22.11.2009

On ne cherche pas toujours les bisounours au bon endroit… ou Dans quel monde vit donc Bruno Bourg-Broc ?

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par Marie-Pierre BARRIERE

 

Ca y est la réponse du berger est parvenue à la bergère ! Notre travail en profondeur pour tirer du dossier du Parc tout l’argumentaire fondé et sérieux qui permet de contrer le projet en prouvant son inanité et sa démesure ; les chiffres proposés, vérifiés, les rencontres des partenaires associés : UCIA, conseil général, conseil communautaire, l’épluchage du dossier et la mémoire de la façon dont le processus décisionnel a été conclu de façon tout à fait précipitée, notre revendication de démocratie participative, c'est-à-dire d’une consultation des citoyens et des experts locaux au vu et au su de l’ensemble des habitants de Châlons, notre souci de développement durable, c'est-à-dire la nécessité de réinclure dans le dossier le volet protection environnementale qui en a été ôté par souci d’économies de bout de chandelle… Tout cela a été balayé jeudi soir en conseil municipal par l’utilisation cinglante d’un néologisme redoutable de mépris: nous ne sommes que de piètres « déprimologues » ! Quelle sollicitude ! Il y avait longtemps qu’on ne s’était pas inquiété en conseil municipal de la dépression chronique d’Alain Goze, six mois peut-être ?


Quelle honte ! A notre souci de précision, à notre extrême prudence dans la formule, on rétorque par la caricature ! Mais dans quel monde merveilleux vit donc M. Bourg-Broc ? N’a-t-il pas eu connaissance des 40% de familles supplémentaires réclamant de l’aide auprès des services du Secours Catholique depuis septembre ? N’est-il pas au courant que la France traverse une période de crise aigüe, qu’un certain nombre de nos concitoyens souffrent et peinent à vivre financièrement ? Evidemment il l'ignore puisque notre sollicitation plusieurs fois répétée de créer à Châlons un Observatoire de la Prévention Sociale pour surveiller l'évolution de la précarité, ne s'est heurtée qu'à son silence, prouvant au passage, le peu de cas qu'il fait des idées des autres. Ignore-t-il le montant de la dette publique française et de l’ardoise qu’il contribue à gonfler au même titre que ses collègues parlementaires en votant chaque année depuis si longtemps des budgets en déficit.? Ne sait-il pas que dans 26 jours débute le sommet de Copenhague qui doit décider de l’avenir climatique de notre humanité ? Et M. Bourg-Broc voudrait que nous ayons le sourire ? Que nous nous tenions devant lui dans un optimisme béat qui l’autorise à toutes les démesures ? « Osons ! », dit-il. Sait-il bien que les citoyens ne sont plus des petits enfants que l’on dupe en les adjurant à la confiance ? Connaît-il les mots de participation, de référendum, de débat public, de responsabilité citoyenne, de démocratie locale ?


Croit-il qu’un chèque en blanc pour construire un gigantesque Parc des Expo peut rendre le moral aux châlonnais métamorphosés par la simple satisfaction de pouvoir compter dans leur patrimoine ce chef d’œuvre architectural ? On nous parle de développement économique lié à l’investissement et nous le croyons mais si la seule émergence d’une telle structure suffisait à faire refleurir l’économie locale et à inverser la perte démographique, en dehors de toute réflexion d’envergure sur l’aménagement global du territoire qui ne se limite pas à Châlons, ni à son agglomération, ça se saurait ! … Au contraire : M. Bourg-Broc persiste à faire cavalier seul, à foncer sans concerter, sans tenir compte des avis éclairés qu’il balaye d’un revers de qualificatif cinglant, sans même permettre le débat en conseil communautaire, alors qu’il sait pertinemment que son projet va demander de gros efforts financiers à la CAC ! Comment envisage-t-il la coordination sur le territoire marnais de la programmation des différentes salles de spectacle ? A quel moment travaille-t-il sur des projets de territoire en dehors de la recherche de financement de « son paquebot » ? A quel moment joue-t-il la carte de la mutualisation à la place de celle de l’arbitraire de la décision ? Car enfin, M. Bourg-Broc nous affirme que personne n’a été pris en traitre sur ce dossier : tout est connu depuis mars 2008 et les chalonnais ont été sollicités par téléphone… De qui se moque-t-il ? Les dossiers importants ne sont jamais traités en commissions municipales et présentés au conseil à partir de 22h pour limiter les temps et les possibilités de débat, les consultations se limitent à l’enquête téléphonique (On apprend ainsi dans l’Union que « 37 % des 4 500 Châlonnais sondés à l'époque souhaitaient prioritairement un nouveau parc avec salle de spectacles »… !!! Et que souhaitaient donc les 63 % restants ?)


Nous avons retrouvé les bisounours, ils sont toujours pleins de couleurs et dopés aux anxiolytiques. Nous croyons même savoir que ce sont eux qui répondent aux enquêtes téléphoniques de M. Bourg-Broc qui vit avec eux dans le monde merveilleux où, ensemble tout est possible, à condition de n’écouter personne !

