28.06.2009

Logement pour les jeunes à Châlons et dans l’agglomération : Une galère de plus !

image logement des jeunes.jpgPar Alain GOZE

La délibération

A partir d’une étude, réalisée par un cabinet professionnel, (Guy Taïeb conseil – Orgeco ), intitulée : « Mission d’aide à l’élaboration d’un programme d’actions pour le logement des jeunes sur l’agglomération »,  BBB a fait délibérer le conseil municipal le 3 juin dernier sur ses proposions d’actions qui se résument pour le logement des jeunes à  la création d’une Résidence Etudiante CROUS et à  la mise en place d’une plate-forme centralisée d‘accueil et d’information sur le logement des jeunes.

Il a introduit également dans cette délibération deux autres propositions qui sont sans rapport avec la problématique du logement des jeunes et qui concernent le secteur des loisirs et du tourisme.

L’une concerne « la fin de vie » de l’Auberge de Jeunesse  dans la mesure où il se refuse à reconstruire cet équipement et préfère faire labelliser des chambres dans des meublés des résidences étudiantes au sein de la ville. Ce qui est en réalité une manière détournée de régler
des « comptes » politiques avec l’équipe dirigeante de l’Auberge de Jeunesse.

L’autre proposition a pour objet, au motif de renforcer l’attractivité de l’agglomération vis à vis des jeunes champardennais , de  diversifier l’offre d’hôtellerie de plein air du camping municipal en proposant de confier la gestion du camping à un prestataire privé. Ce qui consiste tout simplement à se débarrasser de la gestion du camping municipal, via une délégation de service public.

L’étude sur le logement des jeunes a été réalisée comme le souligne le cabinet d’étude, dans un contexte de territoire urbain et industriel peu dynamique, de territoire en déclin démographique depuis les années 1999 et où le pôle emploi a des gains limités depuis 1999, de  territoire que les jeunes très qualifiés et qualifiés quittent.

L’état des lieux dressé par le cabinet d’étude fait ressortir globalement une offre locative sociale pour les jeunes sur un parc de logement «  peu tendu », important mais très souvent inadapté.

L'insuffisance des propositions

Lorsque l’on compare les propositions de BBB par rapport à l’ensemble des besoins repérés, je suis amené à constater une fois de plus le décalage et l’inadaptation de celles-ci.

L’étude cible quatre publics, les jeunes actifs, les jeunes étudiants, les jeunes en difficultés économiques et sociales, les jeunes de passage (j’écarte volontairement de mon analyse les jeunes de passage qui sont ciblés uniquement pour justifier les mesures qui ne concernent pas le logement des jeunes).

Elle démontre que les jeunes actifs, une population avec revenus, qui se tournent vers le parc social et privé (population difficilement quantifiable  par manque d’indicateurs récents), rencontrent des difficultés pour se loger face à une offre de logements inadaptée (logements en mauvais état, vétusté, coût élevé au regard de la qualité).

Pour ces jeunes actifs l’offre provient principalement des casernes militaires et de logement SNI pour les militaires, du Foyer de Jeunes Travailleurs (F.J.T.), de la résidence privée des Launes.

Pour les jeunes étudiants, une population de 1600 jeunes environ (chiffre qui n‘intègre pas les jeunes en formation professionnelle d’apprentis qui sont environ 2000)  et dont la présence est discontinue sur le territoire, l’étude souligne une offre de logements dédiée quantitativement importante mais inadaptée pour partie.

Pour ce public étudiant l’offre provient, de la résidence étudiante de l’Effort Rémois, de la résidence étudiante de l’EMSAM, des internats des lycées, de l’internat du CFA, du F.J.T, de la résidence privée des Launes (qui ne peut répondre à la demande avec des loyers élevés).

Il est précisé que pour ce public les bailleurs sociaux n’ont pas de politique particulière et que les logements, inadaptés à la vie étudiante, sont peu accessibles en fonction de leurs revenus et des cautions exigées.

Enfin, pour les jeunes en difficultés économiques et sociales (sans ou très peu de ressources) qui représentent environ plus de 2150 jeunes, l’offre de logements est insuffisante en quantité et en qualité.

L’offre pour ces jeunes qui ont besoin d’être accompagnés et suivis pour l’accès et le maintien dans un logement par des structures spécialisées, provient du F.J.T (qui est en grande difficulté), du Comité Local pour le Logement Autonome des Jeunes (C.L.L.A.J, qui va disparaître) et du CCAS pour certains hébergements d’urgence sociale.

Les propositions de BBB en réponse au diagnostic dressé par le cabinet d’étude ne sont donc pas à la mesure des enjeux d’insertion sociale et professionnelle des jeunes et de développement  territorial qui nous sont posés.

L’absence de réponse aux besoins de certains publics s’avère même très inquiétante et témoigne à mon sens d’une absence réelle de volonté politique d’élaborer un programme global d’actions pour le logement des jeunes au sein de l’agglomération.

En effet, si la proposition de créer une Résidence Etudiante CROUS de 80 logements pour les étudiants peut éventuellement se concevoir, bien que Châlons ne soit pas une ville étudiante (pas d’université) mais une ville d’IUT, qu'en est-il des propositions pour les autres publics jeunes ciblés par l’étude ?

 

Les questions que ne résout pas la délibération

Quelles propositions pour les besoins des jeunes en formation et/où en insertion professionnelle qui sont de plus mobiles ?

Quelles propositions pour une offre de logements de qualité suffisante et diversifiée dans l’agglomération pour les jeunes actifs, pour les jeunes ménages en début de parcours autonome ?

