appareil politique de l’UMP.

Si la vérité était autre alors BBB aurait accepté tout naturellement la  proposition que j’ai faite lors du conseil municipal exceptionnel :

-    au plan social d’annuler les augmentations des tarifs municipaux de la restauration scolaire (+ 5%) et des centres de loisirs (+ 3,5%) pour l’année 2009
-    au plan économique de revoir le programme « pharaonique » du Parc des Expositions qui pèsera 9 points d’impôts dans le budget de fonctionnement de la collectivité locale à terme.

Accepter ces propositions simples et de bon sens aurait été perçu  par les châlonnais comme de véritables « gestes forts et significatifs »,  face à la gravité de la crise et de ses conséquences au plan local en terme de pertes d’emplois, de déclin économique et démographique, de déstructuration des liens sociaux.

Une crise économique et sociale qui est une crise mondiale mais qui est aussi véritable crise structurelle de notre société.

 

05.02.2009

« C’est ma parole contre la vôtre »

dispute.jpgPar Martine THIBERT

Ainsi s’est achevé l’échange verbal plus que virulent qui a opposé Alain GOZE (La Nouvelle Force) à Madame SHAJER (Majorité municipale) lors du conseil municipal du 29 janvier dernier..

La délibération en cause portait sur l’attribution des subventions en 2009.

Alain GOZE est intervenu, parmi bien d’autres questionnements, au sujet des nouveaux critères d’attribution des subventions pour les Centres Sociaux et Culturels, dossier sensible qui conditionne l’avenir des relations contractuelles triparties avec la Ville et la CAF.
Pourquoi la Ville d’une façon unilatérale et sans que la CAF soit informée a-t-elle modifié la dernière année de la convention triennale ?
La règle d’attribution instaurée depuis deux ans, qui reposait sur la professionnalisation des équipes – les horaires d’ouvertures – la territorialité, a subitement fait place pour 2009 à un critère unique de territorialité et seulement sur les territoires ZUS !
Cette décision s’apparente à une rupture de contrat, et pose deux problèmes de fond à savoir : le rôle et la fonction de ce type d’équipement dont la vocation est de s’adresser à tous les publics et la conception du partenariat puisque les centres sociaux se sont vus imposer cette nouvelle règle d’attribution.

Réponse de Madame SHAJER :
«Concernant ces nouveaux critères, ils ont été établis en toute transparence, en parfaite collaboration avec les CSC, et acceptés par ces derniers avec qui les relations sont très bonnes. Avec la CAF il n’y a aucun problème »

Alain GOZE, scandalisé par les propos de Madame SHAJER, redemande la parole, et assure, « preuves à l’appui », que ces affirmations sont inexactes, que la collaboration avec les CSC a été inexistante dans cette décision de modification de critère, qu’elle leur est imposée…

Madame SHAJER, toujours sûre d’elle, continue à soutenir le contraire, traitant presque son interlocuteur de menteur …

Monsieur le Maire est alors obligé d’intervenir afin de faire cesser l’échange verbal qui est monté crescendo en puissance sonore.

Alain GOZE clôt le débat en proposant à Madame SHAJER une rencontre au cours de laquelle il lui prouvera qu’il a raison… et par conséquent qu’elle à tort !
« C’est ma parole contre la vôtre »…

 

19.12.2008

"Ca fait huit ans que ça dure..."

image calendrier.jpgpar Marie-Pierre BARRIERE

C’est ainsi qu’un aimable conseiller municipal de la majorité s’est permis d’apostropher Alain Goze hier au terme de son intervention critique sur le budget 2009 présenté en conseil municipal de la ville de Châlons-en-Champagne.

Cela fait 8 ans que ça dure ! Mais quoi donc ? Il voulait sans doute parler des tentatives de créer le débat démocratique dont n’importe quelle collectivité a besoin pour être correctement administrée… Il voulait sans doute évoquer la qualité des propositions que M. Goze, si l’on exclut un petit côté « donneur de leçon » qui peut, on le comprend, agacer, formule pour orienter la politique urbaine de notre cité… Il voulait encore plus saluer hier la ténacité de tous ceux qui ont le courage de s’opposer à partir de 22h30 le soir, à une proposition de budget qui n’a pas été modifiée d’un pouce depuis le débat d’orientation budgétaire, d’il y a quinze jours, malgré les propositions ou critiques de l’opposition…

En réalité, je crains que ce conseiller municipal, extrêmement au fait des règles de la démocratie et de la tolérance, voire même du respect humain, n’ait simplement tenu à exprimer par ces mots qu’Alain Goze l’empêchant de rejoindre au plus vite son domicile et même son lit douillet, le faisait remarquablement  bouillir avec ses considérations hors de propos.

