22.11.2009
On ne cherche pas toujours les bisounours au bon endroit… ou Dans quel monde vit donc Bruno Bourg-Broc ?
par Marie-Pierre BARRIERE
Ca y est la réponse du berger est parvenue à la bergère ! Notre travail en profondeur pour tirer du dossier du Parc tout l’argumentaire fondé et sérieux qui permet de contrer le projet en prouvant son inanité et sa démesure ; les chiffres proposés, vérifiés, les rencontres des partenaires associés : UCIA, conseil général, conseil communautaire, l’épluchage du dossier et la mémoire de la façon dont le processus décisionnel a été conclu de façon tout à fait précipitée, notre revendication de démocratie participative, c'est-à-dire d’une consultation des citoyens et des experts locaux au vu et au su de l’ensemble des habitants de Châlons, notre souci de développement durable, c'est-à-dire la nécessité de réinclure dans le dossier le volet protection environnementale qui en a été ôté par souci d’économies de bout de chandelle… Tout cela a été balayé jeudi soir en conseil municipal par l’utilisation cinglante d’un néologisme redoutable de mépris: nous ne sommes que de piètres « déprimologues » ! Quelle sollicitude ! Il y avait longtemps qu’on ne s’était pas inquiété en conseil municipal de la dépression chronique d’Alain Goze, six mois peut-être ?
Quelle honte ! A notre souci de précision, à notre extrême prudence dans la formule, on rétorque par la caricature ! Mais dans quel monde merveilleux vit donc M. Bourg-Broc ? N’a-t-il pas eu connaissance des 40% de familles supplémentaires réclamant de l’aide auprès des services du Secours Catholique depuis septembre ? N’est-il pas au courant que la France traverse une période de crise aigüe, qu’un certain nombre de nos concitoyens souffrent et peinent à vivre financièrement ? Evidemment il l'ignore puisque notre sollicitation plusieurs fois répétée de créer à Châlons un Observatoire de la Prévention Sociale pour surveiller l'évolution de la précarité, ne s'est heurtée qu'à son silence, prouvant au passage, le peu de cas qu'il fait des idées des autres. Ignore-t-il le montant de la dette publique française et de l’ardoise qu’il contribue à gonfler au même titre que ses collègues parlementaires en votant chaque année depuis si longtemps des budgets en déficit.? Ne sait-il pas que dans 26 jours débute le sommet de Copenhague qui doit décider de l’avenir climatique de notre humanité ? Et M. Bourg-Broc voudrait que nous ayons le sourire ? Que nous nous tenions devant lui dans un optimisme béat qui l’autorise à toutes les démesures ? « Osons ! », dit-il. Sait-il bien que les citoyens ne sont plus des petits enfants que l’on dupe en les adjurant à la confiance ? Connaît-il les mots de participation, de référendum, de débat public, de responsabilité citoyenne, de démocratie locale ?
Croit-il qu’un chèque en blanc pour construire un gigantesque Parc des Expo peut rendre le moral aux châlonnais métamorphosés par la simple satisfaction de pouvoir compter dans leur patrimoine ce chef d’œuvre architectural ? On nous parle de développement économique lié à l’investissement et nous le croyons mais si la seule émergence d’une telle structure suffisait à faire refleurir l’économie locale et à inverser la perte démographique, en dehors de toute réflexion d’envergure sur l’aménagement global du territoire qui ne se limite pas à Châlons, ni à son agglomération, ça se saurait ! … Au contraire : M. Bourg-Broc persiste à faire cavalier seul, à foncer sans concerter, sans tenir compte des avis éclairés qu’il balaye d’un revers de qualificatif cinglant, sans même permettre le débat en conseil communautaire, alors qu’il sait pertinemment que son projet va demander de gros efforts financiers à la CAC ! Comment envisage-t-il la coordination sur le territoire marnais de la programmation des différentes salles de spectacle ? A quel moment travaille-t-il sur des projets de territoire en dehors de la recherche de financement de « son paquebot » ? A quel moment joue-t-il la carte de la mutualisation à la place de celle de l’arbitraire de la décision ? Car enfin, M. Bourg-Broc nous affirme que personne n’a été pris en traitre sur ce dossier : tout est connu depuis mars 2008 et les chalonnais ont été sollicités par téléphone… De qui se moque-t-il ? Les dossiers importants ne sont jamais traités en commissions municipales et présentés au conseil à partir de 22h pour limiter les temps et les possibilités de débat, les consultations se limitent à l’enquête téléphonique (On apprend ainsi dans l’Union que « 37 % des 4 500 Châlonnais sondés à l'époque souhaitaient prioritairement un nouveau parc avec salle de spectacles »… !!! Et que souhaitaient donc les 63 % restants ?)
Nous avons retrouvé les bisounours, ils sont toujours pleins de couleurs et dopés aux anxiolytiques. Nous croyons même savoir que ce sont eux qui répondent aux enquêtes téléphoniques de M. Bourg-Broc qui vit avec eux dans le monde merveilleux où, ensemble tout est possible, à condition de n’écouter personne !
Lien sur l'Article de l'Union paru le 19/11/09 récapitulant nos principaux arguments sur ce dossier.
