20.11.2009

La Nouvelle Force mobilisée à la foire de la Saint Martin dimanche 15 novembre

St Martin 003.jpgpar Marie-Pierre BARRIERE

 

L'association la Nouvelle Force a tenu un stand toute la journée Boulevard du Maréchal Leclerc durant la foire de la Saint Martin. Le montage du stand, une aventure apparemment pitoresque pour les plus matinaux qui ont pu bricoler à loisir... Il s'agissait de fixer au mieux les trois couleurs de notre association qui, nous le rappelons fédère des membres de sensibilités différentes: rose, orange et verte! Trois couleurs vives et associées pour plus de convivialité et de créativité!

Cette manifestation fut l'occasion de nous faire mieux connaître des châlonnais avec qui nous avons eu de bons contacts grâce à l'énergie de nos clémentines et aux sourires provoqués par nos bonbons... Mais nous souhaitions surtout diffuser notre dépliant concernant le projet municipal de Parc des Exposition. A l'évidence notre mobilisation sur ce dossier rencontre un certain écho auprès de châlonnais. De nombreuses personnes le matin ont réagi en s'arrrêtant sur notre stand. En règle générale les gens sont dubitatifs, voire en colère: le projet est trop ambitieux et et son impact fiscal sera considérable. Notre campagne de distribution de dépliants dans les boîtes aux lettres avait manifestement permis à certains de réfléchir à la question...

Nous remercions MM. Bourg-Broc et Devaux d'être gentiment venus nous saluer et les encourageons à s'intéresser de près à toutes les réflexions et à l'expertise que peut apporter notre association: nous leur rappelons que notre projet d'opposition était de nous montrer constructifs et pour cela, de faire des propositions et de travailler dans l'intérêt des châlonnais. Dans le prolongement de nos campagnes d'information auprès des habitants des quartiers, des conseillers municipaux et communautaires, nous prévoyons la tenue d'un débat public le 15 janvier prochain à la Salle Pelloutier. Tous les châlonnais y sont d'ores et déjà invités pour débattre de l'opportunité et de la réalisation du futur Parc des Expositions.

La démocratie participative est en marche à Châlons! Nous y tenons! Au passage, nous  sollicitons toutes les bonnes volontés de quelques bords qu'elles soient pour qu'elles nous rejoignent dans ce combat.

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11.10.2009

Quelle participation des citoyens voulons-nous dans notre collectivité ?

 

citoyens.jpgpar Marie-Pierre BARRIERE

 

La question qui sous-tend la restructuration de la gestion des centres sociaux de la ville de Châlons en Champagne est bien celle-ci : quelle participation des citoyens voulons-nous dans notre ville?

L’enjeu de la municipalisation des centres sociaux serait fonctionnel


Tel que le prévoit le projet, leur gestion sera assurée à l’avenir par une régie personnalisée dotée d’un budget distinct de celui de la ville et d’un conseil d’administration dont les membres sont désignés par le conseil municipal.

Aujourd’hui, les centres sociaux sont gérés par leurs adhérents qui, réunis en assemblée générale votent les grandes orientations et prennent les décisions dont ils confient l’exécution au conseil d’administration.

Qu’est-ce qui détermine la ville à agir de la sorte ?


-    Première raison : Les dysfonctionnements du Centre Social Emile Schmit

On a dû nommer en janvier 2009 pour ce Centre social un administrateur provisoire en remplacement d’un conseil d’administration en grande partie démissionnaire. La situation préoccupante s’est encore aggravée avec la suspension de l’agrément de la Caisse d’Allocation Familiale qui consistait en un accompagnement financier des activités proposées par le Centre.

Mais les adhérents n’ont jamais été réunis en AG pour être consultés sur le devenir du CSC et prendre leurs responsabilités sur ce sujet. Le courrier de M. Campagnolo, administrateur et trésorier du CSC Schmit, à Alain Goze qui avait interpellé en juillet le conseil municipal à ce sujet, est particulièrement éclairant du mépris dans lequel on a tenu les adhérents : « Fallait-il imposer cette situation paroxystique à l’Assemblée Générale ? Dans un sursaut démocratique d’unanimité, la sagesse des administrateurs l’a emporté et nous nous félicitons du travail effectué jusqu’à ce jour par l’administrateur provisoire… » nommé par la ville. Le propos d’A. Goze n’était bien sûr pas de mettre en cause le travail fourni par qui que ce soit mais de rappeler les règles de fonctionnement de la structure associative au respect desquelles on a manifestement préféré le calme d’une gestion sans vague…

-
Deuxième raison : La ville reproche aux associations qui gèrent les centres sociaux châlonnais de ne pas pouvoir-vouloir travailler ensemble.

