25.11.2008
Mon sentiment sur la crise du PS
(dédicace spéciale à Patrice;))
Ce soir, l’affaire est réglée, le PS a une secrétaire nationale, enfin : il s’agit de Martine Aubry, 102 voix d’avance. OUF !
Aucune moquerie, aucune raillerie de ma part sur ce sujet. Il est grave. Notre démocratie est en péril.
Les querelles des ego démesurés des chefs de l’opposition ont occupé l’espace qui devait être réservé à la contradiction nécessaire de la politique du gouvernement actuel et de son grand majordome, Nicolas Sarkozy.
Les querelles des ego des chefs du parti socialiste sont le fruit et le signe d’un fonctionnement partisan usé, ravagé par l’individualisme et l’esprit de système, qui n’est pas l’apanage du seul parti socialiste, loin s’en faut !
Les querelles des ego des chefs piétinent l’enthousiasme et le zèle des militants.
Je fais le rêve que la politique sera demain une affaire collective, qu’elle naîtra à nouveau du désir d’une communauté de femmes et d’hommes pétris de culture associative qui savent ce que signifient le partage des compétences et la mutualisation des richesses.
Je rêve que la politique de demain s’appuiera sur les militants, se nourrissant de leurs expériences, interrogeant leurs existences.
Je rêve que la politique s’alimentera de valeurs et non plus d’idéologie, qu’elle n’attendra plus d’homme, ni de femme providentiel, au destin de guide. Je rêve que la politique sera l’espace partagé de la confluence des engagements citoyens. Je rêve que la politique sera l’affaire de TOUS !
La politique de demain commence avec l’association La Nouvelle Force qui réunit des hommes et des femmes divers, ayant choisi d’unir leurs compétences. Leur feuille de route n’émane pas de l’organe officiel d’un quelconque parti. Ils ne sont téléguidés par aucune instance centralisatrice qui leur indique la meilleure stratégie de prise de pouvoir. Ils viennent d’horizons divers et cette diversité est leur richesse.
Ils veulent seulement rendre service à leur ville et remettre l’engagement citoyen au cœur de la question politique LOCALEMENT et à leur mesure.
Nous invitons tous ceux qui partagent notre conception de la politique à joindre leurs compétences aux nôtres pour qu’ensemble nous fassions changer de l’intérieur les règles du fonctionnement politique de notre ville et peut-être de notre pays !
22:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise politique nationale
24.11.2008
Triste spectacle samedi matin!
Dans le cadre du Grenelle Local de l’Environnement la première manifestation publique de communication et de sensibilisation auprès des châlonnais s’est déroulée samedi 22 novembre 2008 sur la place Foch avec pour thème « la gestion des déchets » au sein de la communauté d’agglomération.
En ce samedi matin, sous un ciel de neige et sur une place Foch ventée, j’ai assisté à un triste spectacle, à une mascarade de manifestation.
Spectacle de désolation place Foch, 4 ou 5 stands dont celui de la CAC, du matériel exposé notamment des véhicules, un container de déchets et des agents de la Ville et de la CAC (de permanence) qui faisaient les cent pas pour se réchauffer. Quelques âmes chalonnaises qui traversaient la place rapidement, un maire qui est passé « au pas de course », pas de stand de la ville, pas d’animation, une mairie fermée, des élus absents, un directeur de la ville du cadre de vie venant saluer ses personnels, un Président de commission du Grenelle tentant de valoriser auprès d’un journaliste l’opération………et j’oubliais Alain Biaux maire de Fagnières, vice président de la CAC, conseiller général qui assurait la permanence du stand de la CAC et qui comme moi quitta la place frigorifié vers 11h30 !
A propos du stand de la CAC mon attention a été attirée par les petits radiateurs qui chauffaient le stand, était-ce une faute de goût mais il m’a semblé qu’ils ne s’inscrivaient pas dans l’esprit du développement durable!...
19:46 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : grenelle local, manifestation
23.11.2008
Sur l'école (1) A quoi sert l'école maternelle?
par Marie-Pierre BARRIERE
Refusant la polémique stérile à laquelle nous invitent les piques du ministre de l'Education Nationale pour qui le corps des enseignants est assimilé à une force antirépublicaine de régression sociale, je me propose seulement de faire part de temps à autre sur ce blog de quelques réflexions sur l'éducation, issues de mes lectures et de mon expérience professionnelle d'enseignante militante.
