20.01.2009
YES WE CAN!
Yes we can, oui nous pouvons, ce slogan a fait le tour du monde depuis l’élection de Barack Obama aux Etats Unis.
Il a fait renaître l’espoir d’une nouvelle société américaine empreinte de justice sociale et de progrès où l’Humain devrait être le centre de gravité de toutes démarches sociétales.
Il a fait vibrer affectivement toutes les communautés humaines des exclus aux plus pauvres, des marginalisés aux rejetés mais également, des honnêtes gens aux salariés qui souffrent et n‘acceptent plus d’être gouvernés par les prédateurs financiers.
Ce slogan a résonné dans l’affect collectif car il émane d’un homme simple, perçu comme un homme vrai, sans fard ni paillette, qui invite au rêve passionnément mais avec raison sans fuir les réalités.
Un homme en qui chacun peut se reconnaître, quelle que soit la couleur de sa peau !
Yes we can et chez nous dans cette bonne terre de France comme disait autrefois nos aïeux ce slogan a aussi résonné très profondément et traversé toutes les couches sociales de notre société.
La résonance a été si forte qu’elle a contraint nos responsables politiques et le premier d’entre eux notamment le Président Sarkozy à courir dans tous les sens à la recherche de son écho….
Que d’éloges et de congratulations, de qualificatifs pompeux à l’égard d’un personnage qui fascine et que jalouse notre Président de la République :
« Fascination pour un jeune dirigeant qui en six ans a gravi tous les échelons de la politique américaine pour devenir l’homme le plus puissant du monde. Jalousie et agacement envers quelqu’un qui a fait plus fort que lui et qui lui a d’ores et déjà ravi la vedette. Dans le monde, Obama suscite un espoir quand Sarkozy soulève surtout de la curiosité à travers son épouse Carla, ses mauvaises manières ou son énergie à revendre….. Des millions d’Américains ont fêté son élection en novembre et se pressent aujourd’hui à Washington pour assister aux concerts de U2 ou Bruce Springsteen, puis vivre un moment historique avec son investiture. Un périple en train au parcours symbolique a conduit l’élu vers la capitale américaine. Sarkozy, lui, a fait du Fouquet’s, de la place de la Concorde où chantait Mireille Mathieu à ses côtés et de son expédition sur le yacht de Vincent Bolloré, les premiers symboles de son mandat. » (Antoine Guiral article de Libération du 20.01.09)
Mais que dire aussi de notre égérie de gauche Ségolène Royal qui se lâche « royalement » dans le journal le Monde aujourd’hui et qui n’hésite pas à dire :
« Oui, j'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés. Chez nous, ils ont enregistré les idées de gagnant-gagnant, de citoyen-expert ».
Mais pourquoi donc n’a-t-elle pas été élue ?
Barack Obama n’est pas l’homme de la providence universelle. Il est avant tout le Président des Etats Unis et face à l’urgence et à la complexité des dossiers qui l’attendent au plan national et au plan international il est évident qu’il donnera la priorité dans ses choix à son pays.
Alors nos responsables politiques seraient bien inspirés s’ils accordaient un peu plus de temps à la réalisation de leurs projets politiques qu’à leurs propres images médiatiques, à la résolution des problèmes du vivre ensemble dans le partage équitable de la richesse produite plutôt que dans la valorisation de leurs égos surdimensionnés et de leurs dividendes personnels.
Yes we can,…oui nous pouvons nous aussi ! Nous pouvons arrêter de nous faire manipuler comme des pantins au gré de la fantaisie des « Princes qui nous gouvernent » ; nous pouvons dire non à l’injustice et arrêter ce jeu de dupes qui se déroule devant nous.
Ce jeu malsain et malhonnête mené et animé par Nicolas Sarkozy qui continue à alimenter les banques françaises sans que « la délinquance en col blanc » des responsables bancaires soient sanctionnée et « mise en examen ».
Nous pouvons faire beaucoup de choses ensemble, collectivement si nous acceptons réellement de partager, d’échanger, de tolérer l’autre différent de soi dans notre espace de vie républicain laïque et dans l’affirmation d’une citoyenneté européenne.
Yes we can, oui nous le pouvons mais est-ce que nous le voulons vraiment ? !
22:56 Publié dans politique internationale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : obama, etats-unis, amérique











Commentaires
"Je pense que le problème du réalisme oublie que le réel est toujours chargé de possible invisible et que si le réel n’était pas chargé de possible invisible, on serait dans un monde qui ne connaîtrait pas l’imprévisible, l’inattendu et l’inespéré et on s’aperçoit que tous les grands événements politiques, économiques ou sociaux qui se sont produits dans les vingt dernières années ont largement été imprévisibles et inattendus il faut se rappeler d’Héraclite qui disait : « Il faut s’attendre à l’imprévisible sinon, on ne le rencontre jamais » et ne pas rencontrer l’imprévisible c’est entrer dans une pauvreté poétique c’est à dire rester dans un prosaïsme absolument incroyable et ce que suggère Obama c’est que, comme il relève de l’imprévisible c'est-à-dire que le champ du possible est désormais largement ouvert, c'est-à-dire que les impossibles se sont mis à exploser par cette émergence et que des possibles encore impensables et invisibles sont présents.
Alors il n’y a plus qu’à espérer. Espérer ce n’est pas se remettre à une sorte de béatitude obamaniaque, espérer ça veut dire que nous considérons que tout est encore possible même si c’est impensable."
Patrick Chamoiseau, écrivain antillais, auteur avec d'Edouard Glissant d'un essai intitulé L'intraitable beauté du monde (adresse à Barack Obama)
Extrait d'une interview accordée le 20/01 à 8h30 sur France Inter au micro de Nicolas Demorand.
Ecrit par : Mapie | 21.01.2009
Mes chers amis,
Je crois que vous allez encore être déçus.
Certes, nous désirions la victoire d'OBAMA, et, j'en suis très content. Celle-ci fait oublier la victoire "volée" à Al GORE, il y a huit ans. Il faut également reconnaitre que la triste gouvernance de W. BUSH nous a fait désirer ce changement.
Mais, ce qui me gène quelque peu, c'est toute la partie "finance" qui a entouré le succés d'OBAMA. Ses dépenses de campagne se montent, tout de même, à plus d'un milliard et demi de dollars... Certes, ce sont de généneux mécènes qui ont financé celle-ci, mais je ne crois guère au désintéressement de ces prophètes du capitalisme à outrance.
A titre d'exemple, le PDG de la banque LEHMANN a donné 180 000 dollars pour la cérémonie d'investiture qui a coûté plus de 100 millions de dollars. Le "Fouquet's", à côté, cela fait un peu cantine...
J'ai du mal à croire qu'OBAMA ne renverra pas l'ascenceur.
Mais il faut remettre tout cela au niveau des USA. Ce sont là-bas, choses normales, ce qui démontre qu'OBAMA est avant tout Président des américains, et qu'il agira en tant que tel. Ne vous attendez pas à des miracles.
L'occupation américaine en Irak cessera, mais les troupes seront envoyées en Afganistan.
La tension avec l'IRAN ira croissante, et aboutira peut-être à un conflit. Les maneuvres politiques, en ce sens, ont déjà commencé, en réhabilitant la SYRIE, ce qui permettra d'isoler les Chiites, tant en IRAN qu'au LIBAN. Et comme OBAMA a une bonne tête, et ne peut qu'être bon, nous autres, européens, emboiterons le pas.
J'espère néanmoins que je me trompe...
A plus.
JL LAHALLE
Ecrit par : LAHALLE | 24.01.2009
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