19.02.2009
Le plan de relance économique ne bénéficiera pas à Châlons!
Rappel : Le plan de relance se veut massif dans son volume d'intervention et rapide dans son exécution. Il représente un effort de soutien à l'activité de 26,5 milliards d'euros (soit 1,3 % du PIB), qui se répartit en trois postes principaux :
- 11,4 milliards d'euros seront remboursés aux entreprises pour desserrer les contraintes pesant sur leur trésorerie, dans le cadre des dispositions prises par la loi de finances rectificative pour 2008 ;
- 11,1 milliards d'euros concernent des interventions directes du budget de l'Etat. Les crédits seront ouverts par la loi de finances rectificative pour 2009 ;
Il s'agit en particulier du remboursement des créances au titre du crédit d'impôt recherche et du report en arrière de déficit, ainsi que de la mensualisation du remboursement des crédits de TVA.
- 4 milliards d'euros d'investissements supplémentaires seront réalisés par de grandes entreprises publiques, pour moderniser et développer les infrastructures ferroviaires, énergétiques et les services postaux.
Le plan de relance en France donne résolument la priorité à l'investissement, qui est un facteur durable de la vie économique. Il procure de l'activité, mais aussi de l'emploi, et permet de renforcer la compétitivité du pays. A la différence de l'Angleterre qui donne la priorité à la relance par la consommation et l'Allemagne qui fonde son plan de relance à la fois par l'investissement et par la consommation.
Il convient de préciser aussi que si le plan de relance économique en France représente 1,3% du PIB, chez nos principaux partenaires Européens il se situe plutôt à hauteur de 3% du PIB.
Pour la Marne :
le plan de relance économique représente 32,9 millions d'euros comme l'a titré le journal l'Union « Pour les routes et les vieilles pierres »
Pour Châlons-en-Champagne :
une enveloppe de 10 millions d'euros est prévue pour la création d'une unité supplémentaire pour malades difficiles à l' EPSDM et une partie de l'enveloppe à partager avec Reims et Charleville Mézières pour la rénovation du centre pénitentiaire.
Le plan de relance économique doit fédérer de nombreux acteurs
- Les collectivités locales qui réalisent les trois quarts des investissements civils en France
- L'Etat qui en réalité prévoit réellement d'investir 4 milliards d'euros, le reste faisant partie de collectifs budgétaires déjà programmés ou de retards de paiements dans le cadre des contrats Etat/Régions
- Les Entreprises publiques qui se sont engagés pour une somme équivalente
LE PLAN DE RELANCE ECONOMIQUE : 1000 PROJETS
Le plan de relance concerne 1000 projets, répartis sur l'ensemble du territoire français, choisis pour leur capacité à démarrer immédiatement, à accélérer l'activité et favoriser l'embauche, avec un effet multiplicateur permettant d'entraîner d'autres investissements, réunissant ainsi les conditions d'un impact concret, massif et rapide pour une relance rapide et durable de l'économie.
La ville de Châlons-en-Champagne pouvait donc faire émarger un certain nombre de ses projets en cours de réalisation ou à réaliser dans les mois à venir.
Ce plan de relance économique représentait pour notre ville un vecteur à la fois économique, social et de communication extrêmement important pour tenter d'enrayer la spirale du déclin dans laquelle nous nous enfonçons depuis plusieurs années.
| - Le tandem BBB/APPARU incapable de valoriser nos projets de développement de territoire - CHALONS manque le rendez-vous des 1000 projets du plan de relance économique |
Dans ce plan de relance il y a quatre grands champs d'actions au sein desquels nous pouvions valoriser nos projets (certains étant déjà financés par l'Etat)
- Infrastructures et Equipements civils avec notamment l'entretien du réseau routier et la modernisation des itinéraires et réalisation d'équipements collectifs:
La 2ème tranche du périphérique - La déviation de la RN444 (Chepy) - Restructuration du Parc des Expositions RIEN !
- Enseignement supérieur, requalifier ou redynamiser des sites d'enseignement supérieur ou de recherches existants
L'ENSAM de Châlons pouvait émarger dans ce chapitre
- Patrimoine avec le soutien ou l'accélération aux projets du ministère de la Culture :
L'EGLISE Saint Alpin - Le Centre National des Arts du Cirque - l'Eglise Notre Dame en Vaux (Patrimoine de l'Unesco) - la cathédrale Saint Etienne - RIEN !