 

Lien sur l'Article de l'Union paru le 19/11/09 récapitulant nos principaux arguments sur ce dossier.

20.11.2009

La Nouvelle Force mobilisée à la foire de la Saint Martin dimanche 15 novembre

St Martin 003.jpgpar Marie-Pierre BARRIERE

 

L'association la Nouvelle Force a tenu un stand toute la journée Boulevard du Maréchal Leclerc durant la foire de la Saint Martin. Le montage du stand, une aventure apparemment pitoresque pour les plus matinaux qui ont pu bricoler à loisir... Il s'agissait de fixer au mieux les trois couleurs de notre association qui, nous le rappelons fédère des membres de sensibilités différentes: rose, orange et verte! Trois couleurs vives et associées pour plus de convivialité et de créativité!

Cette manifestation fut l'occasion de nous faire mieux connaître des châlonnais avec qui nous avons eu de bons contacts grâce à l'énergie de nos clémentines et aux sourires provoqués par nos bonbons... Mais nous souhaitions surtout diffuser notre dépliant concernant le projet municipal de Parc des Exposition. A l'évidence notre mobilisation sur ce dossier rencontre un certain écho auprès de châlonnais. De nombreuses personnes le matin ont réagi en s'arrrêtant sur notre stand. En règle générale les gens sont dubitatifs, voire en colère: le projet est trop ambitieux et et son impact fiscal sera considérable. Notre campagne de distribution de dépliants dans les boîtes aux lettres avait manifestement permis à certains de réfléchir à la question...

Nous remercions MM. Bourg-Broc et Devaux d'être gentiment venus nous saluer et les encourageons à s'intéresser de près à toutes les réflexions et à l'expertise que peut apporter notre association: nous leur rappelons que notre projet d'opposition était de nous montrer constructifs et pour cela, de faire des propositions et de travailler dans l'intérêt des châlonnais. Dans le prolongement de nos campagnes d'information auprès des habitants des quartiers, des conseillers municipaux et communautaires, nous prévoyons la tenue d'un débat public le 15 janvier prochain à la Salle Pelloutier. Tous les châlonnais y sont d'ores et déjà invités pour débattre de l'opportunité et de la réalisation du futur Parc des Expositions.

La démocratie participative est en marche à Châlons! Nous y tenons! Au passage, nous  sollicitons toutes les bonnes volontés de quelques bords qu'elles soient pour qu'elles nous rejoignent dans ce combat.

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03.10.2009

La Nouvelle Force s’engage sur le dossier du Parc des Expositions

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"Savoir s'arrêter devant l'incompréhensible est la suprême sagesse." Tchouang-Tseu

 

 

 

Bruno Bourg-Broc s'est mis en tête de réaliser une grande oeuvre, SON oeuvre, pour la ville de Châlons. Depuis le début de la réflexion sur ce projet, nous nous opposons à lui pour plusieurs raisons qu'il est temps de synthétiser.

 

Ce que nous reprochons à la conception du projet actuel

1) Le nouveau parc sera plus grand qu’un Zénith

Le projet prévoit une salle de 7000 places debout pour 3000 assises. Lorsqu’on sait que ce qui est programmé pour le Zénith de Reims, ce sont 2000 places assises… on se demande ce qui justifie une telle démesure à Châlons.

Le projet prévoit également que la superficie de la salle couverte passe de 17000 m2 à 20 000 m2  alors que les 17 000 m2 ne sont aujourd’hui totalement utilisés que pendant la foire…

De plus, on sait d’après le cahier des charges que ce Parc alors même qu’il est si vaste ne pourra pas accueillir tout type de manifestations (pas de cinéma, pas de concerts symphoniques, pas de compétitions sportives)…

2) Et il ne sera pas durable

Et nous nous demandons ce qu’est devenu dans le projet le Grenelle local de l’environnement, ses propositions et ses bonnes résolutions.

Premièrement, le projet définitif ne comporte plus le volet « développement durable » qui était inscrit à l’origine au cahier des charges. On se targue en outre de bâtir un équipement que l’on dit « éco-responsable » sans avoir prévu de l’alimenter en énergie et en eau de façon durable (panneaux photovoltaïques, régulations thermiques, récupération des eaux par puits canadiens…).

Deuxièmement, ce projet important n’a pas été suffisamment intégré dans une perspective d’aménagement durable et global de notre ville, dans la gestion des équilibres du territoire. Le Parc doit assurer l’attractivité de Châlons, dit-on! Mais la ville perd des habitants et rien n’est prévu pour en repeupler le sud.