Le projet du gouvernement est à terme la suppression des deux premières années de maternelle qui seraient confiées progressivement à la responsabilité des collectivités locales, sous la forme de jardins d'éveil. A priori, ce n'est pas un projet condamnable, cela permettrait de rapprocher les besoins des familles et les propositions des communes, de développer les solidarités locales, de déconcentrer le système éducatif qui périt peut-être de l'excès de centralisation...
Cependant, ma récente lecture d'un esssai d'Alain BENTOLILA, spécialiste de l'enseignement de la langue, Urgence école (Odile Jacob, août 2007), m'a fait mieux comprendre à quoi pouvait servir l'école maternelle et les professeurs qui y enseignent. Je le cite ici.
" Sous les effets conjugués du délabrement de la médiation familiale et de la perversité des modèles sémiologiques (qui permettent le codage et la symbolisation NDLA) imposés par un monde médiatique de plus en plus débile (sic), bien des enfants arrivent à la porte de l'école en situation d'extrême insécurité linguistique et de terrible privation culturelle. Pour eux, l'école maternelle constitue la première et la dernière chance de médiation dans un parcours d'apprentissage linguistique qui en a été jusque là privé. Ce sont des "enfants mal entendus" parce que leurs questions - souvent indirectement formulées - sont restées sans réponses. Ce sont aussi des "enfants du malentendu", c'est à dire conduits à nouer avec le langage un malentendu fondamental: ils sont persuadés que la communication ne peut exister que dans un espace restreint et dans un contexte d'extrême prévisibilité. De ce fait, ils arrivent à l'école déjà résignés à n'avoir aucune prise sur le monde, à ne revendiquer aucun pouvoir linguistique sur les autres; ils ont déjà renoncé à la conquête collective du sens pour ne plus s'occuper que de se protéger individuellement d'un monde où les menaces leur paraissent l'emporter largement sur les promesses. Pour eux, l'école maternelle se doit de mettre en jeu avec volonté, obstination et constance, une pédagogie, non pas palliative, mais compensatrice: elle se doit de tenter de réhabiliter au plan sémiologique et culturel une part importante des enfants qui lui sont confiés. Si elle y renonçait, elle viderait de leur sens les mots de justice et de démocratisation scolaire; mots d'un discours alors démagogique cachant mal la réalité honteuse du couloir qui mène inéluctablement à l'illetrisme et à l'exclusion."
Comment l'école maternelle réduite à la portion congrue (une année), comment le jardin d'éveil qui ne pourra disposer de la présence d'enseignants formés (sauf à faire porter le coup de leur embauche sur les collectivités et à accepter qu'ils ne soient contrôlés par aucune instance pédagogique) pourront-ils répondre à ce formidable défi?
Armer tous les enfants et surtout ceux qui se trouvent d'emblée en "insécurité linguistique" des outils nécessaires à l'apprentissage de la lecture, à la compréhension fine de l'écrit et plus largement du monde qui les entoure qui se nourrit de symboles et de codes.
En effet, avant d'apprendre à lire, l'enfant se confronte au langage oral et écrit. C'est le rôle de l'école maternelle de rétablir une certaine égalité entre les enfants face au langage. Comment peut-on assumer cette mission quand on n'est pas formé pour le faire?
Et il est important de bien comprendre que lorsqu'on parle d'apprentissage de la socialisation à l'école maternelle, il ne s'agit pas seulement d'apprendre aux enfants à se confronter aux autres. A l'école maternelle se joue déjà l'accès de l'enfant à la compréhension du monde, c'est à dire que ces premières années de scolarité fixent déjà pour une bonne part, à travers le rapport de l'enfant au langage comme instrument de domination du réel, la perception que ce dernier va avoir de sa place dans la société, perception d'emblée déterminante pour sa future évolution.
Il va sans dire que l'ampleur et l'exigence de cette tâche font des professeurs des écoles enseignant en maternelle bien plus que des nounous uniquement employées à changer des couches ou à surveiller des siestes... Les réduire à cela, c'est peut-être indirectement avaliser une certaine conception inégalitaire par principe de la société.
14:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation, école
Touche pas à mon dimanche
C'est le titre de la tribune que publient 48 députés de la majorité et du Nouveau Centre pour protester contre la proposition de loi sur l'extension du travail du dimanche.