01:30 Publié dans politique municipale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : parc des expositions
20.11.2009
La Nouvelle Force mobilisée à la foire de la Saint Martin dimanche 15 novembre
par Marie-Pierre BARRIERE
L'association la Nouvelle Force a tenu un stand toute la journée Boulevard du Maréchal Leclerc durant la foire de la Saint Martin. Le montage du stand, une aventure apparemment pitoresque pour les plus matinaux qui ont pu bricoler à loisir... Il s'agissait de fixer au mieux les trois couleurs de notre association qui, nous le rappelons fédère des membres de sensibilités différentes: rose, orange et verte! Trois couleurs vives et associées pour plus de convivialité et de créativité!
Cette manifestation fut l'occasion de nous faire mieux connaître des châlonnais avec qui nous avons eu de bons contacts grâce à l'énergie de nos clémentines et aux sourires provoqués par nos bonbons... Mais nous souhaitions surtout diffuser notre dépliant concernant le projet municipal de Parc des Exposition. A l'évidence notre mobilisation sur ce dossier rencontre un certain écho auprès de châlonnais. De nombreuses personnes le matin ont réagi en s'arrrêtant sur notre stand. En règle générale les gens sont dubitatifs, voire en colère: le projet est trop ambitieux et et son impact fiscal sera considérable. Notre campagne de distribution de dépliants dans les boîtes aux lettres avait manifestement permis à certains de réfléchir à la question...
Nous remercions MM. Bourg-Broc et Devaux d'être gentiment venus nous saluer et les encourageons à s'intéresser de près à toutes les réflexions et à l'expertise que peut apporter notre association: nous leur rappelons que notre projet d'opposition était de nous montrer constructifs et pour cela, de faire des propositions et de travailler dans l'intérêt des châlonnais. Dans le prolongement de nos campagnes d'information auprès des habitants des quartiers, des conseillers municipaux et communautaires, nous prévoyons la tenue d'un débat public le 15 janvier prochain à la Salle Pelloutier. Tous les châlonnais y sont d'ores et déjà invités pour débattre de l'opportunité et de la réalisation du futur Parc des Expositions.
La démocratie participative est en marche à Châlons! Nous y tenons! Au passage, nous sollicitons toutes les bonnes volontés de quelques bords qu'elles soient pour qu'elles nous rejoignent dans ce combat.
01:49 Publié dans politique municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : démocratie participative, foire de la st martin, parc des expositions
11.10.2009
Quelle participation des citoyens voulons-nous dans notre collectivité ?
par Marie-Pierre BARRIERE
La question qui sous-tend la restructuration de la gestion des centres sociaux de la ville de Châlons en Champagne est bien celle-ci : quelle participation des citoyens voulons-nous dans notre ville?
L’enjeu de la municipalisation des centres sociaux serait fonctionnel
Tel que le prévoit le projet, leur gestion sera assurée à l’avenir par une régie personnalisée dotée d’un budget distinct de celui de la ville et d’un conseil d’administration dont les membres sont désignés par le conseil municipal.
Aujourd’hui, les centres sociaux sont gérés par leurs adhérents qui, réunis en assemblée générale votent les grandes orientations et prennent les décisions dont ils confient l’exécution au conseil d’administration.
Qu’est-ce qui détermine la ville à agir de la sorte ?
- Première raison : Les dysfonctionnements du Centre Social Emile Schmit
On a dû nommer en janvier 2009 pour ce Centre social un administrateur provisoire en remplacement d’un conseil d’administration en grande partie démissionnaire. La situation préoccupante s’est encore aggravée avec la suspension de l’agrément de la Caisse d’Allocation Familiale qui consistait en un accompagnement financier des activités proposées par le Centre.
Mais les adhérents n’ont jamais été réunis en AG pour être consultés sur le devenir du CSC et prendre leurs responsabilités sur ce sujet. Le courrier de M. Campagnolo, administrateur et trésorier du CSC Schmit, à Alain Goze qui avait interpellé en juillet le conseil municipal à ce sujet, est particulièrement éclairant du mépris dans lequel on a tenu les adhérents : « Fallait-il imposer cette situation paroxystique à l’Assemblée Générale ? Dans un sursaut démocratique d’unanimité, la sagesse des administrateurs l’a emporté et nous nous félicitons du travail effectué jusqu’à ce jour par l’administrateur provisoire… » nommé par la ville. Le propos d’A. Goze n’était bien sûr pas de mettre en cause le travail fourni par qui que ce soit mais de rappeler les règles de fonctionnement de la structure associative au respect desquelles on a manifestement préféré le calme d’une gestion sans vague…
- Deuxième raison : La ville reproche aux associations qui gèrent les centres sociaux châlonnais de ne pas pouvoir-vouloir travailler ensemble.