Enfin de nombreuses questions ne sont pas résolues dans le projet : l’aménagement des voieries, la gestion des flux de circulation, les nuisances pour le voisinage…

3) De plus, le mode de financement choisi (privé) rend plus cher l’équipement et plus coûteux les choix financiers et se traduira fatalement par une forte hausse des impôts locaux

Coût prévisionnel annoncé (TTC) .......................................... 50,0 M€

Financement public ................................... 29,8 M€

1. Ville de Châlons       ................................... 10,0 M€ (à emprunter)

2. Autres subventions   ................................... 19,8 M€

Financement privé ................................... 20,2 M€

1. PPP                         ................................... 12,0 M€

2. Remboursement de la TVA par l’Etat .............. 8,2 M€

Total financements public et privé .................... 50,0 M€


Loyer prévisionnel à payer par la ville durant trente ans ...................... 2,8 M€
soit +10  points d’impôts
Remboursement de l’emprunt de 10 M€ par an sur 30 ans ....................0,65M€
Soit +2,33 points d’impôts
Total annuel  .................................................................................... 3,45M€
Soit + 12,33 points d’impôts


Quelles seront donc les incidences d’une hausse de 12,33 % des impôts locaux (habitation et foncier)?


-    Si vous êtes locataire d’un F3 au Verbeau : vous paierez 49€ de plus par an sur 30 ans.
-    Si vous êtes propriétaire d’un F5 Rive-Gauche : vous paierez 117€ de plus par an sur 30 ans
-    Si vous êtes propriétaire d’une maison bourgeoise en centre ville : vous paierez 294€ de plus par an sur 30 ans

Dans les 3 cas, il n’est pas tenu compte dans le calcul de la revalorisation annuelle de l’assiette par l’état entre 1% et 2%

4) En outre pour confier la gestion du futur parc à un délégataire dans le cadre d’une délégation de service public (DSP), le maire manipule et dupe les châlonnais

Dans le cahier des charges de la DSP il prévoit :

-    pour la gestion: deux hypothèses

1)    soit le délégataire gère toutes  les activités ;
2)    soit le délégataire gère les activités sauf la foire exposition qui reste à l’UCIA.   

Nous n’y croyons pas ! Manipulation ! Jamais un délégataire n’acceptera de se priver d’une recette d’activité qui représentera les 2/3 de son budget.

-    pour la tarification de l'occupation de la salle

BBB prévoit dans le cahier des charges que la Ville fixera les tarifs.

Nous n’y croyons pas ! Tromperie ! Le délégataire demandera à la ville une compensation financière estimant qu’il perd de l’argent par rapport à des tarifs qui ne lui permettent pas d’assurer sa rentabilité. C’est un procédé bien connu et déjà en vigueur dans d’autres villes.

-    pour l’organisation des spectacles

BBB s’est engagé afin de percevoir la subvention du département à se rapprocher de Reims et d’Epernay pour la programmation des spectacles. Il a choisi le même programmiste pour le futur parc des expositions que celui du Millénium à Epernay qui génère des pertes financières d’exploitation importantes !

Conséquence : des déficits financiers à prévoir  que la ville devra « éponger »  par des subventions!
Si le projet se solde par une telle ardoise, qui d’autre que le contribuable devra débourser ?

5) Au final, ce projet n’est pas responsable

A l’heure où nous devons réfléchir à un nouveau modèle de consommation plus soutenable, on nous propose ici et sans réelle concertation les vieilles recettes qui ont fait leur temps: du show et de la démesure…
Quand nous aurons bien applaudi aux concerts géants dans une salle aux trois quarts vide, que restera-t-il comme temps d’applaudissement pour nos enfants?

 

Nous sommes POUR un nouveau parc des expositions

Ne nous accusons pas d’attentisme et de manque d’ambition! Il faut un nouveau parc des expositions à Châlons! Adapté à nos besoins, il sera un outil de développement du territoire. Mais nous l’avions fait remarquer lors de la présentation initiale du projet, la restructuration de l’ancien n’est pas une bonne idée. D’ailleurs l’architecte ne s’y est pas trompé puisqu’il détruit l’existant pour rebâtir à neuf... Sa reconstruction sur site sera génératrice de surcoûts et de retards inutiles.

Puisqu’on construit finalement un nouveau Parc des expositions, qu’est-ce qui empêche qu’on modifie radicalement le projet d’origine.

 

Nous avons un autre projet raisonnable, durable et responsable

Nous proposons de :

1) - redimensionner le parc pour économiser le montant qui permettra de le rendre durable ;

2) - le construire en périphérie de Châlons (aux Escarnotières, au Carrefour de la Lune ou sur l’emplacement de l’ancienne sucrerie) pour mieux gérer les flux de circulation et éviter les nuisances aux riverains ;

3) - récupérer l’emplacement actuel pour construire des logements et repeupler le sud de Châlons ;

4) - réaliser des travaux d’attente indispensables sur le parc actuel en attendant la fin de la construction du nouveau parc;

5) - renoncer au partenariat public privé, trop coûteux, et financer cet investissement par un emprunt sur 30 ans dont la charge annuelle permettra d'économiser plus d'un million d'€ sur le loyer de 2,8/an sur 30 ans actuellement prévu; en effet, si la ville empruntait sur 30 ans pour couvrir le PPP (12M), elle économiserait 2M€/an, soit l'équivalent de 7,14 points d'impôts. Elle aurait certes à sa charge l'entretien du parc et les réparations, mais leur coût annuel moyen ressort à 0,125M€/an dans le projet;

6) - confier la gestion du parc à une société d'économie mixte dans laquelle l'UCIA pourrait trouver sa place;

7) - intégrer la construction du Parc dans un projet de développement durable, global et ambitieux du territoire de Châlons et cesser de gérer à la petite semaine par promotion successive de gadgets!