L'idée a du mal à passer, y compris parmi les rangs de la majorité. Et c'est tant mieux. Le front de résistance contre le travail du dimanche traverse les clivages et on découvre sous la plume des députés de droite des arguments que ne renieraient pas les plus farouches défenseurs des acquis sociaux...
On trouve sur le blog du député Marc Le Fur, vice-président de l'Assemblée Nationale ce texte intéressant dans lequel les députés proposent plusieurs pistes de réflexion sur le sujet:
1) On ne peut pas consommer plus si on ne gagne pas davantage, les achats du dimanche ne seront tout simplement pas effectués pendant la semaine.
2) Le travail "volontaire"du dimanche est le "cheval de Troie" pour la généralisation de l'activité professionnelle ce jour-là car on aura besoin de banques, de garde d'enfants, de livraisons...
3) Le français n'est-il qu'un "individu consommateur"? N'a-t-il pas besoin de ces moments de fraternité et de solidarité qui donnent à la vie tout son sens?
Le dimanche: un jour pour le verbe ETRE et pas un autre jour pour le verbe AVOIR, selon le mot de François Bayrou.
Nos familles ont besoin de ce temps de ressourcement où nous choisissons d'autres destinations de promenade que le centre commercial!
01:22 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
21.11.2008
INDIGNATION!
Dans le cadre du Grenelle local de l’environnement, la Ville et la CAC organisent une soirée le vendredi 21 novembre 2008 du co-voiturage pour les entreprises et les administrations à l’ALLEGRA la fameuse discothèque qui est le lieu dans notre ville le plus discriminatoire pour l’accueil des jeunes notamment.
N’y avait-il pas d’autres espaces possibles pour cette soirée à Châlons ?
Pourquoi faire la promotion de l’Allegra alors que le maire a été saisi à de nombreuses reprises à la fois par moi-même comme élu et par la Police à propos des plaintes déposées par des jeunes et des familles sur le comportement de la direction de cet établissement refusant l’entrée de la discothèque à certains jeunes dont la couleur de peau ne semblait pas certainement s’harmoniser avec la décoration intérieure de la discothèque?
A-t-on oublié le contrôle inopiné effectué par SOS RACISME l’an dernier pour vérifier et confirmer les comportements discriminatoires des vigiles à l’entrée de l’établissement qui a fait la Une du journal local l’Union et des médias nationaux?
Il faudrait rappeler à monsieur le Maire qui est aussi Président de la CAC que le développement durable intègre pleinement la vie citoyenne le « vivre ensemble en société » et que cela signifie au quotidien : respect, tolérance de l’autre différent de moi ! Ce qui doit être aussi le référentiel de notre République dans sa conception de la laïcité.
Alain GOZE
18:13 Publié dans politique municipale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : lutte contre les discriminations, grnelle de l'environnement, laïcité
19.11.2008
Musée Schiller-Goethe: Fermeture!
Un fermeture de musée, c'est une partie du patrimoine local qui disparaît. Même si la fréquentation de ce musée n'atteignait pas un taux fort élevé, des historiens, des donateurs, des amoureux du vieux Châlons lui accordaient du temps, du sens...
Si on ferme ce musée, où déplace-t-on les collections qui s'y trouvaient? Quelle autre proposition fait-on pour les valoriser puisqu'elles ne suscitaient pas l'intérêt d'un grand public? La réponse à la désaffection des musées châlonnais doit elle être la fermeture? Quel projet global éducatif et culturel pourrait permettre d'attirer les châlonnais dans leurs musées? Telles sont les questions que l'on peut légitimement se poser face à ce genre d'annonce...
Voici l'article que nous publiions dans le Fil du Mau du mois d'Octobre pour dénoncer cette fermeture sans concertation du Musée Schiller-Goethe.