Hors de propos la suggestion de se préoccuper de l’avenir de Châlons comme capitale administrative et d’anticiper les besoins qui pourraient se poser pour accueillir les services déconcentrés de l’Etat, qui, si les perspectives se confirment devraient requérir prochainement la mise à disposition de bâtiments et de bureaux.

Hors de propos l’étonnante proposition de capitaliser et d’épargner pour pouvoir envisager sans devoir emprunter la réalisation d’infrastructures importantes comme celle du Parc des Expositions.

Hors de propos le rappel que le développement durable non budgété confirme la triste réalité d’un Grenelle de l’environnement de façade.

Hors de propos de réclamer une programmation pluriannuelle des investissements de la ville pour pouvoir mesurer les ambitions de son développement et éviter une gestion à la sauvette et sans perspectives qui  hypothèque considérablement l’avenir de notre cité.

Cette gestion sans souffle, nous en avons encore eu une éclatante démonstration hier soir au travers du vote du très ambitieux (« pharaonique » étant jugé impropre par le maître es lettres qui a voix exclusive au chapitre en ces lieux) Parc des Expositions : 7000 places pour une ville qui va perdre l’an prochain encore 1500 habitants, 42 millions d’euros qui ne seront pas dépassés grâce au « magique » PPP (compte-rendu à suivre sur ce sujet !).

Et pourtant la majorité revendique ses ambitions, reprochant à l’opposition sa « frilosité », son « pessimisme », sa « résignation ». Dans la bouche de M. Lebas : « Si on attend d’avoir toutes les réponses aux questions pour commencer les projets, on ne fait rien ! ». Et dans celle de M. Peltier la reproche de sa vision négative de la ville à M. Goze qui manque décidément de volontarisme... Il est vrai que le pessimisme est une attitude absolument irresponsable dans un monde frappé de plein fouet par une crise économique sans précédent, tandis que les salariés de Henkel tremblent et que les chiffres du chômage explosent les plafonds.

« Si nous disions que nous allions réduire la voilure de ce Parc, serait-ce un bon signal pour l’activité économique de la Région et de son développement ? », interroge BBB. Il est bienvenu ce Parc des Expos qu’Alain Goze nomme « paquebot de luxe » et dont « la voilure » invite au voyage, bienvenu pour créer de l’oubli, donner du pain, des jeux et du rêve aux châlonnais touchés par la baisse du pouvoir d’achat. Que l’on mise sur la foule des investisseurs se précipitant à Châlons dès l’ouverture pour organiser des salons lucratifs en grande quantité et sur les importantes créations d’emplois générées par le rayonnement de notre cité catalaunienne auréolée de son Parc, sans par ailleurs et en amont favoriser par une démarche efficace l’installation d’entreprises dans la région de Châlons, nous paraît tenir plus de l’attente du miracle que d’un volontarisme traduit en actes.

Et oui Monsieur le conseiller agacé, ça fait bien plus longtemps que 8 ans que ça dure le meilleur des mondes selon BBB à Châlons, bientôt 14 en fait ! 14 ans de « Tout va très bien Mme la marquise », de sourires pontifiants, d'unanimité compassée et de regards condescendants sur l’opposition qu’on foule du pied. 14 ans de déclin et 6 encore pour nous léguer à nous et à nos enfants qui n'en ont pas besoin, le cadeau sublime du Parc des Expos dont on imagine fort bien le futur patronyme…

Mais rassurons-nous, selon M. Lebas, par l’effet conjugué de la variation de l’unité monétaire et de celle du budget, nous n’aurons plus que 500 000 euros par an de loyer (contre 2,2 millions à la fin des travaux, j’avoue qu’ayant interrompu trop mes études d’économie, la subtilité du calcul m’échappe) à payer en 2042 quand Châlons sera devenu un désert (pas trop froid on espère si on tient jusque là) !

Ah! Je suis prise en flagrant délit de pessimisme! Et pourtant, je ne suis pas socialiste, ni de gauche, juste jeune et inquiète...