Elisa Schajer dans un article de l’Union du 1er octobre s’exprime ainsi : « Cela fait un moment que nous tentons de les faire travailler ensemble et là, brutalement, ils sont prêts à le faire, alors que nous proposons la mise en place d'une nouvelle structure de gestion. Est-ce que je peux y attacher de la valeur ? »

Or, cela fait plusieurs mois que les associations réfléchissent à la possibilité de créer une association de gestion commune dans le cadre du renouvellement de contrat avec la CAF…

Ensuite, on peut objecter à Mme Schajer que la « mutualisation »  telle que la comprend la ville manque quelque peu d’ambition puisqu'elle consiste de façon limitée au seul rapprochement fonctionnel des CSC Vallée St Pierre et Schmit, sans doute pour remédier aux problèmes financiers et techniques que rencontre le deuxième et  à la probable diminution d'activité du premier avec la disparition programmée du quartier de la Vallée St Pierre dans sa configuration actuelle. A l'opposé, les présidents et directeurs de Centres Sociaux souhaiteraient, quant à eux créer une véritable synergie entre les quatre structures dont les quatre CA seraient remplacés par un CA unique auquel on adjoindrait localement des Conseils d'usagers

D’autre part, il semble bien que ce que cache la volonté de la ville de reprendre en main la gestion des centres sociaux soit d’un autre ordre que la seule possibilité d'une meilleure « mutualisation ». En effet, lors de la réunion du 8 septembre du conseil d’administration du CSC Vallée St Pierre le conseil d’administration a affirmé que la mutualisation telle que la concevaient les différents directeurs et présidents de CSC prêts à s'associer était de leur point de vue « un outil de communication permettant de consolider la parole associative vis-à-vis de l’Etat ou des collectivités locales. » Et il serait malhonnête de ne pas le reconnaître : dans le contexte d’une ville où la démocratie participative ne fonctionne pas, où les instances de participation que sont les conseils de quartier ne sont consacrées qu’à diffuser de l’information auprès des habitants comme on l’a vu encore récemment le premier lundi d’octobre avec l’analyse de la thermographie aérienne, les associations de gestion des Centres Sociaux et Culturels peuvent effectivement être considérées comme des contre-pouvoirs, de potentielles opposantes, des empêcheuses de marcher droit, en tout cas des organes inefficaces eu égard à une volonté de rentabilité de la gestion publique… Face à ce risque, la ville, prisonnière de sa conception UMP du pouvoir, verrouille... Bien à tort, selon nous!

-    Troisième raison : « C’est pour le bien de la population »


Elisa Schajer affirme avoir les mêmes objectifs que les trois directeur de centres sociaux de Châlons : transversalité, mutualisation, efficacité, « que les personnels travaillent ensemble et  que les adhérents se rencontrent davantage sur des actions dynamiques ». C’est louable ! Mais pourquoi dans ce cas, vouloir créer une structure directement régie par la municipalité et retirer aux adhérents des quartiers, plus nombreux répartis sur quatre antennes que concentrés dans une seule, les décisions et la responsabilité du fonctionnement de ces centres ? La ville paye, elle peut être ambitieuse, dit-elle en substance ! Evidemment ! Nous ne pouvons la contredire sur ce point. Mais en quoi, les habitants d’un quartier ne pourraient pas être eux-mêmes en mesure de formuler et de réaliser des ambitions pour leur quartier ?

L’enjeu de la municipalisation des centres sociaux est politique



De quel « bien » parle Mme Schajer ?


Nous pensons à l’inverse que plus on associe les habitants au sein d’organismes soutenus par la municipalité, plus la démocratie avance et plus progresse la conscience du citoyen, le plus grand des biens à préserver, entretenir et faire grandir quand on est élu d’une collectivité locale.
Car si nous posons à nouveau la question qui constitue le titre de cet article, nous voyons bien en quoi la réponse de la municipalité actuelle diffère de celle que La Nouvelle Force Pour Châlons avait construite au travers de l’élaboration de son programme pour les dernières élections municipales.

Envisager la participation des citoyens sous l’angle de la consommation de services dans l’intérêt du châlonnais qui se voit dispenser une prestation comme une autre au Centre Social et Culturel de son quartier n’est pas notre conception d'une réelle participation. Nous souhaitons, à l’opposé de cette vision réductrice et infantilisante car elle ne fait pas confiance, que soit véritablement reconnu dans notre ville le rôle des citoyens acteurs et décideurs à qui on confie une part conséquente de l’animation de la vie sociale de leur quartier, notamment grâce aux associations de gestion des Centres Sociaux et Culturels qui ont un pouvoir et des compétences en la matière.