"Les années passent, les pratiques demeurent ! C’est par la presse locale que nous avons appris que le musée Schiller-Goethe fermerait ses portes le 31 décembre 2008 sur décision de BBB. Cette décision n’a jamais été débattue au conseil municipal. Si tel avait été le cas nous aurions pu avoir connaissance du projet global scientifique qui a permis à notre ville d’obtenir le label « Musée de France ». Ce label qui a pour objet d’harmoniser le statut des musées reconnus par l’Etat, de redéfinir la position du musée face aux attentes de la société, d’améliorer la protection des collections, d’approfondir la logique de décentralisation. A l’évidence le musée Schiller-Goethe ne faisait pas faire partie du projet. Pourquoi? Ses collections ne présentent-elles pas d’intérêt public pour développer la connaissance, l’éducation et le plaisir du public? Une fois de plus l’interrogation demeure sur la volonté de BBB de développer une véritable politique muséographique à Châlons alors qu’il est membre du Haut Conseil des Musées de France. La réponse est peut-être à rechercher ailleurs puisque les locaux du musée seront affectés pour le centre d’interprétation et d’animation de l’ordre régional des architectes !"
La Nouvelle Force participera et invite à participer à la manifestation prévue le 7 décembre prochain pour réagir et protester contre la fermeture de ce musée.
12:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.11.2008
Un levier pour le Grenelle local, le plan climat énergie régional

par Bruno MALTHET
Pour permettre à BBB de réussir son Grenelle local, la Région vient de lui servir sur un plateau un formidable outil dénommé « plan climat énergie régional ».
Couplée à la charte de l'environnement reconduite en 2005 et à un agenda 21, la déclinaison locale de ce plan ferait de Châlons-en-Champagne et de son agglomération un territoire exemplaire en matière d'environnement.
BBB saura-t-il saisir cette opportunité qui lui permettrait de dépasser la simple agitation médiatique qui, actuellement, paraît être recherchée ? Toute réponse positive à cette interrogation dépend de la capacité de la Nouvelle Force d'être un aiguillon et un catalyseur de l'énergie citoyenne.
La région Champagne-Ardenne vient d’adopter en octobre 2008 un plan d’action dénommé plan climat énergie régional.
Objectif : tenir les objectifs du protocole de Kyoto visant à diviser par 4 d’ici à 2050 les émissions de gaz à effet de serre (facteur 4).
Pour y parvenir, la Région a établi avec l’Etat et l’ADEME un état des lieux et défini des orientations qui ont été traduites en mesures opérationnelles destinées à relever les objectifs du facteur 4 en Champagne-Ardenne.
Ce plan est complété par des programmes transversaux qui visent à assurer l’exemplarité des administrations (Etat, collectivité), à développer des campagnes de sensibilisation, favoriser l’éco-consommation et anticiper l’impact des changements climatiques sur l’agriculture, l’environnement, la santé et l’économie à l’échelle de la Région. Pour faire vivre ce plan climat énergie régional, il est prévu de mettre en place un dispositif d’animation, de suivi et d’évaluation.
Un atlas des émissions des gaz à effet de serre accompagne ce plan climat énergie disponible sur : www.cr-champagne-ardenne.fr/plan-climat
En conclusion, le plan climat énergie régional est un outil mis à disposition des territoires leur offrant un cadre de référence pour leur permettre de répondre aux défis énergétiques et climatiques. A cet effet, chaque département, chaque pays, chaque agglomération, chaque parc naturel régional recevra un diagnostic adapté à son territoire pour conduire sa propre démarche et définir son propre plan d'action à l’aide d’une déclinaison du plan en fiches territoriales.
Ne pas s'en saisir pour une collectivité comme Châlons serait une très grave erreur environnementale.
Pour en savoir plus sur le plan climat régional, cliquez sur ce lien
11:34 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : environnement, grenelle, région
16.11.2008
Premier tract, nouveau contact...
Aujourd'hui avait lieu la traditionnelle Foire de la Saint Martin, l'occasion pour la Nouvelle Force de distribuer son premier tract depuis la campagne des muncipales pour reprendre contact avec les châlonnais.
Ce tract a pour fonction de présenter l'association et de dessiner les grandes lignes du projet de société que nous entendons défendre:
Dans quelle société voulons- nous vivre ?
Nous savons que les conséquences économiques et sociales de la crise financière du système capitaliste menacent d’être dramatiques.
