04.05.2009
Un plan de relance local inadapté, au parfum de coup médiatique !
Par Alain Goze, conseiller municipal, La Nouvelle Force pour Châlons
Comme il nous l’avait annoncé lors du dernier conseil municipal BBB a présenté lors d’un conseil exceptionnel la semaine dernière son plan de relance local.
Lors de la présentation de ce plan de relance il a beaucoup insisté sur sa volonté d’apporter à l’ensemble de nos concitoyens « des signes forts » en faisant un effort particulier pour accélérer les investissements publics afin de soutenir l’économie locale.
Comme je l’avais exprimé lors de l’annonce de son projet au mois de mars dernier, la démarche ne peut-être recevable qu'à condition qu’elle soit globale et qu’elle intègre à la fois un volet économique par l’investissement mais également un volet social par des mesures adaptées à la crise économique et sociale que nous devons affronter.
Le plan de relance local élaboré par BBB et son équipe municipale et qui a donc fait l’objet d’une délibération de notre conseil municipal m’amène à exprimer une très grande déception, une profonde inquiétude et une certaine révolte tant il est en décalage avec les réalités de la crise, de ses effets et de ses conséquences dans la vie locale.
Une grande déception car ce plan n’a rien d’exceptionnel, il ne propose pas d’orientations prospectives structurantes en terme d’investissements qui pourraient réellement soutenir l’activité économique et stimuler l’emploi et ne développe pas de programmation pluriannuelle sur la durée du mandat
Il s’appuie sur des propositions d’investissement qui ne sont que des projets ordinaires dont le financement était déjà prévu pour certains dans le budget d’investissement de l’année 2009 à partir des décisions modificatives budgétaires qui interviennent chaque année au mois de juin dès que l’on a affecté le résultat bénéficiaire du compte administratif de l’année précédente (restructuration école Lapie/Verbeau – réfections : trottoir et voirie – clôtures d’écoles…)
Une profonde inquiétude car si certains retiennent le montant de 1 498 000€ du plan de relance en mesures dites nouvelles, il faut savoir que chaque année nous n’arrivons pas à réaliser l’intégralité de notre budget d’investissement.
Nous réalisons en moyenne 70% du budget et nous reportons régulièrement entre 7 à 8 millions d’euros de travaux non réalisés sur l’exercice budgétaire à venir.
Ce qui signifie que l’objectif d’apporter un surplus d’activités économiques comme cela a été annoncé par BBB aux entreprises locales est voué dès le départ à l’échec.
En effet, avant de leurs apporter des travaux supplémentaires encore faut-il que l’on arrive à réaliser ceux déjà programmés.
Le véritable plan de relance consiste peut-être tout simplement sur le volet économique à se fixer comme objectif pour 2009 et les années à venir de réaliser 90% de notre budget d’investissement cela me semble beaucoup plus réaliste et plus approprié à la situation.
Un rapide calcul montre que l’augmentation de 20% de la « productivité » de notre gestion des investissements représente financièrement environ 1 600 000€ soit plus que ce qui est prévu par le plan de relance local.
Une certaine révolte car BBB se refuse à intégrer dans son plan de relance un volet social, un refus qui se manifeste par un « mutisme » absolu.
Lors de ce conseil municipal exceptionnel, j’ai rappelé à BBB que depuis le mois de novembre, je lui demandais effectivement que notre collectivité locale travaille sur l’élaboration d’un plan d’urgence sociale pour amortir les effets de la crise économique et sociale qui allait frapper fortement et durablement un très grand nombre de châlonnais et pas seulement les exclus et ceux qui vivent dans la précarité mais également des familles aux revenus modestes.
J’ai réitéré ma demande de créer immédiatement un observatoire de prévention sociale pour mesurer avec les partenaires concernés l’évolution du chômage, l’endettement des familles, les impayés des factures d’eau, de gaz, d’électricité, des loyers, l’augmentation des licenciements et des faillites d’entreprises afin de proposer des mesures exceptionnelles comme la mise en place de moratoires pour différer des paiements afin d’aider les familles en difficultés.