Et si Mme Schajer a quelque chose à reprocher à l’actuelle gestion des CSC et déplore le manque d’investissement des adhérents, c’est à elle et à l’ensemble du conseil municipal d’accompagner à la responsabilité les habitants à qui on aura enfin décidé de faire confiance. Cela ne pourra pas se faire dans le cadre d’une régie personnalisée, nous en sommes pour notre part intimement convaincus parce qu’accompagner à la responsabilité ne peut pas consister à reprendre le contrôle dans un organisme centralisé ! « Nous ne voulons pas de cette solution de régie administrative. Nous, on pense collectivement. Nous voulons conserver une version associative. Nous y sommes viscéralement attachés, parce que les gens se sentent davantage concernés. » Et Patrick Bourlon, du CSC Vallée Saint-Pierre d'ajouter : « Si le projet vient de la Ville, les bénévoles se sentiront nettement moins investis… » (propos extrait de l'article de L'Union du 1er octobre)

Dans ce nouveau contexte de municipalisation, quelle place sera faite au service rendu, aux valeurs de dévouement et d'engagement, primordiales dans une société tout entière gouvernée par la notion de profit? Nous laisserons le mot de la fin à Chantal Blot, présidente du CSC Rive Gauche qui dans un autre article tranche ainsi cette question: « Pour ma part, le bénévolat institutionnel n'est plus du bénévolat. Je n'aurai donc plus aucun intérêt à m'investir dans le conseil d'administration si celui-ci est bien évidemment maintenu »


Pour télécharger la lettre que les bureaux des associations ont envoyée aux adhérents:

Lettre aux adhérents des centres sociaux.doc

 

Pour visionner un document powerpoint réalisé par Alain Goze et expliquant les enjeux réels et les conséquences de la création d'une régie personnalisée:

2009-09-26 -Régie personnalisée-MTA 2.ppt

20.05.2009

Une autre campagne européenne à l'initiative de la CPCA

que serait l'europe sans les asso.jpgLa CPCA (Conférence Permanente des Coordinations Associatives) a été créée en 1992, elle regroupe aujourd'hui 16 coordinations associatives structurées nationalement et représentant 16 fédérations, soit 500 000 associations.

C'est un lieu d'interlocution politique indépendant qui travaille à une reconnaissance pleine et entière des valeurs et intérêts du monde associatif dans la société française.

Elle publie aujourd'hui  un manifeste intitulé QUE SERAIT L'EUROPE SANS LES ASSOCIATIONS? dans le cadre de la campagne électorale pour les européennes. Sur ce manifeste sont affirmés 7 enjeux transversaux primordiaux pour le mouvement associatif qui oeuvre à la fois pour le dialogue entre les institutions et la société civile et en tant qu'acteur incontournable d'une Europe sociale, responsable et solidaire.

PROPOSITIONS portées par le Manifeste et que la CPCA charge ses membres de répercuter auprès des candidats:

1) Une charte de la société civile établissant des standards clairs de régulation entre la société civile et les institutions européennes.

2) La participation de la société civile dans le dialogue civil européen pour vérifier que les acteurs institutionnels sont au fait des principes de la démocratie participative et de sa complémentarité avec la démocratie représentative.

3) Le statut de l'association européenne pour permettre aux associations labellisées de participer au dialogue civil européen sur les thématiques transversales.

4) Le bénévolat, creuset de la citoyenneté européenne et un appel à faire de 2011 l'année européenne du bénévolat.

5) Pour une directive sur les SSIG (Services Sociaux d'Intérêt Général) qui permettrait la reconnaissance de l'économie sociale pour mieux cerner le champ des services délivrés par le 1/3 secteur et clarifier la législation européenne en la matière.

6) Le financement des associations par le développement d'instructions de demandes de financements plus claires et accessibles.

7) L'Europe responsable et solidaire par l'adoption de décisions allant dans le sens de l'intérêt des populations les plus pauvres et la vérification de la réalisation des engagements pris par les chefs d'Etats en matière de développement.

 

Il apparaît à la lecture de ce manifeste que la meilleure prise en compte de l'importance du secteur associatif par l'Europe est peut-être une des clés qui permettrait de la rendre plus sociale et et plus citoyenne, à l'heure où on lui reproche sa technicité et son hermétisme...

Manifeste_CPCA_Europeennes.pdf

 

 

05.05.2009

Le débat public du 14 avril sous un autre angle

vignette débat moyen.jpgPar Marie-Pierre BARRIERE

 

 

J'ai proposé à un blog collaboratif animé par Virginie Votier, déléguée départementale du MoDem parisien, un compte-rendu du débat public sur l'Agenda 21 du 14 avril intitulé: L'Agenda 21 local et la révolution démocratique urbaine. L'objet de mon article était bien sûr d'éclairer la dimension participative de l'animation de l'Agenda 21 et de montrer comment il peut servir d'une manière très efficace et à plusieurs titres la démocratie de proximité. Je le mets en lien ici afin que nos fidèles lecteurs puissent en prendre connaissance.