Nous sommes CONTRE
•Le travail et l’ouverture des crèches le dimanche au détriment de la relation parents/enfants ;
•La retraite à 70 ans alors qu’une grande majorité des seniors sont au chômage;
•La suppression et l’affaiblissement des certains services publics qui fondent la cohésion sociale et la solidarité (Poste, Hôpitaux...) ;
•Tous les dispositifs qui mettent sous surveillance les Français (Fichier Edvige, Loi Hadopi) ;
•La fermeture par BBB du musée Schiller-Goethe ;
•Un Grenelle local de l’environnement Canada Dry servant d’alibi à une opération de markéting démagogique ;
•Des investissements démesurés à Châlons comme celui de la rénovation du Parc des Expositions
Nous voulons construire un projet de société humaniste, de justice sociale, de progrès et d’écologie qui repose sur l’homme et non sur l’argent.
Nous sommes POUR
•Investir dans la recherche et l’éducation
•une redistribution équitable des richesses produites par une nouvelle approche de la relation Capital/Travail ;
•De nouveaux modes de régulation du marché par l’Etat, les instances européennes et mondiales.
•Une véritable dynamique pour les 15 ans à venir de l’aménagement et du développement durable à Châlons, autour d’un Agenda 21.
•La création à Châlons de véritables conseils de quartiers citoyens, forces de propositions et d’un conseil local de la vie associative, lieu de partage et d’expression sociale
19:53 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13.11.2008
Vicissitudes de l'ANRU: la mixité sociale restera-t-elle un voeu pieux?

Un article du Monde dévoile en avant-première le rapport du comité d'évaluation de l'ANRU. Il fait apparaître les difficultés de la réalisation des projets lancés par l'ANRU en 2003. Les moyens financiers dégagés ne sont pas à la hauteur des enjeux et des projets.
Châlons en Champagne n'échappe pas à la règle car des deux dossiers de rénovation urbaine présentés à l'ANRU, seul celui de la Bidée/Orléans a été retenu. Châlons n'étant pas considéré comme une ville prioritaire, l'ANRU n'a pas accepté le dossier présenté pour la rénovation du quartier de la Vallée Saint Pierre.
Nous nous surprenons parfois à rêver que les 55 millions prévus pour la construction du nouveau Parc des Expositions puissent être réinjectés par la ville dans la rénovation de ce quartier...
L'Etat ne tient pas ses promesses pour la rénovation des banlieues
Article du Monde du 12/11/08
Placée au cœur de l'action gouvernementale pour les quartiers sensibles, la politique de rénovation urbaine présente un bilan très mitigé, cinq ans après son lancement. Dans un rapport inédit, qui devrait être rendu public fin novembre, le comité d'évaluation et de suivi de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) met en évidence l'importance des retards accumulés, l'insuffisance des ressources budgétaires et l'impossibilité de tenir les promesses effectuées depuis le lancement du programme par Jean-Louis Borloo en 2003.
La critique est d'autant plus sévère que les experts soulignent l'insuffisance des moyens accordés au reste de l'action gouvernementale, notamment au plan banlieue de Fadela Amara.
Des objectifs revus à la baisse. "Les trois quarts des crédits de l'Agence ont financé la moitié des objectifs du programme", s'inquiètent les rapporteurs. Plus de 9 milliards d'euros, sur les 12 milliards attribuables par l'ANRU d'ici à 2013, avaient déjà été programmés fin 2007.
A cette somme importante s'ajoutent des subventions des collectivités locales et des organismes HLM. Mais le total ne permet de financer que 45,3% des démolitions (sur les 250000annoncées), 42% des reconstructions (sur 250 000), 54,4 % des réhabilitations (400 000) et 62,4 % des résidentialisations (400 000).
"Il est donc probable que les crédits disponibles ne permettront pas d'atteindre les objectifs du programme", indique, de manière diplomatique, le rapport. Ce qu'un de ses auteurs résume plus crûment : "Le programme risque d'échouer."
Des retards dans les travaux. Au décalage important entre objectifs et programmations, s'ajoutent des retards "conséquents" dans l'engagement physique des travaux. Cette situation explique le ressentiment, parfois la colère, exprimés par les habitants et les élus quant à la lenteur des changements sur le terrain.
Le rapport révèle que, fin 2007, 43,7 % seulement des opérations programmées avaient été effectivement lancées. Une partie de ces retards relève certes des difficultés habituelles dans les chantiers. Mais le comité souligne que c'est la lourdeur des procédures administratives qui a le plus ralenti les opérations.
