27.09.2009

Au sujet de la consultation du 3 octobre concernant la Poste

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par Marie-Pierre BARRIERE

 

Comme le rappelle le texte émanant du Comité national contre la privatisation de La Poste, « la transformation en société anonyme constitue la première étape d’une privatisation programmée de La Poste » parce qu’à chaque fois que « l’état a effectué ce type d’opération, il a fait entrer des capitaux privés dans la société anonyme (France Télécom, EDF, GDF…) avec des conséquences immédiates: réductions de la qualité du service, suppressions massives d’emploi, augmentations tarifaires, priorité à la satisfaction des actionnaires. »

Il n’y a pas de problème financier à la Poste mais quand on veut tuer son chien… Et dire que c’est l’Europe qui nous contraint à la libéralisation, c’est encore accuser un autre chien pour se dédouaner d’assumer une politique libérale…

Si on associe désormais au service postal la notion de rentabilité et celle de plus-value, le risque est grand que le service ne soit plus équitablement rendu, parce que la distribution de courrier dans certaines zones reculées ne sera pas rentable et donc pas assurée.

C’est vrai! Mais il nous semble aussi qu’il est urgent de poser la problématique du service public dans cette affaire:
-    Quels types de services? Ainsi, il n’est pas sûr qu’il ne faille pas libéraliser les services financiers que rend la Banque Postale.
-    Qui les assure? Car si l’Etat doit s’assurer de la qualité, de la continuité et de l’efficience du service rendu, il peut ne pas en assurer le fonctionnement par ses propres moyens
-    Comment les financer? Quelles collectivités s’en chargent? Quelle part de financement public, privé, du consommateur-usager?

C’est bien la place et le rôle de l’Etat dans le service public qui est en question en filigrane.

Nous irons donc nombreux voter NON au projet gouvernemental de privatisation de la Poste mais nous refusons de nous opposer sans exiger une réflexion de fond sur l’avenir des services publics!
Ouvrons le débat et dépassons nos revendications corporatistes pour imaginer de vraies solutions d’avenir!

20.09.2009

Affaiblir les services publics, est-ce affaiblir la démocratie?

services publics.jpgPar Marie-Pierre BARRIERE


Le député socialiste Michel Vauzelle a lancé en mars dernier une pétition demandant d'inscrire la défense des services publics dans la constitution. Alain Goze, président de l'Association La Nouvelle Force a signé cette pétition, et moi, secrétaire générale de cette même association, je m'interroge et je n'ai pas encore pris ma décision...


On ne peut qu'être favorables à la protection des services publics mais de quels services parle-t-on et quel sens recouvre en fait la notion de service public?


Nous devons nous battre et lutter contre ce que le gouvernement actuel prétend affaiblir sous couvert d'en accroître la qualité: l'accès équitable de tous à certains services publics...


Nous devons préserver la spécificité de notre modèle français qui préserve tout un pan de l'activité humaine de notre pays des dangers de la concurrence.


Mais nous devons aussi nous interroger sur la capacité de l'Etat à assumer toutes les fonctions qui lui ont été conférées et qui paralysent parfois l'initiative du citoyen, tout en alourdissant la dette publique...


En clair, le débat est possible sur cette question et je me permets de l'ouvrir ici...
Amis d'ici ou d'ailleurs... Si vous voulez me convaincre... A vos claviers... Et merci d'avance pour votre aide!

Y en a marre de la Réforme qui justifie toutes les régressions

dominique versini.jpgPar Marie-Pierre BARRIERE

 

 

Le 6 mars 2000, le gouvernement votait une loi créant un Défenseur des enfants pour montrer son attachement au respect effectif des droits fondamentaux des enfants.
Il s’agit d’une institution d’Etat qui a le statut d’autorité indépendante afin de pouvoir intervenir de façon neutre et impartiale.


Son rôle
: défendre et promouvoir les droits des enfants définis par la loi ou par un engagement international comme celui de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE)


DEFENDRE : L’originalité de cette institution est qu’elle reçoit la réclamation du mineur lui-même ou des associations et qu’elle privilégie la résolution par la médiation plutôt que par le recours contentieux. Le défenseur des enfants peut proposer des modifications législatives aux pouvoirs publics. Tel a été le cas avec la création en 2002 d’un nouveau délit permettant de pénaliser les clients de prostitués âgés de 15 à 18 ans..


PROMOUVOIR : Le rôle du Défenseur des enfants dépasse le traitement des réclamations et s’inscrit dans une réflexion de société sur les grandes questions concernant les enfants : proposition de réformes législatives sur les grandes questions de société (statut des tiers beaux parents), d’amélioration des politiques publiques (rapport sur la souffrance des adolescents ayant engendré la multiplication des maisons de l’adolescent), de recommandations relatives aux mineurs isolés, aux tests ADN, à la justice des mineurs…


Le défenseur des enfants, c’est aussi :
60 correspondants territoriaux qui le représentent sur tout le territoire
32 jeunes ambassadeurs effectuant un service civil volontaire qui ont sensibilisé 50 000 enfants dans 12 départements en 3 ans