 

Pour télécharger le tract sur le Projet Parc des Expos

19.02.2009

Le plan de relance économique ne bénéficiera pas à Châlons!

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Rappel : Le plan de relance se veut massif dans son volume d'intervention et rapide dans son exécution. Il représente un effort de soutien à l'activité de 26,5 milliards d'euros (soit 1,3 % du PIB), qui se répartit en trois postes principaux :

 

11,4 milliards d'euros seront remboursés aux entreprises pour desserrer les contraintes pesant sur leur trésorerie, dans le cadre des dispositions prises par la loi de finances rectificative pour 2008 ;

11,1 milliards d'euros concernent des interventions directes du budget de l'Etat. Les crédits seront ouverts par la loi de finances rectificative pour 2009 ;

Il s'agit en particulier du remboursement des créances au titre du crédit d'impôt recherche et du report en arrière de déficit, ainsi que de la mensualisation du remboursement des crédits de TVA.

4 milliards d'euros d'investissements supplémentaires seront réalisés par de grandes entreprises publiques, pour moderniser et développer les infrastructures ferroviaires, énergétiques et les services postaux.

Le plan de relance en France donne résolument la priorité à l'investissement, qui est un facteur durable de la vie économique. Il procure de l'activité, mais aussi de l'emploi, et permet de renforcer la compétitivité du pays. A la différence de l'Angleterre qui donne la priorité à la relance par la consommation et l'Allemagne qui fonde son plan de relance à la fois par l'investissement et par la consommation.

Il convient de préciser aussi que si le plan de relance économique en France représente 1,3% du PIB, chez nos principaux partenaires Européens il se situe plutôt à hauteur de 3% du PIB.

 

Pour la Marne :

le plan de relance économique représente 32,9 millions d'euros comme l'a titré le journal l'Union « Pour les routes et les vieilles pierres »

Pour Châlons-en-Champagne :

une enveloppe de 10 millions d'euros est prévue pour la création d'une unité supplémentaire pour malades difficiles à l' EPSDM et une partie de l'enveloppe à partager avec Reims et Charleville Mézières pour la rénovation du centre pénitentiaire.

 

Le plan de relance économique doit fédérer de nombreux acteurs

 

-          Les collectivités locales qui réalisent les trois quarts des investissements civils en France

-          L'Etat qui en réalité prévoit réellement d'investir 4 milliards d'euros, le reste faisant partie de collectifs budgétaires déjà programmés ou de retards de paiements dans le cadre des contrats Etat/Régions

-          Les Entreprises publiques qui se sont engagés pour une somme équivalente

 

LE PLAN DE RELANCE ECONOMIQUE :  1000 PROJETS

 

Le plan de relance concerne 1000 projets, répartis sur l'ensemble du territoire français, choisis pour leur capacité à démarrer immédiatement, à accélérer l'activité et favoriser l'embauche, avec un effet multiplicateur permettant d'entraîner d'autres investissements, réunissant ainsi les conditions d'un impact concret, massif et rapide pour une relance rapide et durable de l'économie.

 

La ville de Châlons-en-Champagne pouvait donc faire émarger un certain nombre de ses projets en cours de réalisation ou à réaliser dans les mois à venir.

 

Ce plan de relance économique représentait pour notre ville un vecteur à la fois économique, social et de communication extrêmement important pour tenter d'enrayer la spirale du déclin dans laquelle nous nous enfonçons depuis plusieurs années.

 

- Le tandem BBB/APPARU incapable de valoriser nos projets de développement de territoire

- CHALONS manque le rendez-vous des 1000 projets du plan de relance économique

 

Dans ce plan de relance il y a quatre grands champs d'actions au sein desquels nous pouvions valoriser nos projets (certains étant déjà financés par l'Etat)

 

  1. Infrastructures et Equipements civils avec notamment l'entretien du réseau routier et la modernisation des itinéraires  et réalisation d'équipements collectifs:

 

La 2ème tranche du périphérique  - La déviation de la RN444 (Chepy) - Restructuration du Parc des Expositions   RIEN !

 

  1. Enseignement supérieur, requalifier ou redynamiser des sites d'enseignement supérieur ou de recherches existants

 

L'ENSAM de Châlons pouvait émarger dans ce chapitre

 

  1. Patrimoine avec le soutien ou l'accélération aux projets du ministère de la Culture :

 

L'EGLISE Saint Alpin - Le Centre National des Arts du Cirque - l'Eglise Notre Dame en Vaux (Patrimoine de l'Unesco) - la cathédrale Saint Etienne -   RIEN !