A chaque fois BBB a fait semblant de ne rien entendre. Il a refusé de me répondre, d’expliquer pourquoi il ne souhaitait pas proposer un volet social aux châlonnais alors que je lui rappelais que le Président de la République avait intégré certes après une pression sociale et syndicale forte, un volet social à son plan de relance économique national.
Il faut aussi souligner que ce mutisme était partagé par l’ensemble des élus de la majorité et du député B.Apparu, si prompt à réagir dans les médias au plan national et d’une discrétion absolue au plan local.
Au début du conseil municipal, en présentant le plan de relance local BBB a fait référence au contexte de « sinistrose » dans lequel nous vivons la crise économique et sociale, amplifié par les médias et les « déclinologues ».
Il a enjolivé son discours, emporté par une « fougue filmographique » soudaine, par cette phrase de Michel Audiard extraite du film les Barbouzes : « La vérité n’est jamais amusante à dire sinon tout le monde la dirait »
La vérité qui n’est pas « amusante à dire » et qui provoque en moi colère et indignation je n’hésite pas à la formuler, BBB « surfe » sur la crise économique et sociale et prend comme support un soi-disant plan de relance local pour réaliser « un nouveau coup médiatique ».
Sa démarche est une opération de communication qui vise à montrer que Châlons-en-Champagne après avoir lancé son Grenelle Local de l’Environnement est un bon élève pour relayer les initiatives du Président de la République.
L’objectif inavoué est de permettre à BBB de réussir sa promotion politique pour les prochaines échéances sénatoriales et à B.Apparu « son petit député » de gravir les échelons de l’appareil politique de l’UMP.
Si la vérité était autre alors BBB aurait accepté tout naturellement la proposition que j’ai faite lors du conseil municipal exceptionnel :
- au plan social d’annuler les augmentations des tarifs municipaux de la restauration scolaire (+ 5%) et des centres de loisirs (+ 3,5%) pour l’année 2009
- au plan économique de revoir le programme « pharaonique » du Parc des Expositions qui pèsera 9 points d’impôts dans le budget de fonctionnement de la collectivité locale à terme.
Accepter ces propositions simples et de bon sens aurait été perçu par les châlonnais comme de véritables « gestes forts et significatifs », face à la gravité de la crise et de ses conséquences au plan local en terme de pertes d’emplois, de déclin économique et démographique, de déstructuration des liens sociaux.
Une crise économique et sociale qui est une crise mondiale mais qui est aussi véritable crise structurelle de notre société.
05.02.2009
« C’est ma parole contre la vôtre »
Ainsi s’est achevé l’échange verbal plus que virulent qui a opposé Alain GOZE (La Nouvelle Force) à Madame SHAJER (Majorité municipale) lors du conseil municipal du 29 janvier dernier..
La délibération en cause portait sur l’attribution des subventions en 2009.
Alain GOZE est intervenu, parmi bien d’autres questionnements, au sujet des nouveaux critères d’attribution des subventions pour les Centres Sociaux et Culturels, dossier sensible qui conditionne l’avenir des relations contractuelles triparties avec la Ville et la CAF.
Pourquoi la Ville d’une façon unilatérale et sans que la CAF soit informée a-t-elle modifié la dernière année de la convention triennale ?
La règle d’attribution instaurée depuis deux ans, qui reposait sur la professionnalisation des équipes – les horaires d’ouvertures – la territorialité, a subitement fait place pour 2009 à un critère unique de territorialité et seulement sur les territoires ZUS !
Cette décision s’apparente à une rupture de contrat, et pose deux problèmes de fond à savoir : le rôle et la fonction de ce type d’équipement dont la vocation est de s’adresser à tous les publics et la conception du partenariat puisque les centres sociaux se sont vus imposer cette nouvelle règle d’attribution.