Elisa Schajer dans un article de l’Union du 1er octobre s’exprime ainsi : « Cela fait un moment que nous tentons de les faire travailler ensemble et là, brutalement, ils sont prêts à le faire, alors que nous proposons la mise en place d'une nouvelle structure de gestion. Est-ce que je peux y attacher de la valeur ? »
Or, cela fait plusieurs mois que les associations réfléchissent à la possibilité de créer une association de gestion commune dans le cadre du renouvellement de contrat avec la CAF…
Ensuite, on peut objecter à Mme Schajer que la « mutualisation » telle que la comprend la ville manque quelque peu d’ambition puisqu'elle consiste de façon limitée au seul rapprochement fonctionnel des CSC Vallée St Pierre et Schmit, sans doute pour remédier aux problèmes financiers et techniques que rencontre le deuxième et à la probable diminution d'activité du premier avec la disparition programmée du quartier de la Vallée St Pierre dans sa configuration actuelle. A l'opposé, les présidents et directeurs de Centres Sociaux souhaiteraient, quant à eux créer une véritable synergie entre les quatre structures dont les quatre CA seraient remplacés par un CA unique auquel on adjoindrait localement des Conseils d'usagers
D’autre part, il semble bien que ce que cache la volonté de la ville de reprendre en main la gestion des centres sociaux soit d’un autre ordre que la seule possibilité d'une meilleure « mutualisation ». En effet, lors de la réunion du 8 septembre du conseil d’administration du CSC Vallée St Pierre le conseil d’administration a affirmé que la mutualisation telle que la concevaient les différents directeurs et présidents de CSC prêts à s'associer était de leur point de vue « un outil de communication permettant de consolider la parole associative vis-à-vis de l’Etat ou des collectivités locales. » Et il serait malhonnête de ne pas le reconnaître : dans le contexte d’une ville où la démocratie participative ne fonctionne pas, où les instances de participation que sont les conseils de quartier ne sont consacrées qu’à diffuser de l’information auprès des habitants comme on l’a vu encore récemment le premier lundi d’octobre avec l’analyse de la thermographie aérienne, les associations de gestion des Centres Sociaux et Culturels peuvent effectivement être considérées comme des contre-pouvoirs, de potentielles opposantes, des empêcheuses de marcher droit, en tout cas des organes inefficaces eu égard à une volonté de rentabilité de la gestion publique… Face à ce risque, la ville, prisonnière de sa conception UMP du pouvoir, verrouille... Bien à tort, selon nous!
- Troisième raison : « C’est pour le bien de la population »
Elisa Schajer affirme avoir les mêmes objectifs que les trois directeur de centres sociaux de Châlons : transversalité, mutualisation, efficacité, « que les personnels travaillent ensemble et que les adhérents se rencontrent davantage sur des actions dynamiques ». C’est louable ! Mais pourquoi dans ce cas, vouloir créer une structure directement régie par la municipalité et retirer aux adhérents des quartiers, plus nombreux répartis sur quatre antennes que concentrés dans une seule, les décisions et la responsabilité du fonctionnement de ces centres ? La ville paye, elle peut être ambitieuse, dit-elle en substance ! Evidemment ! Nous ne pouvons la contredire sur ce point. Mais en quoi, les habitants d’un quartier ne pourraient pas être eux-mêmes en mesure de formuler et de réaliser des ambitions pour leur quartier ?
L’enjeu de la municipalisation des centres sociaux est politique
De quel « bien » parle Mme Schajer ?
Nous pensons à l’inverse que plus on associe les habitants au sein d’organismes soutenus par la municipalité, plus la démocratie avance et plus progresse la conscience du citoyen, le plus grand des biens à préserver, entretenir et faire grandir quand on est élu d’une collectivité locale.
Car si nous posons à nouveau la question qui constitue le titre de cet article, nous voyons bien en quoi la réponse de la municipalité actuelle diffère de celle que La Nouvelle Force Pour Châlons avait construite au travers de l’élaboration de son programme pour les dernières élections municipales.
Envisager la participation des citoyens sous l’angle de la consommation de services dans l’intérêt du châlonnais qui se voit dispenser une prestation comme une autre au Centre Social et Culturel de son quartier n’est pas notre conception d'une réelle participation. Nous souhaitons, à l’opposé de cette vision réductrice et infantilisante car elle ne fait pas confiance, que soit véritablement reconnu dans notre ville le rôle des citoyens acteurs et décideurs à qui on confie une part conséquente de l’animation de la vie sociale de leur quartier, notamment grâce aux associations de gestion des Centres Sociaux et Culturels qui ont un pouvoir et des compétences en la matière.
Et si Mme Schajer a quelque chose à reprocher à l’actuelle gestion des CSC et déplore le manque d’investissement des adhérents, c’est à elle et à l’ensemble du conseil municipal d’accompagner à la responsabilité les habitants à qui on aura enfin décidé de faire confiance. Cela ne pourra pas se faire dans le cadre d’une régie personnalisée, nous en sommes pour notre part intimement convaincus parce qu’accompagner à la responsabilité ne peut pas consister à reprendre le contrôle dans un organisme centralisé ! « Nous ne voulons pas de cette solution de régie administrative. Nous, on pense collectivement. Nous voulons conserver une version associative. Nous y sommes viscéralement attachés, parce que les gens se sentent davantage concernés. » Et Patrick Bourlon, du CSC Vallée Saint-Pierre d'ajouter : « Si le projet vient de la Ville, les bénévoles se sentiront nettement moins investis… » (propos extrait de l'article de L'Union du 1er octobre)
Dans ce nouveau contexte de municipalisation, quelle place sera faite au service rendu, aux valeurs de dévouement et d'engagement, primordiales dans une société tout entière gouvernée par la notion de profit? Nous laisserons le mot de la fin à Chantal Blot, présidente du CSC Rive Gauche qui dans un autre article tranche ainsi cette question: « Pour ma part, le bénévolat institutionnel n'est plus du bénévolat. Je n'aurai donc plus aucun intérêt à m'investir dans le conseil d'administration si celui-ci est bien évidemment maintenu »
Pour télécharger la lettre que les bureaux des associations ont envoyée aux adhérents:
Lettre aux adhérents des centres sociaux.doc
Pour visionner un document powerpoint réalisé par Alain Goze et expliquant les enjeux réels et les conséquences de la création d'une régie personnalisée:
16.09.2009
BBB, enterre la « Carte Jeune », sitôt apparue, sitôt disparue !