 

-          rénovation des bâtiments publics de l'Etat, « un Etat exemplaire »

Châlons-en-Champagne capitale régionale administrative, rien n'est prévu pour la Cité Administrative « Tirlet » alors que des crédits sont affectés pour la rénovation de la Cité Administrative de Chaumont

 

  1. Dispositifs de soutien à l'investissement avec le volet rénovation urbaine

Les crédits de l'ANRU sont abondés. Est-ce que les travaux de restructuration de la Bidée/Orléans seront accélérés ? A-t-on redéposé le dossier de restructuration de la Vallée Saint Pierre ? RIEN, silence absolu sur ces dossiers.

Dans le domaine de la solidarité une enveloppe budgétaire est prévue pour les centres d'accueil d'hébergement et l'aide alimentaire, que fait Châlons et le CCAS ? RIEN silence absolu !

 

Crise Economique et Sociale le tandem BBB/APPARU joue la grande muette !

 

La crise économique et sociale frappe lourdement et vraisemblablement durablement la France. D'ores et déjà, le nombre de chômeurs et de Rmistes augmente et tous les jours la liste s'allonge des entreprises qui rencontrent de sérieuses difficultés. Aucun secteur ne semble épargné.

 

Dans ce contexte, les collectivités territoriales sont en première ligne. Elles sont d'ores et déjà particulièrement sollicitées, notamment au titre de leurs politiques publiques de solidarité.

 

Pour autant, les collectivités locales doivent faire face à une crise structurelle de financement dont l'Etat a l'entière responsabilité : transferts partiellement compensés, plafonnement des recettes fiscales et diminution des dotations.

Cette situation est aggravée par la crise économique qui fait chuter les recettes les plus dynamiques, notamment celles liées aux droits de mutation qui accusent un repli considérable.

Sur l'analyse et les conséquences des effets de la crise économique et sociale le tandem BBB/APPARU est d'une discrétion absolue comme si Châlons se trouvait hors du temps.

Ce tandem si prompt à communiquer pour valoriser son image en temps ordinaire et à nous éblouir avec le Grenelle Locale de l'Environnement est « aux abonnés absents » de la crise.... !

Malgré plusieurs interventions au conseil municipal les invitant à s'exprimer, à manifester leur solidarité la seule réponse qu'ils ont apportée c'est d'augmenter la tarification des services publics locaux sans manifester la moindre désapprobation sur la diminution des dotations financières de l'Etat

Ceci est inacceptable, incohérent voire méprisant pour nos concitoyens ! A situation exceptionnelle, il convient de proposer des mesures particulières et adaptées pour maintenir la cohésion sociale de nos territoires de vies.

Aujourd'hui à côté des exclus, des familles en grande pauvreté il y a aussi les classes moyennes de la société qui sont touchés par la crise économique et sociale.

 

Les châlonnais n'échappent pas à cette situation aussi nous proposons :

- De geler les augmentations tarifaires des services publics locaux prévues au BP 2009  (Restauration scolaire +5% - centres de loisirs +3,5%

- de redimensionner financièrement le projet « pharaonique » de restructuration du Parc des Expositions

- De mettre en place un observatoire de prévention sociale regroupant des élus de la ville et du CCAS,   des représentants de l'Etat, de la Région, du Département, de la CAC, des partenaires sociaux, des bailleurs sociaux, de  la Chambre de Commerce, de la Fédération des Artisans, de l'ANPE /ASSEDIC, de la mission locale, de la Banque de France, de la CAF, des Centres Sociaux....

 

Objet de cet observatoire

Ø      relever les indicateurs mensuels comme l'augmentation des impayés en restauration scolaire ; des expulsions locatives pour impayés, des dossiers de surendettements, des impayés eau - gaz - électricité,  des demandeurs d'emplois et des Rmistes..... ;

Ø      Proposer des moratoires et des soutiens adaptés afin d'aider tout ceux qui ont besoin d'être accompagnés pour surmonter la crise économique et sociale ;

Ø      Concevoir la création d'un fonds social d'urgence entre les collectivités territoriales et l'Etat.

 

22.12.2008

Débats houleux autour du PPP au conseil municipal jeudi soir

image argent.jpgComme le mentionne le journaliste de l’Union David Zanga dans son article du 20 décembre, le PPP a eu du mal à passer jeudi soir au conseil municipal. Mais ne nous trompons pas, et l’Union résume les critiques sans véritablement révéler les nuances, l’opposition n’était pas unanime sur le sujet.


Revenons d’abord à l’origine de la discorde : BBB, dans sa présentation du projet de restructuration du Parc des Expositions souligne que des études comparatives sur les modes de financement ont été réalisées par un cabinet spécialisé et que le contrat de partenariat  public- privé (PPP) a été retenu comme le plus adapté. Il précise également qu’il s’est mis en recherche de subventions et que la somme annoncée de 21 millions d’euros s’élève à présent à 28 et peut-être même 29. Il explique que le PPP est performant du point de vue de l’analyse financière ; il permet une sécurisation des coûts, une externalisation pendant les travaux et pour l’entretien à l’avenir, ce qui n’est pas le cas dans le cadre de la maîtrise d’ouvrage public (qui est l’autre type de contrat possible pour la réalisation d’infrastructures par les collectivités).