Réponse de Madame SHAJER :
«Concernant ces nouveaux critères, ils ont été établis en toute transparence, en parfaite collaboration avec les CSC, et acceptés par ces derniers avec qui les relations sont très bonnes. Avec la CAF il n’y a aucun problème »
Alain GOZE, scandalisé par les propos de Madame SHAJER, redemande la parole, et assure, « preuves à l’appui », que ces affirmations sont inexactes, que la collaboration avec les CSC a été inexistante dans cette décision de modification de critère, qu’elle leur est imposée…
Madame SHAJER, toujours sûre d’elle, continue à soutenir le contraire, traitant presque son interlocuteur de menteur …
Monsieur le Maire est alors obligé d’intervenir afin de faire cesser l’échange verbal qui est monté crescendo en puissance sonore.
Alain GOZE clôt le débat en proposant à Madame SHAJER une rencontre au cours de laquelle il lui prouvera qu’il a raison… et par conséquent qu’elle à tort !
« C’est ma parole contre la vôtre »…
17.12.2008
ALERTE ROUGE Zone de turbulences et de dépressions
Le budget primitif (BP) de la Ville de Châlons-en-Champagne pour l’année 2009 est présenté au conseil municipal jeudi 18 décembre dans un contexte de crise financière, économique et sociale sans précédent et à terme vraisemblablement de crise politique.
Le BP subit également les effets et les conséquences des choix politiques du Président de la République et de son gouvernement qui ont décidé d’associer les collectivités territoriales au désendettement de l’Etat en diminuant le montant des dotations globales de l’Etat à destination des collectivités locales.
Ce qui est un non sens et une erreur politique et stratégique grave, car il faut le rappeler :
- à la différence de l’Etat les collectivités locales ne sont pas endettées comme l’Etat sur leur budget de fonctionnement (c’est interdit par la Loi)
- les investissement des collectivités locales représentent plus de 70% des investissements dans notre pays (il faudrait donc les soutenir et les utiliser comme un levier de développement économique)
A cela il convient d’ajouter la situation spécifique de notre ville qui est engagée depuis plusieurs années maintenant dans une dynamique de déclin avec la diminution importante de sa population environ 3000 habitants depuis 1995. Le dernier recensement fait apparaître une diminution de 1500 habitants qui est pris en compte dans le calcul de la dotation forfaitaire de l’Etat.
Traduction immédiate : une perte de recette de 782 500€ soit l’équivalent de trois points d’impôts.
Pour faire face à cette situation BBB a annoncé lors du débat d’orientation budgétaire au mois de novembre qu’il fallait que la collectivité se recentre sur ses compétences et ses missions pour faire des économies dans la mesure ou il n’augmenterait pas les impôts locaux en 2009.
Il n’a pas souhaité à l’époque précisé sa pensée, ni répondre à nos interrogations.
Aujourd’hui alors que nous entrons dans une dynamique de crise économique et sociale dont nous savons qu’elle sera très dure et qu’elle se prolongera au moins jusqu’en 2010, nous avons la traduction des choix opérés par BBB.
Le secteur de l’enfance et de la jeunesse est le premier concerné ainsi que le secteur de l’éducation à travers la restauration scolaire.
suppression des colonies de vacances organisées par la Ville
augmentation des tarifs des centres de loisirs + 3,5% en moyenne
augmentation des tarifs de la restauration scolaire de 5% en moyenne
augmentation des tarifs de la restauration scolaire pour les activités des centres sociaux également de 5%.
Le secteur du personnel n’est pas épargné lui non plus.
stagnation du poste budgétaire des rémunérations du personnel titulaire ainsi que des contractuels et ce malgré l’augmentation du point d’indice, de l’inflation et des avancements en grade des agents. Ce qui signifie vraisemblablement que des départs « en retraite » ne seront pas compensés.
Première remarque : A quoi sert de ne pas augmenter les impôts locaux si l’on augmente dans de telles proportions ces tarifs publics ? Le pouvoir d’achat des familles et notamment des plus modestes sera forcément touché une fois de plus.
Deuxième remarque : Quels seront les secteurs de l’action publique qui seront concernés par des réductions budgétaires à partir de 2010 alors que nous subirons de plein « fouet » la crise économique ?
L'analyse des prévisions budgétaires en fonctionnement et en investissement est à suivre...
19:17 Publié dans politique municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : budget 2009