par Alain GOZE conseiller municipal La Nouvelle Force Pour Châlons
La décision a été prise dans la plus grande discrétion, comme par hasard, les « trompettes de la renommée » ont mis leur sourdine et pour cause….
A l’origine la Carte Jeune est un « coup politique » de notre nouveau sous ministre Apparu, qui à l’époque était adjoint au maire chargé de la jeunesse et de la communication.
Voici, ce que j’écrivais en septembre 2006, à propos du lancement de la Carte Jeune dans la tribune politique du Fil du Mau :
« Un coup politique mal ficelé ! Quelle surprise de découvrir dans l’ordre du jour du dernier conseil municipal une délibération portant sur la création d’une carte jeune pour les 16-22 ans. Depuis la proposition d’élaborer une carte jeune à la fin de l’année 2005 par le CES, aucun projet n’avait été soumis aux conseillers municipaux. Pourquoi ce silence ? Pourquoi la commission municipale de la jeunesse, les acteurs associatifs locaux et les centres sociaux et culturels n’ont-ils pas été associés à la démarche pour être partenaires du projet ? A ces questions, BBB et son adjoint à la jeunesse, Benoît Apparu, ont été incapables d’apporter le moindre élément justifiant leur précipitation. Une carte jeune peut être un levier intéressant pour favoriser et aider tous les publics jeunes à la mobilité, à la formation, à la prévention… si elle s’intègre à une politique jeunesse centrée sur l’insertion sociale et professionnelle des jeunes. Malheureusement, à Châlons, ce n’est pas le cas puisque le projet de BBB et de son adjoint vise principalement à développer la consommation d’activités de loisirs proposées par le secteur privé concurrentiel. Ce projet est en réalité un coup politique mal ficelé et improvisé sur le fond ; une pratique qui devient hélas récurrente dans la gestion des affaires locales par BBB et son équipe. »
A partir de plusieurs exemples en provenance de collectivités locales qui avaient déjà mis en place le dispositif Carte Jeune, lors des débats en conseil municipal, j’avais alerté le sous-ministre sur l’échec prévisible de l’opération, dès lors qu’elle que celle-ci ne s’appuyait pas sur une politique jeunesse d’insertion sociale et professionnelle pour tous les jeunes..
Personne n’en avait tenu compte, BBB et B. Apparu ironisant comme d’habitude sur les conseils du « professeur Goze ».
Malheureusement les faits me donnent raison. Très peu de jeunes ont adhéré à la démarche de consommation culturelle très sélective pour laquelle les principaux acteurs associatifs notamment n’avaient pas été associé (en 2007 : 91 cartes achetées).
Pour clore ce chapitre peu glorieux, BBB a décidé en bureau municipal qu’il n’y aurait pas de communication spéciale sur le sujet souhaitant faire l’impasse sur son échec et le coût de l’opération Carte Jeune sur trois ans de durée de vie.
Je n’oublie toujours pas en effet les moyens mis en œuvre lors de la Foire des Expositions à l’époque, avec le stand de la Ville dédié entièrement au lancement de la Carte Jeune et la communication faite pour cela, quel faste, quelle mise en scène pour valoriser l’opération !
Aujourd’hui, pour cacher l’échec qui est aussi et surtout celui de son concepteur le sous- ministre d’Etat B. Apparu, les lumières de la scène politico/médiatique sont éteintes.
Il ne faut surtout pas faire de l’ombre à la petite « star » locale, celle que le journal « le Canard Enchaîné » a épinglée cet été en titrant : si vite Apparu, si vite disparu !
21:17 Publié dans politique municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : carte jeune, châlons en champagne, politique jeunesse
19.02.2009
Le plan de relance économique ne bénéficiera pas à Châlons!
Rappel : Le plan de relance se veut massif dans son volume d'intervention et rapide dans son exécution. Il représente un effort de soutien à l'activité de 26,5 milliards d'euros (soit 1,3 % du PIB), qui se répartit en trois postes principaux :
- 11,4 milliards d'euros seront remboursés aux entreprises pour desserrer les contraintes pesant sur leur trésorerie, dans le cadre des dispositions prises par la loi de finances rectificative pour 2008 ;
- 11,1 milliards d'euros concernent des interventions directes du budget de l'Etat. Les crédits seront ouverts par la loi de finances rectificative pour 2009 ;
Il s'agit en particulier du remboursement des créances au titre du crédit d'impôt recherche et du report en arrière de déficit, ainsi que de la mensualisation du remboursement des crédits de TVA.