- rénovation des bâtiments publics de l'Etat, « un Etat exemplaire »
Châlons-en-Champagne capitale régionale administrative, rien n'est prévu pour la Cité Administrative « Tirlet » alors que des crédits sont affectés pour la rénovation de la Cité Administrative de Chaumont
- Dispositifs de soutien à l'investissement avec le volet rénovation urbaine
Les crédits de l'ANRU sont abondés. Est-ce que les travaux de restructuration de la Bidée/Orléans seront accélérés ? A-t-on redéposé le dossier de restructuration de la Vallée Saint Pierre ? RIEN, silence absolu sur ces dossiers.
Dans le domaine de la solidarité une enveloppe budgétaire est prévue pour les centres d'accueil d'hébergement et l'aide alimentaire, que fait Châlons et le CCAS ? RIEN silence absolu !
| Crise Economique et Sociale le tandem BBB/APPARU joue la grande muette ! |
La crise économique et sociale frappe lourdement et vraisemblablement durablement la France. D'ores et déjà, le nombre de chômeurs et de Rmistes augmente et tous les jours la liste s'allonge des entreprises qui rencontrent de sérieuses difficultés. Aucun secteur ne semble épargné.
Dans ce contexte, les collectivités territoriales sont en première ligne. Elles sont d'ores et déjà particulièrement sollicitées, notamment au titre de leurs politiques publiques de solidarité.
Pour autant, les collectivités locales doivent faire face à une crise structurelle de financement dont l'Etat a l'entière responsabilité : transferts partiellement compensés, plafonnement des recettes fiscales et diminution des dotations.
Cette situation est aggravée par la crise économique qui fait chuter les recettes les plus dynamiques, notamment celles liées aux droits de mutation qui accusent un repli considérable.
Sur l'analyse et les conséquences des effets de la crise économique et sociale le tandem BBB/APPARU est d'une discrétion absolue comme si Châlons se trouvait hors du temps.
Ce tandem si prompt à communiquer pour valoriser son image en temps ordinaire et à nous éblouir avec le Grenelle Locale de l'Environnement est « aux abonnés absents » de la crise.... !
Malgré plusieurs interventions au conseil municipal les invitant à s'exprimer, à manifester leur solidarité la seule réponse qu'ils ont apportée c'est d'augmenter la tarification des services publics locaux sans manifester la moindre désapprobation sur la diminution des dotations financières de l'Etat
Ceci est inacceptable, incohérent voire méprisant pour nos concitoyens ! A situation exceptionnelle, il convient de proposer des mesures particulières et adaptées pour maintenir la cohésion sociale de nos territoires de vies.
Aujourd'hui à côté des exclus, des familles en grande pauvreté il y a aussi les classes moyennes de la société qui sont touchés par la crise économique et sociale.
Les châlonnais n'échappent pas à cette situation aussi nous proposons :
- De geler les augmentations tarifaires des services publics locaux prévues au BP 2009 (Restauration scolaire +5% - centres de loisirs +3,5%
- de redimensionner financièrement le projet « pharaonique » de restructuration du Parc des Expositions
- De mettre en place un observatoire de prévention sociale regroupant des élus de la ville et du CCAS, des représentants de l'Etat, de la Région, du Département, de la CAC, des partenaires sociaux, des bailleurs sociaux, de la Chambre de Commerce, de la Fédération des Artisans, de l'ANPE /ASSEDIC, de la mission locale, de la Banque de France, de la CAF, des Centres Sociaux....
Objet de cet observatoire
Ø relever les indicateurs mensuels comme l'augmentation des impayés en restauration scolaire ; des expulsions locatives pour impayés, des dossiers de surendettements, des impayés eau - gaz - électricité, des demandeurs d'emplois et des Rmistes..... ;
Ø Proposer des moratoires et des soutiens adaptés afin d'aider tout ceux qui ont besoin d'être accompagnés pour surmonter la crise économique et sociale ;
Ø Concevoir la création d'un fonds social d'urgence entre les collectivités territoriales et l'Etat.
00:18 Publié dans politique municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : plan de relance, crise, observatoire de la prévention sociale, parc des expositions
18.02.2009
La politique africaine du président Sarkozy dénoncée par les femmes du Sud-Kivu
Un peu tardivement, je m’autorise à relayer une information qui nous a été transmise par M. J.P. Marchal, citoyen militant pour la paix à Châlons en Champagne. Il s'agit d'un communiqué publié le 20 janvier dernier par le CAUCUS des femmes du SUD-KIVU. Je voudrais expliquer ce que j’ai compris des enjeux de ce communiqué s’indignant contre la vision colonialiste (toujours la même !) du président Sarkozy qui entend sauver l’Afrique contre elle-même !… En espérant que les réactions et les compléments d'information afflueront sur le blog pour enrichir la réflexion...
