17.12.2008

ALERTE ROUGE Zone de turbulences et de dépressions

image Stop.jpgLe budget primitif (BP) de la Ville de Châlons-en-Champagne pour l’année 2009 est présenté au conseil municipal jeudi 18 décembre dans un contexte de crise financière, économique et sociale sans précédent et à terme vraisemblablement de crise politique.

Le BP subit également les effets et les conséquences des choix politiques du Président de la République et de son gouvernement qui ont décidé d’associer les collectivités territoriales au désendettement de l’Etat en diminuant le montant des dotations globales de l’Etat à destination des collectivités locales.

Ce qui est un non sens et une erreur politique et stratégique grave, car il faut le rappeler :
- à la différence de l’Etat les collectivités locales ne sont pas endettées comme l’Etat sur leur budget de fonctionnement (c’est interdit par la Loi)


- les investissement des collectivités locales représentent plus de 70% des investissements dans notre pays (il faudrait donc les soutenir et les utiliser comme un levier de développement économique)

A cela il convient d’ajouter la situation spécifique de notre ville qui est engagée depuis plusieurs années maintenant dans une dynamique de déclin avec la diminution importante de sa population environ 3000 habitants depuis 1995. Le dernier recensement fait apparaître une diminution de 1500 habitants qui est pris en compte dans le calcul de la dotation forfaitaire de l’Etat.


Traduction immédiate : une perte de recette de 782 500€ soit l’équivalent de trois points d’impôts.

Pour faire face à cette situation BBB a annoncé lors du débat d’orientation budgétaire au mois de novembre qu’il fallait que la collectivité se recentre sur ses compétences et ses missions pour faire des économies dans la mesure ou il n’augmenterait pas les impôts locaux en 2009.
Il n’a pas souhaité à l’époque précisé sa pensée, ni répondre à nos interrogations.

Aujourd’hui alors que nous entrons dans une dynamique de crise économique et sociale dont nous savons qu’elle sera très dure et qu’elle se prolongera au moins  jusqu’en 2010, nous avons la traduction des choix opérés par BBB.

Le secteur de l’enfance et de la jeunesse est le premier concerné ainsi que le secteur de l’éducation à travers la restauration scolaire.

suppression des colonies de vacances organisées par la Ville
augmentation des tarifs des centres de loisirs + 3,5% en moyenne
augmentation des tarifs de la restauration scolaire de 5% en moyenne
augmentation des tarifs de la restauration scolaire pour les activités des centres sociaux également de 5%.

Le secteur du personnel n’est pas épargné lui non plus.

stagnation du poste budgétaire des rémunérations  du personnel titulaire ainsi que des contractuels et ce malgré l’augmentation du point d’indice, de l’inflation et des avancements en grade des agents. Ce qui signifie vraisemblablement que des départs « en retraite » ne seront pas compensés.

Première remarque : A quoi sert de ne pas augmenter les impôts locaux si l’on augmente dans de telles proportions ces tarifs publics ? Le pouvoir d’achat des familles et notamment des plus modestes sera forcément touché une fois de plus.

Deuxième remarque : Quels seront les secteurs de l’action publique qui seront concernés par des réductions budgétaires à partir de 2010 alors que nous subirons de plein « fouet » la crise économique ?

L'analyse des prévisions budgétaires en fonctionnement et en investissement est à suivre...

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