D. Vatel s’est alors étonné du fait que le PPP en question ne prenne en charge que les travaux et non la gestion ultérieure ; si l’organisateur actuel, l’UCIA reste en responsabilité, cela n’engendrera-t-il pas des conflits avec les délégataires ?


G. Berthiot dénonce le danger du PPP qui par une association de fonds publics et privés pour la maintenance risque d’aboutir à un désengagement de la ville en diminuant son implication dans les choix publics. Il ajoute que les études d’impact sur l’activité de la ville n’ont pas été suffisamment poussées pour vérifier la nécessité d’un Parc de cette dimension.


A. Goze, quant à lui et à son habitude, conteste la méthode qui n’associe pas l’ensemble des acteurs et des élus et qui n’a pas envisagé avec objectivité toutes les possibilités de financement, une option étant manifestement privilégiée sur les autres dès le départ. En effet, le cabinet chargé de l’étude n’a pu étudier que deux propositions (PPP et MOP) sur les quatre possibles et la conclusion de la comparaison lui semble tendancieuse car la seule différence entre les deux types de contrats concerne le pourcentage de risques liés au surcoût possible des travaux. Comment un privé n’aurait-il pas le même risque de défaillance d’entreprise que le public ? Il reconnaît néanmoins qu’il n’y a pas d’autre solution que le PPP étant donnée l’énormité de la somme engagée. Le loyer du Parc s’élèvera donc à 2,8 millions d’euros sur 30 ans plus la charge des travaux d’entretien qui seront effectués par le prestataire privé mais qui seront répercutés dans les loyers. A. Goze pose également le problème de l’exploitation et de sa rentabilité qui reste hypothétique sauf à démultiplier l’activité commerciale de la ville dans un contexte peu favorable. Il suggère de redimensionner le projet à l’échelle de l’agglomération et remarque que les associations qui aujourd’hui bénéficient de la mise à disposition du Parc ne pourront sans doute plus se le permettre demain lorsque les coûts de location auront explosé. Il finit par proposer un amendement réclamant la suspension et une nouvelle étude de réalisation du projet.

On voit bien que dans cette première discussion l’opposition au projet en tant que tel se double d’une critique du mode de financement retenu, celui du PPP. C’est d’ailleurs sur ce point que sont résumées ci-dessous les explications de la majorité.


BBB s’est empressé avec jubilation d’indiquer à G. Berthiot que M. Baty, socialiste, président du conseil régional, financeur du projet, avait lui-même suggéré lors de l’inauguration de la première tranche du Bd périphérique, que le PPP était la formule la mieux adaptée pour la réalisation de travaux de cette ampleur. Il a demandé avec gourmandise à M. Berthiot s’il voterait lui-même la subvention du conseil régional avant d’enfoncer le clou avec la référence suprême à Martine Aubry qui fait elle-même du PPP à Lille avec la bénédiction de certaines élues communistes, d’ailleurs. Quand on peut enfoncer deux clous d’un coup !


G. Lebas s’est alors longuement expliqué sur le choix du PPP : la complexité technique du dossier le justifie. Au départ, l’avantage était à la maîtrise d’ouvrage public en terme de coûts mais c’était avant l’évaluation des risques… Il s’avère que les risques liés à la difficulté de construire sont beaucoup plus élevés dans le cas d’une MOP (il donne l’exemple de la piscine Vauban qui devait coûter 500 000 euros et a fini par monter à 3 millions d’euros à cause des défaillances d’entreprises et des dépassements de délais). Pour le Parc des Expos, tout retard signifie une perte de recettes, l’entreprise signataire du PPP s’engage à ne pas dépasser d’un mois le délai de fin des travaux. Au final les coûts comparés des deux formules s’élève à 49 millions pour la MOP et à 47 millions pour le PPP. Les rendez-vous avec des partenaires potentiels sont déjà inscrits à l’agenda, 6 ou 7 offres de partenaires privés sont déjà dénombrées, les demandeurs se bousculent au portillon…


M. Peltier précise pour revenir à certaines questions antérieures de l’opposition qu’un cabinet d’études a consulté tous les acteurs économiques au cours du dernier mandat et que la nécessité de ce Parc est avérée. Pour justifier le PPP, il donne l’exemple de l’hôpital de Ste Ménéhould qui a été ouvert à échéance fixée grâce au PPP et dont le cahier des charges en terme d’engagements financiers et de procédures a été correctement rempli. Il s’exclame en direction de M. Berthiot qui avait peur que le marché ne soit accordé qu’à une grosse multinationale et non à une entreprise locale, que certaines entreprise locale ont une dimension nationale et qu’il faut laisser le travail s’injecter et les gens entreprendre…


A. Goze expose alors de nouveaux arguments : il n’a jamais remis en cause la nécessité d’une restructuration ni d’une réhabilitation, ce sont la localisation et les dimensions du bâtiment qui le laissent dubitatif, certaines activités (théâtre, cinéma, concert polyphonique) ne pourront pas être pas être réalisées dans ce Parc, ce qui en limitera la polyvalence malgré le coût élevé de la structure. De même, ce n’est pas le PPP qui suscite ses critiques, c’est la démarche d’études qui l’étonne notamment sur le point de l’évaluation des risques. Il pose à nouveau la question de la gestion des flux de circulation autour de ce Parc et craint un réel surcoût lié à la non prise en compte de ce genre de contraintes annexes.