1) Qu’est-ce qu’un caucus ?
« Caucus est un mot employé dans le monde anglo-saxon, en Suisse et au Québec pour désigner des réunions de supporters ou de membres de partis ou de mouvement politiques. » (définition extraite de l’article Wikipédia) L’influence d’un caucus s’exerce de la même façon que celle d’un lobby.
2) Le caucus des femmes congolaise du Sud-Kivu pour la paix
Créé en 2004, il regroupe des femmes du mouvement associatif, des partis politiques, des médias, des institutions publiques, des professions libérales, des confessions religieuses…
Il s’agit d’un cadre de réflexion, d’échange et de concertation entre femmes qui s’est donné une quadruple mission :
1) sortir les femmes membres des tendances politiques afin de parler le même langage de paix. Encourager l’implication et la participation des femmes dans le processus de paix et de démocratisation en République Démocratique du Congo.
2) défendre et protéger les droits et initiatives des femmes
3) promouvoir un leadership féminin
4) informer et former les femmes à la chose publique
3) Qui est la présidente de ce caucus ?
Mathilde Muhindo (en photo) est déjà venue témoigner à Châlons dans le cadre de rencontres organisées par Amnesty International, de la condition difficile dans laquelle sont placées les femmes congolaises. Elle a reçu en 2008 le prix Human Wright Watch pour son engagement militant et durable en faveur des femmes, premières victimes de la guerre au Congo, réduite au rang d’esclaves sexuels, violées (40 000 en 10 ans), exploitées sans oser porter plainte par peur des représailles.
Directrice du centre OLAME qui repère les femmes victimes, fait de la prévention après des hommes potentiels violeurs et promeut les droits et la formation des femmes, elle a intégré en 2003 le parlement transitoire de RDC en tant que membre de la société civile . Elle démissionnera deux ans plus tard, écoeurée par les manœuvres des députés, plus soucieux de se placer que de faire cesser les tueries au Congo.
Son engagement politique dépasse largement le cadre de la seule protection des femmes comme en témoignent les propos qui suivent et elle a reçu récemment des menaces de mort…
« La deuxième guerre mondiale a duré 5 ans, on s’est assis autour d’une table et on y a mis un terme. En Afrique, ça continue. Pourquoi ? Tout le monde fait la guerre interposée chez nous, soutient telle ou telle milice pour mettre la main sur une mine, refourguer des armes ou des tenues de combat. Il faut arrêter cette guerre, ce n’est pas la nôtre. Que ceux qui ont des intérêts économiques les défendent proprement, sans passer par l’extermination d’une population. » (Propos recueillis par Caroline Stevan, parus le 8 décembre 2008 dans un article du Temps)
5) L’article du Monde qui déclenche la colère des femmes du sud-Kivu
Dans le prolongement de cette position forte en faveur d’une autogestion africaine, les femmes du Sud- Kivu ont publié le 20 janvier 2009 un communiqué pour réagir aux propos de Nicolas Sarkozy rapportés par un article du Monde daté du 18 janvier. Lors de la cérémonie des vœux du corps diplomatique le 16 janvier, le président Sarkozy a en effet exposé des pistes de solution pour régler les conflits congolais, solutions qu’il entend promouvoir lors de sa prochaine tournée africaine en mars.
« L’Elysée qui s’est opposé ces derniers mois à l’envoi de troupes européennes d’interposition dans le nord Kivu veut promouvoir une nouvelle approche qui traiterait des problèmes de fond au cœur du conflit depuis des années. »
6) Les critiques du communiqué
Au rang de ces problèmes de fond, trois points sont retenus par l’Elysée. Le caucus y répond méthodiquement.
a) L’Elysée propose par l’intermédiaire d’une société mixte une exploitation commune par le Rwanda et la RDC des ressources minières congolaises qui sont au cœur du conflit.