- 4 milliards d'euros d'investissements supplémentaires seront réalisés par de grandes entreprises publiques, pour moderniser et développer les infrastructures ferroviaires, énergétiques et les services postaux.
Le plan de relance en France donne résolument la priorité à l'investissement, qui est un facteur durable de la vie économique. Il procure de l'activité, mais aussi de l'emploi, et permet de renforcer la compétitivité du pays. A la différence de l'Angleterre qui donne la priorité à la relance par la consommation et l'Allemagne qui fonde son plan de relance à la fois par l'investissement et par la consommation.
Il convient de préciser aussi que si le plan de relance économique en France représente 1,3% du PIB, chez nos principaux partenaires Européens il se situe plutôt à hauteur de 3% du PIB.
Pour la Marne :
le plan de relance économique représente 32,9 millions d'euros comme l'a titré le journal l'Union « Pour les routes et les vieilles pierres »
Pour Châlons-en-Champagne :
une enveloppe de 10 millions d'euros est prévue pour la création d'une unité supplémentaire pour malades difficiles à l' EPSDM et une partie de l'enveloppe à partager avec Reims et Charleville Mézières pour la rénovation du centre pénitentiaire.
Le plan de relance économique doit fédérer de nombreux acteurs
- Les collectivités locales qui réalisent les trois quarts des investissements civils en France
- L'Etat qui en réalité prévoit réellement d'investir 4 milliards d'euros, le reste faisant partie de collectifs budgétaires déjà programmés ou de retards de paiements dans le cadre des contrats Etat/Régions
- Les Entreprises publiques qui se sont engagés pour une somme équivalente
LE PLAN DE RELANCE ECONOMIQUE : 1000 PROJETS
Le plan de relance concerne 1000 projets, répartis sur l'ensemble du territoire français, choisis pour leur capacité à démarrer immédiatement, à accélérer l'activité et favoriser l'embauche, avec un effet multiplicateur permettant d'entraîner d'autres investissements, réunissant ainsi les conditions d'un impact concret, massif et rapide pour une relance rapide et durable de l'économie.
La ville de Châlons-en-Champagne pouvait donc faire émarger un certain nombre de ses projets en cours de réalisation ou à réaliser dans les mois à venir.
Ce plan de relance économique représentait pour notre ville un vecteur à la fois économique, social et de communication extrêmement important pour tenter d'enrayer la spirale du déclin dans laquelle nous nous enfonçons depuis plusieurs années.
| - Le tandem BBB/APPARU incapable de valoriser nos projets de développement de territoire - CHALONS manque le rendez-vous des 1000 projets du plan de relance économique |
Dans ce plan de relance il y a quatre grands champs d'actions au sein desquels nous pouvions valoriser nos projets (certains étant déjà financés par l'Etat)
- Infrastructures et Equipements civils avec notamment l'entretien du réseau routier et la modernisation des itinéraires et réalisation d'équipements collectifs:
La 2ème tranche du périphérique - La déviation de la RN444 (Chepy) - Restructuration du Parc des Expositions RIEN !
- Enseignement supérieur, requalifier ou redynamiser des sites d'enseignement supérieur ou de recherches existants
L'ENSAM de Châlons pouvait émarger dans ce chapitre
- Patrimoine avec le soutien ou l'accélération aux projets du ministère de la Culture :
L'EGLISE Saint Alpin - Le Centre National des Arts du Cirque - l'Eglise Notre Dame en Vaux (Patrimoine de l'Unesco) - la cathédrale Saint Etienne - RIEN !
- rénovation des bâtiments publics de l'Etat, « un Etat exemplaire »
Châlons-en-Champagne capitale régionale administrative, rien n'est prévu pour la Cité Administrative « Tirlet » alors que des crédits sont affectés pour la rénovation de la Cité Administrative de Chaumont
- Dispositifs de soutien à l'investissement avec le volet rénovation urbaine
Les crédits de l'ANRU sont abondés. Est-ce que les travaux de restructuration de la Bidée/Orléans seront accélérés ? A-t-on redéposé le dossier de restructuration de la Vallée Saint Pierre ? RIEN, silence absolu sur ces dossiers.
Dans le domaine de la solidarité une enveloppe budgétaire est prévue pour les centres d'accueil d'hébergement et l'aide alimentaire, que fait Châlons et le CCAS ? RIEN silence absolu !
| Crise Economique et Sociale le tandem BBB/APPARU joue la grande muette ! |
La crise économique et sociale frappe lourdement et vraisemblablement durablement la France. D'ores et déjà, le nombre de chômeurs et de Rmistes augmente et tous les jours la liste s'allonge des entreprises qui rencontrent de sérieuses difficultés. Aucun secteur ne semble épargné.
Dans ce contexte, les collectivités territoriales sont en première ligne. Elles sont d'ores et déjà particulièrement sollicitées, notamment au titre de leurs politiques publiques de solidarité.
Pour autant, les collectivités locales doivent faire face à une crise structurelle de financement dont l'Etat a l'entière responsabilité : transferts partiellement compensés, plafonnement des recettes fiscales et diminution des dotations.
Cette situation est aggravée par la crise économique qui fait chuter les recettes les plus dynamiques, notamment celles liées aux droits de mutation qui accusent un repli considérable.