M. Doucet explique que le raisonnement de l’opposition a été jusqu’ici lacunaire car le Parc actuel a des coûts qui ne sont pas négligeables et qui disparaîtront dans les prochains budgets, ce dont les calculs du loyer ne tiennent pas compte. Il reproche à A. Goze de na pas savoir lire… Le privé ne peut en effet pas répercuter les surcoûts liés à la défaillance d’entreprise sur la collectivité car il est tenu par le prix annoncé : c’est lui qui supporte la différence et non la personne privée, c’est bien là la grande différence entre la MOP et le PPP. Il ajoute qu’actuellement les recettes du Parc couvrent l’ensemble des coûts de fonctionnement et qu’à l’avenir on peut imaginer que les recettes de fonctionnement seront bien supérieures.


M. Lebas conclut les débats en expliquant que les frais de loyers ne seront pas portés dans la section fonctionnement puisqu’il s’agira de frais financiers et remboursement de capital à placer au rang des investissements. Selon lui, le dossier est complexe et il a été mené avec beaucoup de rigueur, la municipalité s’est fait aider dans toutes ses démarches par un cabinet qui va continuer à travailler avec elle.

A. Goze propose alors la lecture de son amendement rejeté avec sept voix pour (PS,PC) et le projet de PPP est approuvé par la majorité municipale. Le maire ayant refusé le vote à bulletin secret, il n'a pas permis que s'expriment des oppositions dans la majorité...

Amendement déposé par Alain GOZE conseiller municipal liste La Nouvelle Force Pour Châlons

Après avoir analysé l’étude financière et juridique réalisée pour vérifier la faisabilité du partenariat public-privé et pris note en conclusion de cette étude que sur la base d’un apport de 21M€ en financement public, collecté par la Ville de Châlons-en-Champagne, il est prévu que la Ville, à la livraison de l’équipement,  paiera sur une durée de 30 ans un loyer d’un montant de plus de 2 800 000€,
le conseil municipal décide :

-    de retirer ce projet de délibération,
-    de stopper le programme de l’opération de rénovation et d’extension voté le 25 janvier 2007,
-    de le retravailler,

afin de redimensionner ce programme en fonction des besoins réels et des moyens financiers de la Ville de Châlons-en-Champagne qui à ce jour ne peut pas faire face à un tel investissement qui est de nature à déstructurer durablement son budget et ses grands équilibres financiers.

19.12.2008

"Ca fait huit ans que ça dure..."

image calendrier.jpgpar Marie-Pierre BARRIERE

C’est ainsi qu’un aimable conseiller municipal de la majorité s’est permis d’apostropher Alain Goze hier au terme de son intervention critique sur le budget 2009 présenté en conseil municipal de la ville de Châlons-en-Champagne.

Cela fait 8 ans que ça dure ! Mais quoi donc ? Il voulait sans doute parler des tentatives de créer le débat démocratique dont n’importe quelle collectivité a besoin pour être correctement administrée… Il voulait sans doute évoquer la qualité des propositions que M. Goze, si l’on exclut un petit côté « donneur de leçon » qui peut, on le comprend, agacer, formule pour orienter la politique urbaine de notre cité… Il voulait encore plus saluer hier la ténacité de tous ceux qui ont le courage de s’opposer à partir de 22h30 le soir, à une proposition de budget qui n’a pas été modifiée d’un pouce depuis le débat d’orientation budgétaire, d’il y a quinze jours, malgré les propositions ou critiques de l’opposition…

En réalité, je crains que ce conseiller municipal, extrêmement au fait des règles de la démocratie et de la tolérance, voire même du respect humain, n’ait simplement tenu à exprimer par ces mots qu’Alain Goze l’empêchant de rejoindre au plus vite son domicile et même son lit douillet, le faisait remarquablement  bouillir avec ses considérations hors de propos.

Hors de propos la suggestion de se préoccuper de l’avenir de Châlons comme capitale administrative et d’anticiper les besoins qui pourraient se poser pour accueillir les services déconcentrés de l’Etat, qui, si les perspectives se confirment devraient requérir prochainement la mise à disposition de bâtiments et de bureaux.

Hors de propos l’étonnante proposition de capitaliser et d’épargner pour pouvoir envisager sans devoir emprunter la réalisation d’infrastructures importantes comme celle du Parc des Expositions.

Hors de propos le rappel que le développement durable non budgété confirme la triste réalité d’un Grenelle de l’environnement de façade.

Hors de propos de réclamer une programmation pluriannuelle des investissements de la ville pour pouvoir mesurer les ambitions de son développement et éviter une gestion à la sauvette et sans perspectives qui  hypothèque considérablement l’avenir de notre cité.