Mentionnant les souffrances endurées par les populations congolaises à cause de la présence des réfugiés rwandais armés dont l’entrée a été facilitée par la communauté internationale, le communiqué précise de plus que « les ressources naturelles dont regorge la RDC ne peuvent en aucun cas constituer une opportunité ou du moins un moyen pour le président Sarkozy de réconcilier la France avec le Rwanda sous prétexte de vouloir ramener la paix dans le sud-Congo. » L’interrogation est posée de la reconnaissance des frontières africaines posées en 1885 par la conférence de Berlin ainsi que du statut précis de cette société mixte par action…
« Si M. Sarkozy prétend devenir le « sauveur » des congolais, nous l’invitons à s’adresser aussi bien aux multinationaux qu’aux Etats qui, intentionnellement alimentent la guerre en RDC en se procurant des minerais congolais qui leur sont vendus par le Rwanda. »
b) L’Elysée reconnaît la question foncière comme au cœur des tensions communautaires.
« Quant à la question foncière qui se trouverait au cœur des tensiosn entre communautés selon le président Sarkozy, les femmes du Sud-Kivu voudraient attirer son attention sur le fait que le territoire congolais n’est pas à vendre, il appartient au seul peuple congolais et à ses dirigeants de traiter de telles questions. Pour information, il existe des textes légaux qui déterminent les modalités d’acquisition de terres en RDC »
c) Il propose un travail sur les statuts pour les minorités au Congo.
« Cette question a été réglée par la constitution de février 2006 qui consacre l’accès au pouvoir par les élections. […]
De plus, le terme « minorités » est un concept hasardeux car il n’existe pas de majorité ni de minorité dans le contexte congolais, car notre pays regorge d’une mosaïque de communautés vivant en symbiose.
Par rapport à cette question, notre analyse nous amène à dire que le président Sarkozy a l’intention de cristalliser sinon d’exacerber une situation qui n’a jamais constitué un vrai problème pour les congolaises et congolais que nous sommes. »
Et la conclusion tranche dans le vif comme un couperet l’arrogance française du trop célèbre hélas, tribun mal inspiré du discours de Dakar :
« Nous prenons à témoin la communauté internationale vis-à-vis du projet Sarkozy qui a visiblement l’ambition de consacrer la balkanisation de notre pays en faisant fi de la souveraineté du peuple congolais et des souffrances endurées par celui-ci en général, et par les femmes, les filles et les enfants en particulier. »
00:00 Publié dans politique internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique, congo
17.02.2009
L’Utopie est ce qui manque au monde, le seul réalisme capable de renouer le nœud des impossibles
Par Marie-Pierre BARRIERE
Durant ma retraite studieuse des dernières semaines, j’ai eu une chance inouïe, celle de la lecture de l’essai de Chamoiseau et Glissant, deux poètes français et antillais, adressé à Barack Obama et édité le 8 janvier dernier, dont le titre lui-même est un programme révolutionnaire : « L’Intraitable beauté du monde ».
Fils du gouffre et de la créolisation, figure d’une poétique de la Relation
Leur parole tantôt lyrique, tantôt analytique établit des ponts, elle se veut retour et relecture autant que prophétie et projection.
Rappelant d’abord ce que doit Barack Obama à ses ancêtres noirs charriés d’Afrique par bateaux entiers pour œuvrer dans les plantations au service des blancs, ils affirment avec foi que « la violence démente en son extrême a fait de ce limon (celui de l’océan atlantique nourri des corps et des larmes des esclaves noirs) une expérience précieuse » puisque « toutes les rencontres du monde prennent souche dans ce limon ».
Ces rencontres nées de l’échange des mondes ont pour nom CREOLISATION. Et l’essai de Glissant et Chamoiseau, dans le prolongement d’une recherche poétique exigeante, liée à leurs racines antillaises, fait l’éloge absolu de ce brassage qui n’est pas seulement métissage racial, mais échange culturel, interpénétration, métamorphose de l’identité en complexité, de l’unité en multiplicité, « pur chatoiement des différences, de leurs chocs, de leurs oppositions, de leurs alliances ».
Barack Obama est pour eux l’incarnation d’une poétique de la Relation refusant tout fondamentalisme et vouée à créer de la beauté en dépassant les impossibles. Ils ne préjugent pas pour autant de sa capacité à « échapper au cercle fatal des prédestinations impérialistes », mais ils ont justement observé avec attention son ascension et les leviers qui ont propulsé ce fils du gouffre les autorisent à l’espoir… Parmi eux, nul désir de revanche, nulle revendication particulière, nul souci de réparation, ni de repentance. Sa référence aux pères fondateurs, pourtant détenteurs d’esclaves, a été « absolue et sans réserves ». Et si le miracle de la créolisation prend une forme pleine aujourd’hui avec Barack Obama, c’est parce qu’il réalise d’une façon apaisée et naturelle, l’union des différences dans l’horizon d’une promesse pour le monde.