Sur l'analyse et les conséquences des effets de la crise économique et sociale le tandem BBB/APPARU est d'une discrétion absolue comme si Châlons se trouvait hors du temps.
Ce tandem si prompt à communiquer pour valoriser son image en temps ordinaire et à nous éblouir avec le Grenelle Locale de l'Environnement est « aux abonnés absents » de la crise.... !
Malgré plusieurs interventions au conseil municipal les invitant à s'exprimer, à manifester leur solidarité la seule réponse qu'ils ont apportée c'est d'augmenter la tarification des services publics locaux sans manifester la moindre désapprobation sur la diminution des dotations financières de l'Etat
Ceci est inacceptable, incohérent voire méprisant pour nos concitoyens ! A situation exceptionnelle, il convient de proposer des mesures particulières et adaptées pour maintenir la cohésion sociale de nos territoires de vies.
Aujourd'hui à côté des exclus, des familles en grande pauvreté il y a aussi les classes moyennes de la société qui sont touchés par la crise économique et sociale.
Les châlonnais n'échappent pas à cette situation aussi nous proposons :
- De geler les augmentations tarifaires des services publics locaux prévues au BP 2009 (Restauration scolaire +5% - centres de loisirs +3,5%
- de redimensionner financièrement le projet « pharaonique » de restructuration du Parc des Expositions
- De mettre en place un observatoire de prévention sociale regroupant des élus de la ville et du CCAS, des représentants de l'Etat, de la Région, du Département, de la CAC, des partenaires sociaux, des bailleurs sociaux, de la Chambre de Commerce, de la Fédération des Artisans, de l'ANPE /ASSEDIC, de la mission locale, de la Banque de France, de la CAF, des Centres Sociaux....
Objet de cet observatoire
Ø relever les indicateurs mensuels comme l'augmentation des impayés en restauration scolaire ; des expulsions locatives pour impayés, des dossiers de surendettements, des impayés eau - gaz - électricité, des demandeurs d'emplois et des Rmistes..... ;
Ø Proposer des moratoires et des soutiens adaptés afin d'aider tout ceux qui ont besoin d'être accompagnés pour surmonter la crise économique et sociale ;
Ø Concevoir la création d'un fonds social d'urgence entre les collectivités territoriales et l'Etat.
00:18 Publié dans politique municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : plan de relance, crise, observatoire de la prévention sociale, parc des expositions
12.01.2009
Une Marianne d’ « Air » pour le Grenelle Local de l’Environnement
Par Martine THIBERT
Mi-octobre 2008 nous apprenions, un peu par hasard, le lancement à Châlons d’un Grenelle Local de l’Environnement (GLE), premier du nom en France, devant se dérouler du 15 octobre 2008 au 15 avril 2009, soit 6 mois.
Les élus de la ville ont pris connaissance de ce Grenelle lors d’une réunion d’information le 13 octobre 2008, aucune communication n'ayant été faite, aucun dossier n’ayant été transmis auparavant.
A l’annonce de la mise en place de ce GLE, étant personnellement très concernée par le sujet, je ne pouvais que me réjouir et souscrire à la démarche.
Mais déjà l’organisation et la présentation de ce Grenelle laissaient à désirer :
- Une période de 6 mois seulement pour un tel « chantier »
- Sortir un GLE, comme un lapin d’un chapeau, le 13 octobre pour sa mise en place le 15 octobre sans que personne ne soit au courant,
- Convoquer des personnes, et leur imposer des groupes de travail, sans les avoir consultées,
- Réclamer la participation active des châlonnais et organiser les premières réunions en pleine journée, voire à 9 h 30 du matin,
C’était plutôt mal parti ! Ne serait-ce qu’une opération de communication ?
Mais étant d’un naturel optimiste, je me suis dit : attendons un peu et essayons au moins de nous investir.
J’ai commencé par consulter le site internet du GLE, où l’on était sensé retrouver toutes les informations. Mais à mon plus grand étonnement, pas de calendrier des réunions des groupes de travail, pas de comptes rendus des réunions !
J’ai réussi à assister au mois de novembre à une réunion du groupe 2 – Préservation du patrimoine naturel. Sur le site internet, la réunion était prévue à 14 h (pas très pratique pour les gens qui travaillent), et les convocations écrites indiquaient 14 h 30 (!!!). Environ 25 personnes assistaient à cette réunion. J’étais le seul quidam, les autres étant des représentants des différentes collectivités locales, professionnels et autres associations. Une réunion très technique ou le commun des mortels n’a pas grand-chose à dire, si toutefois il comprend quelque chose.
Lundi 5 janvier 2009 : réunion de quartier, avec comme thème : Le Grenelle Local de l’Environnement.
Une bonne occasion de faire le point, à mi-parcours.
Les représentants de la municipalité nous informent avec fierté de l’attribution à la Ville d’une Marianne d’Or pour son initiative, unique en France, et insistent sur l’importance de la démarche et sur l’engagement indispensable des habitants.
Et voici ce qu’il est ressorti de cette réunion :
- un grenelle local de l’environnement sur une période de 6 mois seulement ? pour la mise en place rapide de dispositifs simples ! (ça c’est ambitieux).