Cette gestion sans souffle, nous en avons encore eu une éclatante démonstration hier soir au travers du vote du très ambitieux (« pharaonique » étant jugé impropre par le maître es lettres qui a voix exclusive au chapitre en ces lieux) Parc des Expositions : 7000 places pour une ville qui va perdre l’an prochain encore 1500 habitants, 42 millions d’euros qui ne seront pas dépassés grâce au « magique » PPP (compte-rendu à suivre sur ce sujet !).

Et pourtant la majorité revendique ses ambitions, reprochant à l’opposition sa « frilosité », son « pessimisme », sa « résignation ». Dans la bouche de M. Lebas : « Si on attend d’avoir toutes les réponses aux questions pour commencer les projets, on ne fait rien ! ». Et dans celle de M. Peltier la reproche de sa vision négative de la ville à M. Goze qui manque décidément de volontarisme... Il est vrai que le pessimisme est une attitude absolument irresponsable dans un monde frappé de plein fouet par une crise économique sans précédent, tandis que les salariés de Henkel tremblent et que les chiffres du chômage explosent les plafonds.

« Si nous disions que nous allions réduire la voilure de ce Parc, serait-ce un bon signal pour l’activité économique de la Région et de son développement ? », interroge BBB. Il est bienvenu ce Parc des Expos qu’Alain Goze nomme « paquebot de luxe » et dont « la voilure » invite au voyage, bienvenu pour créer de l’oubli, donner du pain, des jeux et du rêve aux châlonnais touchés par la baisse du pouvoir d’achat. Que l’on mise sur la foule des investisseurs se précipitant à Châlons dès l’ouverture pour organiser des salons lucratifs en grande quantité et sur les importantes créations d’emplois générées par le rayonnement de notre cité catalaunienne auréolée de son Parc, sans par ailleurs et en amont favoriser par une démarche efficace l’installation d’entreprises dans la région de Châlons, nous paraît tenir plus de l’attente du miracle que d’un volontarisme traduit en actes.

Et oui Monsieur le conseiller agacé, ça fait bien plus longtemps que 8 ans que ça dure le meilleur des mondes selon BBB à Châlons, bientôt 14 en fait ! 14 ans de « Tout va très bien Mme la marquise », de sourires pontifiants, d'unanimité compassée et de regards condescendants sur l’opposition qu’on foule du pied. 14 ans de déclin et 6 encore pour nous léguer à nous et à nos enfants qui n'en ont pas besoin, le cadeau sublime du Parc des Expos dont on imagine fort bien le futur patronyme…

Mais rassurons-nous, selon M. Lebas, par l’effet conjugué de la variation de l’unité monétaire et de celle du budget, nous n’aurons plus que 500 000 euros par an de loyer (contre 2,2 millions à la fin des travaux, j’avoue qu’ayant interrompu trop mes études d’économie, la subtilité du calcul m’échappe) à payer en 2042 quand Châlons sera devenu un désert (pas trop froid on espère si on tient jusque là) !

Ah! Je suis prise en flagrant délit de pessimisme! Et pourtant, je ne suis pas socialiste, ni de gauche, juste jeune et inquiète...

18.12.2008

Analyse du Budget Prévisionnel de la ville pour 2009

image Stop.jpgPour l’année 2009 l’équilibre budgétaire en fonctionnement est atteint en raison principalement de la recette supplémentaire attendue des contributions directes avec l’augmentation des bases d’imposition par l’Etat de 1,6% (loi de finances 2009). Cette recette s’évalue à + 870 000€. (ce qui vient compenser la diminution importante des dotations globale de l’Etat)

Qu’en sera t-il des prochaines années surtout lorsqu’il faudra intégrer les coûts pour la ville de la restructuration du Parc des Expositions ? A l’évidence si des modifications structurelles financières venant de l’Etat n’interviennent pas, la Ville sera obligé d’augmenter fortement les impôts locaux.

Concernant la section d’investissement comme chaque année nous avons une présentation « minima » qui ne correspond pas à la réalité des engagements qui seront les nôtres en 2009.

A titre d’exemple nous avons une impasse budgétaire de 6M€ sur l’opération du CHV (déficit) dont 3,5M€ identifié comme la part de la ville. Rien n’est prévu au BP pour financer cette enveloppe (même en lissage sur plusieurs années). On note une enveloppe de 500 000€ uniquement pour faire face certainement aux problèmes de trésorerie de la SEMCHA notre aménageur.

Sans entrer dans tous les détails de ce cette section d’investissement ce qu’il faut souligner c’est :
- l’absence de programmation pluriannuelle d’investissement pour le mandat à venir (en dehors de ce qui est déjà engagé ANRU – St.Alpin) et donc par voie de conséquence « silence radio » sur le projet pharaonique du Parc des Expositions (50M€) ;
- l’absence d’Epargne et donc de capitalisation en réserve pour faire face à des grands projets d’investissements. (alors que BBB dirige la ville depuis plus de 13 ans).

Ce constat confirme notre analyse sur la gestion à « courte vue » sans réelle prospective de développement de notre ville  par BBB.