Remplacer la force par la puissance
En lui, est en effet rendue possible une attention accrue des Etats-Unis au « cri du monde ». Eux qui se sont construits autrefois dans la nécessaire recherche de l’unité, de l’identité, vont peut-être moins craindre de s’enrichir du partage des diversités. Les auteurs appellent le nouveau président à l’invention pour refuser les postures hégémoniques, qu’elles soient langagières, artistiques, économiques ou sociales. La force d’une nation ne fait plus sa grandeur et le reconnaître, c’est accepter que « la fragilité et le tremblement », nécessaires passerelles de la rencontre de l’autre, soient plus féconds que le repli autarcique ou l’édification de murs protecteurs.
« La force emmure, la puissance vit dans l’éclat du lien, de ce qui lie, relie, relaye les possibles, individus et mondes »
« Il n’y a de puissance que dans la relation et cette puissance est celle de tous »
Il faut conclure en reprenant cette image si parlante des racines rhyzomiques par laquelle Chamoiseau et Glissant évoquent cette nouvelle communauté à laquelle nous sommes, hommes du XXIème siècle, tous appelés : les racines rhyzomiques sont solidaires et vont à la rencontre l’une de l’autre, et loin de se nuire ou de priver la voisine d’espace vital ou de substances nutritives, elle se renforcent mutuellement ...
Puisque la verticalité de l’identité, de la force, emmure avant de s’effondrer, il n’y a de solution que dans la reconnaissance de la fragilité, dans l’horizontalité de l’échange. Les auteurs achèvent en affirmant qu’en dehors de toute attente gestionnaire, de tout appel au réalisme, la marge de manœuvre de Barack Obama, et sans doute aussi la nôtre, est dans l’imprévisible…
L’utopie est toujours le chemin qui nous manque…
17:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, etats-unis, poésie, glissant, chamoiseau
05.02.2009
« C’est ma parole contre la vôtre »
Ainsi s’est achevé l’échange verbal plus que virulent qui a opposé Alain GOZE (La Nouvelle Force) à Madame SHAJER (Majorité municipale) lors du conseil municipal du 29 janvier dernier..
La délibération en cause portait sur l’attribution des subventions en 2009.
Alain GOZE est intervenu, parmi bien d’autres questionnements, au sujet des nouveaux critères d’attribution des subventions pour les Centres Sociaux et Culturels, dossier sensible qui conditionne l’avenir des relations contractuelles triparties avec la Ville et la CAF.
Pourquoi la Ville d’une façon unilatérale et sans que la CAF soit informée a-t-elle modifié la dernière année de la convention triennale ?
La règle d’attribution instaurée depuis deux ans, qui reposait sur la professionnalisation des équipes – les horaires d’ouvertures – la territorialité, a subitement fait place pour 2009 à un critère unique de territorialité et seulement sur les territoires ZUS !
Cette décision s’apparente à une rupture de contrat, et pose deux problèmes de fond à savoir : le rôle et la fonction de ce type d’équipement dont la vocation est de s’adresser à tous les publics et la conception du partenariat puisque les centres sociaux se sont vus imposer cette nouvelle règle d’attribution.
Réponse de Madame SHAJER :
«Concernant ces nouveaux critères, ils ont été établis en toute transparence, en parfaite collaboration avec les CSC, et acceptés par ces derniers avec qui les relations sont très bonnes. Avec la CAF il n’y a aucun problème »
Alain GOZE, scandalisé par les propos de Madame SHAJER, redemande la parole, et assure, « preuves à l’appui », que ces affirmations sont inexactes, que la collaboration avec les CSC a été inexistante dans cette décision de modification de critère, qu’elle leur est imposée…
Madame SHAJER, toujours sûre d’elle, continue à soutenir le contraire, traitant presque son interlocuteur de menteur …
Monsieur le Maire est alors obligé d’intervenir afin de faire cesser l’échange verbal qui est monté crescendo en puissance sonore.
Alain GOZE clôt le débat en proposant à Madame SHAJER une rencontre au cours de laquelle il lui prouvera qu’il a raison… et par conséquent qu’elle à tort !
« C’est ma parole contre la vôtre »…