- les groupes de travail sont constitués d’administratifs et de professionnels. (et la participation des habitants dans tout ça ?)
- Les horaires des réunions ont été revus. Les prochaines sont prévues à 17 h (toujours aussi pratique !).
- Le site internet est toujours incomplet : pas de calendrier des réunions des groupes de travail, très peu de comptes-rendus de réunions (vive l’information !).
- Des chartes de l’environnement existent déjà, elles ne sont évoquées nulle part et aucun bilan n’est fait.
- Financement du GLE ? en fonction des décisions arrêtées.
En attendant, aucune provision prévue au budget 2009.
- Démarche HQE (haute qualité environnementale) pour le projet du futur Parc des Expositions ? non, trop coûteux.
- Une vraie piste cyclable à Châlons ? pas possible. Etude au cas par cas en fonction des réfections de chaussées.
On peut déjà s’interroger sur les ambitions de la Ville dans le domaine de l’environnement et de la démocratie participative. Beaucoup de discours mais pas d’effet. Le Grenelle Local de l’Environnement de Châlons ressemble de plus en plus à un beau ballon de baudruche, bien gonflé et rempli d’air. On va nous rappeler au bout de six mois qu’il faut fermer le robinet quand on se lave les dents, qu’il faut trier ses déchets et remplacer ses vieilles ampoules !!!
Comment peut-on encore croire aux ambitions de la ville, quant on s’aperçoit qu’aucun financement n’est prévu.
Comment compte-t-elle mettre en application les décisions prises à l’issue de ce Grenelle ?
Dans 3 mois, les conclusions. J’ai hâte !!!
23:17 Publié dans politique municipale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : grenelle local de l'environnement, démocratie participative, conseils de quartiers
17.12.2008
ALERTE ROUGE Zone de turbulences et de dépressions
Le budget primitif (BP) de la Ville de Châlons-en-Champagne pour l’année 2009 est présenté au conseil municipal jeudi 18 décembre dans un contexte de crise financière, économique et sociale sans précédent et à terme vraisemblablement de crise politique.
Le BP subit également les effets et les conséquences des choix politiques du Président de la République et de son gouvernement qui ont décidé d’associer les collectivités territoriales au désendettement de l’Etat en diminuant le montant des dotations globales de l’Etat à destination des collectivités locales.
Ce qui est un non sens et une erreur politique et stratégique grave, car il faut le rappeler :
- à la différence de l’Etat les collectivités locales ne sont pas endettées comme l’Etat sur leur budget de fonctionnement (c’est interdit par la Loi)
- les investissement des collectivités locales représentent plus de 70% des investissements dans notre pays (il faudrait donc les soutenir et les utiliser comme un levier de développement économique)
A cela il convient d’ajouter la situation spécifique de notre ville qui est engagée depuis plusieurs années maintenant dans une dynamique de déclin avec la diminution importante de sa population environ 3000 habitants depuis 1995. Le dernier recensement fait apparaître une diminution de 1500 habitants qui est pris en compte dans le calcul de la dotation forfaitaire de l’Etat.
Traduction immédiate : une perte de recette de 782 500€ soit l’équivalent de trois points d’impôts.
Pour faire face à cette situation BBB a annoncé lors du débat d’orientation budgétaire au mois de novembre qu’il fallait que la collectivité se recentre sur ses compétences et ses missions pour faire des économies dans la mesure ou il n’augmenterait pas les impôts locaux en 2009.
Il n’a pas souhaité à l’époque précisé sa pensée, ni répondre à nos interrogations.
Aujourd’hui alors que nous entrons dans une dynamique de crise économique et sociale dont nous savons qu’elle sera très dure et qu’elle se prolongera au moins jusqu’en 2010, nous avons la traduction des choix opérés par BBB.
Le secteur de l’enfance et de la jeunesse est le premier concerné ainsi que le secteur de l’éducation à travers la restauration scolaire.
suppression des colonies de vacances organisées par la Ville
augmentation des tarifs des centres de loisirs + 3,5% en moyenne
augmentation des tarifs de la restauration scolaire de 5% en moyenne
augmentation des tarifs de la restauration scolaire pour les activités des centres sociaux également de 5%.
Le secteur du personnel n’est pas épargné lui non plus.
stagnation du poste budgétaire des rémunérations du personnel titulaire ainsi que des contractuels et ce malgré l’augmentation du point d’indice, de l’inflation et des avancements en grade des agents. Ce qui signifie vraisemblablement que des départs « en retraite » ne seront pas compensés.
Première remarque : A quoi sert de ne pas augmenter les impôts locaux si l’on augmente dans de telles proportions ces tarifs publics ? Le pouvoir d’achat des familles et notamment des plus modestes sera forcément touché une fois de plus.
Deuxième remarque : Quels seront les secteurs de l’action publique qui seront concernés par des réductions budgétaires à partir de 2010 alors que nous subirons de plein « fouet » la crise économique ?
L'analyse des prévisions budgétaires en fonctionnement et en investissement est à suivre...
19:17 Publié dans politique municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : budget 2009
21.11.2008
INDIGNATION!