Nommée Défenseure des enfants le 29 juin 2006 par décret du président de la république pour un mandat de 6 ans, Dominique Versini a appris la semaine dernière que deux projets de loi présentés lors du dernier conseil des ministres prévoyaient la suppression sans aucune concertation préalable de cette institution. Il s’agit clairement ainsi de réduire son champ d’intervention et de diluer ses missions par la création d’un nouveau défenseur des droits non strictement limités à ceux des enfants. Il se trouve que les dernières prises de position de Dominique Versini en faveur d’enfants qui vivent dans des situations qui ne sont pas formellement interdites par le droit français mais qui sont contraires à leur intérêt supérieur au sens de la convention nationale des Droits de l’Enfants a pu gêner aux entournures un gouvernement qui promeut certaines pratiques contraires au respect de ces droits. D. Versini a ainsi été amenée à prendre position sur la présence d’enfants dans les centres de rétention administrative, le traitement réservé à certains mineurs étrangers isolés ou l’accès aux soins des enfants de Mayotte…

Mobilisons-nous pour protester contre cette nouvelle atteinte aux droits dans notre pays !

 

Pour signer la pétition, cliquez ici

 

Pour en savoir plus, cliquez ici

16.09.2009

BBB, enterre la « Carte Jeune », sitôt apparue, sitôt disparue !

carte jeunes.JPGpar Alain GOZE conseiller municipal La Nouvelle Force Pour Châlons

 

La décision a été prise dans la plus grande discrétion, comme par hasard, les « trompettes de la renommée » ont mis leur sourdine  et pour cause….

A l’origine la Carte Jeune est un « coup politique » de notre nouveau sous ministre Apparu, qui à l’époque était adjoint au maire chargé de la jeunesse et de la communication.

Voici, ce que j’écrivais en septembre 2006, à propos du lancement de la Carte Jeune dans la tribune politique du  Fil du Mau :

« Un coup politique mal ficelé ! Quelle surprise de découvrir dans l’ordre du jour du dernier conseil municipal une délibération portant sur la création d’une carte jeune pour les 16-22 ans. Depuis la proposition d’élaborer une carte jeune à la fin de l’année 2005 par le CES, aucun projet n’avait été soumis aux conseillers municipaux. Pourquoi ce silence ? Pourquoi la commission municipale de la jeunesse, les acteurs associatifs locaux et les centres sociaux et culturels n’ont-ils pas été associés à la démarche pour être partenaires du projet ? A ces questions, BBB et son adjoint à la jeunesse, Benoît Apparu, ont été incapables d’apporter le moindre élément justifiant leur précipitation. Une carte jeune peut être un levier intéressant pour favoriser et aider tous les publics jeunes à la mobilité, à la formation, à la prévention… si elle s’intègre à une politique jeunesse centrée sur l’insertion sociale et professionnelle des jeunes. Malheureusement, à Châlons, ce n’est pas le cas puisque le projet de BBB et de son adjoint vise principalement à développer la consommation d’activités de loisirs proposées par le secteur privé concurrentiel. Ce projet est en réalité un coup politique mal ficelé et improvisé sur le fond ; une pratique qui devient hélas récurrente dans la gestion des affaires locales par BBB et son équipe. »

A partir de plusieurs exemples en provenance de collectivités locales qui avaient déjà mis en place le dispositif Carte Jeune, lors des débats en conseil municipal, j’avais alerté le sous-ministre sur l’échec prévisible de l’opération, dès lors qu’elle que celle-ci ne s’appuyait pas sur une politique jeunesse d’insertion sociale et professionnelle pour tous les jeunes..

Personne n’en avait tenu compte, BBB et B. Apparu ironisant comme d’habitude sur les conseils du « professeur Goze ».

Malheureusement les faits me donnent raison. Très peu de jeunes ont adhéré à la démarche de consommation culturelle très sélective pour laquelle les principaux acteurs associatifs notamment n’avaient pas été associé (en 2007 : 91 cartes achetées).

Pour clore ce chapitre peu glorieux, BBB a décidé en bureau municipal qu’il n’y aurait pas de communication spéciale sur le sujet souhaitant faire l’impasse sur son échec et le coût de l’opération Carte Jeune sur trois ans de durée de vie.

Je n’oublie toujours pas en effet  les moyens mis en œuvre lors de la Foire des Expositions à l’époque, avec le stand de la Ville dédié entièrement au lancement de la Carte Jeune et la communication faite pour cela, quel faste, quelle mise en scène pour valoriser l’opération !

Aujourd’hui, pour cacher l’échec qui est aussi et surtout celui de son concepteur le sous- ministre d’Etat B. Apparu, les lumières de la scène politico/médiatique sont éteintes.

Il ne faut surtout pas faire de l’ombre à la petite « star » locale, celle que le journal « le Canard Enchaîné » a épinglée cet été en titrant : si vite Apparu, si vite disparu !

 

Article paru dans l'Union le 21/09/09

12.09.2009

LES PAS PERDUS reviennent!

théâtre.jpgPour tous ceux qui comme nous ont aimé et veulent y retourner...

Pour tous ceux qui ont raté la première saison!

 

La Compagnie'D remet le spectacle dans la gare du

CSC de la Vallée St Pierre

les 18 et 19 septembre prochains à 20h30

et le 20 septembre à 15h30

(Il est prudent de réserver et de ne pas arriver trop tard: la jauge est réduite et les trains partent toujours à l'heure!!)

Pour vous donner un aperçu de l'enthousiasme de certains spectateurs, lisez-en une critique ici

 

Les pas perdus A3.pdf

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