Des problèmes budgétaires. Le contexte économique complique encore la situation : alors que l'ANRU bénéficie d'enveloppes financières "fermées", les besoins ont explosé, notamment avec la hausse du coût de la construction (+24,6 % entre 2003 et 2007). Le comité d'évaluation anticipe aussi dans l'avenir des "difficultés financières" pour l'ANRU, du fait de l'"insuffisance chronique" des subventions de l'Etat.
Dans son budget 2009, le gouvernement prévoit ainsi de réduire sa subvention au strict minimum en demandant au 1 % logement d'assumer quasi intégralement le financement de l'ANRU. Cette tendance au "désengagement financier" est qualifiée de "menace" par les experts, qui réclament, à l'inverse, le lancement d'un second plan Borloo porté par l'Etat.
Des doutes sur la mixité sociale. La rénovation urbaine devait permettre de favoriser la mixité sociale, grâce à des démolitions d'immeubles suivies de reconstructions sur d'autres sites. Le comité estime que le mouvement est entravé par "les comportements malthusiens de certains élus qui freinent, voire empêchent la construction de logements sociaux sur leur territoire". A l'inverse, les experts notent "la résistance" d'élus face aux démolitions de logements dans leur commune, dans le but de maintenir, sans doute à leur profit électoral, la sociologie des quartiers.
En conséquence, la diversification de l'habitat – qui constituait une des motivations premières du programme – apparaît inégale selon les projets, en particulier en région parisienne, où 58 % des logements seront reconstruits sur place. Cette proportion atteint même 81 % en Seine-Saint-Denis et 82 % en Seine-et-Marne. "L'importance des reconstitutions sur site est de nature à compromettre définitivement l'objectif de mixité sociale", regrette le comité d'évaluation.
Un manque de suivi. La rénovation urbaine a d'abord été pensée comme une intervention sur le bâti, en minorant les questions sociales. Le rapport fait état d'"un déficit de gestion urbaine de proximité qui pourrait menacer les investissements de l'ANRU". Les experts signalent que, faute de suivi humain, des dégradations ont déjà été observées sur "plusieurs sites emblématiques de la rénovation urbaine".
Luc Bronner
22:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anru, rénovation urbaine, quartier, politique de la ville
06.11.2008
La démocratie locale existe, nous l'avons rencontrée!
Cette semaine, Pierre Dellon, Alain Goze et Patrick Bourlon ont rencontré une quarantaine d'habitants du quartier du Mont Héry sur la sollicitation de l'association qui réunit certains d'entre eux. Il était question ce soir-là de débattre des questions et des inquiétudes soulevées par l'aménagement du quartier Mont Héry Est et par l'accueil de 300 nouveaux élèves l'an prochain au lycée St Vincent de Paul, accueil qui risque de poser des problèmes de circulation.
Le sujet n'est pas ici de restituer la teneur des propos qui se sont tenus lors de cette réunion.
Nous voulons simplement nous réjouir qu'à Châlons, soit prises des initiatives de cette nature qui font vivre la démocratie locale. A chaque fois que des habitants s'organisent en réseaux et fédèrent leurs intérêts, la démocratie gagne...
A ce titre, l'association des habitants du quartier du Mont Héry aurait sans doute beaucoup à apprendre à la municipalité châlonnaise en terme d'organisation de conseils de quartier. En effet, ces conseils s'organisent selon une dynamique verticale qui consiste davantage à exposer et expliquer qu'à consulter.
Or, si les habitants des quartiers veulent prendre des initiatives et réaliser des projets, ils ont besoin d'information que seuls les élus peuvent leur apporter. C'est peut-être cela se mettre au service des habitants. Non pas écouter leurs doléances légitimes pour se contenter ici ou là de repeindre un passage piétons ou d'implanter un poteau, mais susciter leurs initiatives et encourager leurs projets par une information claire sur les compétences des collectivités et la responsabilité propre des habitants.
Al'issue de cette réunion, l'association des habitants du Mont Héry a été reçue et entendue par la commission municipale chargée de la voierie et de la circulation, et nous sommes heureux de leur avoir servi de passerelle. Nous nous mettons à la disposition des autres amicales ou associations de quartier pour leur fournir les informations dont elles pourraient, elles aussi, avoir besoin.
23:45 Publié dans politique municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : association des habitants du mont héry, conseil de quartier, démocratie locale