 

http://www.generationsengagees.fr/?p=1955

 

12.01.2009

Une Marianne d’ « Air » pour le Grenelle Local de l’Environnement

image Grenelle.jpgPar Martine THIBERT

 

Mi-octobre 2008 nous apprenions, un peu par hasard, le lancement à Châlons d’un Grenelle Local de l’Environnement (GLE), premier du nom en France, devant se dérouler du 15 octobre 2008 au 15 avril 2009, soit 6 mois.

Les élus de la ville ont pris connaissance de ce Grenelle lors d’une réunion d’information le 13 octobre 2008, aucune communication n'ayant été faite, aucun dossier n’ayant été transmis auparavant.

A l’annonce de la mise en place de ce GLE, étant personnellement très concernée par le sujet, je ne pouvais que me réjouir et souscrire à la démarche.

Mais déjà l’organisation et la présentation de ce Grenelle laissaient à désirer :

-    Une période de 6 mois seulement pour un tel « chantier »
-    Sortir un GLE, comme un lapin d’un chapeau, le 13 octobre pour sa mise en place le 15 octobre sans que personne ne soit au courant,
-    Convoquer des personnes, et leur imposer des groupes de travail, sans les avoir consultées,
-    Réclamer la participation active des châlonnais et organiser les premières réunions en pleine journée, voire à 9 h 30 du matin,

C’était plutôt mal parti ! Ne serait-ce qu’une opération de communication ?

Mais étant d’un naturel optimiste, je me suis dit : attendons un peu et essayons au moins de nous investir.

J’ai commencé par consulter le site internet du GLE, où l’on était sensé retrouver toutes les informations. Mais à mon plus grand étonnement, pas de calendrier des réunions des groupes de travail, pas de comptes rendus des réunions !

J’ai réussi à assister au mois de novembre à une réunion du groupe 2 – Préservation du patrimoine naturel. Sur le site internet, la réunion était prévue à 14 h (pas très pratique pour les gens qui travaillent), et les convocations écrites indiquaient 14 h 30 (!!!). Environ 25 personnes assistaient à cette réunion. J’étais le seul quidam, les autres étant des représentants des différentes collectivités locales, professionnels et autres associations. Une réunion très technique ou le commun des mortels n’a pas grand-chose à dire, si toutefois il comprend quelque chose.

Lundi 5 janvier 2009 : réunion de quartier, avec comme thème : Le Grenelle Local de l’Environnement.
Une bonne occasion de faire le point, à mi-parcours.
Les représentants de la municipalité nous informent avec fierté de l’attribution à la Ville d’une Marianne d’Or pour son initiative, unique en France, et insistent sur l’importance de la démarche et sur l’engagement indispensable des habitants.

Et voici ce qu’il est ressorti de cette réunion :

-    un grenelle local de l’environnement sur une période de 6 mois seulement ? pour la mise en place rapide de dispositifs simples ! (ça c’est ambitieux).
-    les groupes de travail sont constitués d’administratifs et de professionnels. (et la participation des habitants dans tout ça ?)
-    Les  horaires des réunions ont été revus. Les prochaines sont prévues à 17 h (toujours aussi pratique !).
-    Le site internet est toujours incomplet : pas de calendrier des réunions des groupes de travail, très peu de comptes-rendus de réunions (vive l’information !).
-    Des chartes de l’environnement existent déjà, elles ne sont évoquées nulle part et aucun bilan n’est fait.
-    Financement du GLE ? en fonction des décisions arrêtées.
En attendant, aucune provision prévue au budget 2009.
-    Démarche HQE (haute qualité environnementale) pour le projet du futur Parc des Expositions ? non, trop coûteux.
-    Une vraie piste cyclable à Châlons ? pas possible. Etude au cas par cas en fonction des réfections de chaussées.

On peut déjà s’interroger sur les ambitions de la Ville dans le domaine de l’environnement et de la démocratie participative. Beaucoup de discours mais pas d’effet. Le Grenelle Local de l’Environnement de Châlons ressemble de plus en plus à un beau ballon de baudruche, bien gonflé et rempli d’air. On va nous rappeler au bout de six mois qu’il faut fermer le robinet quand on se lave les dents, qu’il faut trier ses déchets et remplacer ses vieilles ampoules !!!
Comment peut-on encore croire aux ambitions de la ville, quant on s’aperçoit qu’aucun financement n’est prévu.
Comment  compte-t-elle mettre en application les décisions prises à l’issue de ce Grenelle ?

Dans 3 mois, les conclusions. J’ai hâte !!!