Dans le cadre du Grenelle local de l’environnement, la Ville et la CAC organisent une soirée le vendredi 21 novembre 2008 du co-voiturage pour les entreprises et les administrations à l’ALLEGRA la fameuse discothèque qui est le lieu dans notre ville le plus discriminatoire pour l’accueil des jeunes notamment.
N’y avait-il pas d’autres espaces possibles pour cette soirée à Châlons ?
Pourquoi faire la promotion de l’Allegra alors que le maire a été saisi à de nombreuses reprises à la fois par moi-même comme élu et par la Police à propos des plaintes déposées par des jeunes et des familles sur le comportement de la direction de cet établissement refusant l’entrée de la discothèque à certains jeunes dont la couleur de peau ne semblait pas certainement s’harmoniser avec la décoration intérieure de la discothèque?
A-t-on oublié le contrôle inopiné effectué par SOS RACISME l’an dernier pour vérifier et confirmer les comportements discriminatoires des vigiles à l’entrée de l’établissement qui a fait la Une du journal local l’Union et des médias nationaux?
Il faudrait rappeler à monsieur le Maire qui est aussi Président de la CAC que le développement durable intègre pleinement la vie citoyenne le « vivre ensemble en société » et que cela signifie au quotidien : respect, tolérance de l’autre différent de moi ! Ce qui doit être aussi le référentiel de notre République dans sa conception de la laïcité.
Alain GOZE
18:13 Publié dans politique municipale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : lutte contre les discriminations, grnelle de l'environnement, laïcité
06.11.2008
La démocratie locale existe, nous l'avons rencontrée!
Cette semaine, Pierre Dellon, Alain Goze et Patrick Bourlon ont rencontré une quarantaine d'habitants du quartier du Mont Héry sur la sollicitation de l'association qui réunit certains d'entre eux. Il était question ce soir-là de débattre des questions et des inquiétudes soulevées par l'aménagement du quartier Mont Héry Est et par l'accueil de 300 nouveaux élèves l'an prochain au lycée St Vincent de Paul, accueil qui risque de poser des problèmes de circulation.
Le sujet n'est pas ici de restituer la teneur des propos qui se sont tenus lors de cette réunion.
Nous voulons simplement nous réjouir qu'à Châlons, soit prises des initiatives de cette nature qui font vivre la démocratie locale. A chaque fois que des habitants s'organisent en réseaux et fédèrent leurs intérêts, la démocratie gagne...
A ce titre, l'association des habitants du quartier du Mont Héry aurait sans doute beaucoup à apprendre à la municipalité châlonnaise en terme d'organisation de conseils de quartier. En effet, ces conseils s'organisent selon une dynamique verticale qui consiste davantage à exposer et expliquer qu'à consulter.
Or, si les habitants des quartiers veulent prendre des initiatives et réaliser des projets, ils ont besoin d'information que seuls les élus peuvent leur apporter. C'est peut-être cela se mettre au service des habitants. Non pas écouter leurs doléances légitimes pour se contenter ici ou là de repeindre un passage piétons ou d'implanter un poteau, mais susciter leurs initiatives et encourager leurs projets par une information claire sur les compétences des collectivités et la responsabilité propre des habitants.
Al'issue de cette réunion, l'association des habitants du Mont Héry a été reçue et entendue par la commission municipale chargée de la voierie et de la circulation, et nous sommes heureux de leur avoir servi de passerelle. Nous nous mettons à la disposition des autres amicales ou associations de quartier pour leur fournir les informations dont elles pourraient, elles aussi, avoir besoin.
23:45 Publié dans politique municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : association des habitants du mont héry, conseil de quartier, démocratie locale
29.10.2008
Précipitation
Six mois seulement!
- Pour établir un diagnostic pertinent en s'appuyant sur ce qui a déjà été réalisé, sur les initiatives que prennent ici ou là des chefs d'entreprises, des collectivités ou de simples citoyens, sur les connaissances que les habitants ont déjà de leur quartier ou de leur village, de son potentiel et de ses besoins.
- Pour sensibiliser, éduquer, convaincre de la nécessité d'autre gestes, ancrer dans la réalité des comportements d'autres pratiques de consommation.
- Pour décider, planifier, ouvrir le chantier d'envergure et d'ambition dont nous avons besoin pour que la planète soit habitable pour nos enfants demain.
- Pour s'attaquer aux "questions qui fâchent" dans notre région d'agriculture intensive: pesticides, agrocarburants, OGM...
Six mois pour l'instant!
Six mois de réflexion en commissions dont on espère que les feuilles de route ne sont pas écrites à l'avance.
Six projets d'événements mangeurs de temps et d'énergie qui risquent de nous faire passer à côté de l'essentiel.
Et si ces six premiers mois n'étaient qu'une introduction? La mise en souffle, le sas ouvert sur les horizons larges de la société du XXIème siècle, cette société qu'il nous reste à construire aussi éloignée que possible de celle qui ne repose souvent que sur la seule surface des choses, brillante et virtuelle...
Pour que ce Grenelle serve, il faut lui insuffler l'énergie des avant-propos, de ceux qui créent la nécessité de poursuivre la lecture et d'aller jusqu'au terme du livre...
Parce qu'il n'y aura pas de développement durable sans courage, sans patience, ni sans endurance!
23:58 Publié dans politique municipale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : grenelle local de l'environnement