Quelles propositions pour une offre de logements adaptée aux besoins des jeunes en difficulté économiques et sociales ?

Quelles propositions pour accompagner les jeunes en difficulté à l’accès à un logement autonome ?

L’étude dégage quelques pistes de réflexions et certaines propositions pour répondre à ces questions.

BBB ne les a pas reprises dans le programme d’actions qu’il a fait voter au conseil municipal, en dehors de la plate forme d’information pour connaître les disponibilités d’offre de logements sur le territoire, d’accompagnement et de conseil, sorte de « guichet unique » pour les jeunes et la Résidence Etudiante CROUS.

Pourquoi n’a-t-il pas mobilisé l’ensemble des bailleurs sociaux pour mettre en œuvre un programme spécifique de logements pour tous les publics jeunes ciblés ?

Pourquoi n’a-t-il pas engagé de démarches pour revisiter le programme habitat élaboré par la CAC  qui ne prévoit pas d’actions particulières pour le logement des jeunes ?

Pourquoi n’a-t-il pas prévu d’initier un programme d’actions avec d’autres partenaires publics ?
avec la Région qui traite dans ses compétences des jeunes lycéens et des jeunes étudiants, avec le Conseil Général qui gère les fonds publics à destination du logement social pour les jeunes et qui a mis en place un programme habitat dans le département.

Pourquoi attend-il depuis plusieurs années d’accélérer le projet de restructuration du Foyer de Jeunes Travailleurs en résidence sociale alors que celui-ci connaît de graves difficultés de fonctionnement qui menacent à terme son existence ?

Pourquoi n’a-t-il pas doté le CCLAJ de moyens suffisants pour faire face à sa mission d’insertion et de réinsertion sociale des jeunes par le logement, alors que nous savons que ce type d’intermédiaire social est indispensable pour relayer et accompagner la politique publique du logement des jeunes en difficultés économiques et sociales ?

Nous aurons peut-être des réponses à ces questions prochainement avec le nouveau Secrétaire d’ Etat au Logement et à l’Urbanisme, Benoist Apparu.

Lui, qui dans le mandat municipal précédent, en tant qu’adjoint chargé de la jeunesse à Châlons, a été incapable de mettre en place une véritable politique d’insertion sociale et professionnelle en direction des jeunes.

Lui, qui tout récemment n’a pas su développer un argumentaire de fond en réponse aux questions et critiques que je formulais sur les propositions de BBB à propos du logement des jeunes lors du dernier conseil municipal, me traitant même de personnage « pathétique ».

J’espère que cette nouvelle fonction ministérielle l’amènera à avoir un nouveau regard et un peu plus de considération sur les problématiques du logement des jeunes en particulier.

Car, il serait plus que pathétique de voir sur notre territoire de nouveaux ghettos d’exclusion sociale avec les tentes des « Enfants de Don Quichotte » comme réponse à la galère de certains jeunes pour se loger !

11.06.2009

Après les européennes : un regard critique !

drapeau_europeen.4_150.jpgPar Alain GOZE

 

La page des élections européennes vient de se refermer, mais a-t-elle vraiment été ouverte ?
Le grand vainqueur de cette élection est « l’abstentionniste » et Châlons avec ses 70% d’abstentions confirme son leadership des collectivités locales en la matière.
Les résultats de cette élection pour certains sont un grand soulagement et une validation de leur stratégie politique, pour d’autres un électrochoc, pour d’autres encore une grande joie, une douce euphorie, enfin pour certains encore, sources de réflexions et de méditations.

Un grand soulagement pour le parti du Président de la République et son allié du Nouveau Centre. L’opération « de mystification »  menée pendant la campagne des européennes en terme de communication a fonctionné. L’UMP en surfant sur la crise économique et sociale et sans faire campagne sur un véritable projet européen arrive en tête alors que son score, par rapport aux élections européennes précédentes, traduit en réalité un effondrement qui se confirme et s’amplifie : il passe de 40,9% en moyenne entre 1979 et 1999 à 38% en 2004 et à 27,87% aujourd’hui. L’opération de « mystification » se poursuit encore. Le Président de la République rebondit maintenant sur ce résultat et sort pour la circonstance d’une certaine « clandestinité »  écologique pour s’approprier de nouveau la thématique environnementale qui a fait « recette ». Il ne faut surtout pas laisser les fruits de la récolte à la gauche et aux Verts en particuliers. Plus écolo que moi et sur les énergies non renouvelables, cela n’existe pas ! Tel est le leitmotiv du président de la République pour justifier de ressortir la fameuse « taxe carbone » dont nous ne connaissons pas encore le contenu exact. A ce propos il conviendra d’être vigilant afin que cette taxe ne soit pas indirectement une incitation, pour les grandes entreprises, à continuer de polluer au motif qu’elles s’acquittent d’une taxe !

Un électrochoc pour le Parti Socialiste et certains de ses responsables qui aveuglés par leurs « égos » de notables locaux n’ont toujours pas compris que ce parti était sous perfusion depuis 2002 et l’échec de la candidature de Lionel Jospin à l’élection présidentielle.
Le résultat du parti Socialiste de 16,48%, qui n’est pas une surprise pour les militants de terrain qui eux demeurent toujours lucides, correspond à la période de crise de ce parti en 1994. Cette période ne l’oublions pas était celle de la fin de règne du père fondateur.
Depuis la fracture politique intervenue en son sein, lors du référendum européen de 2004,  entre les tenants du oui et les tenants du non sur le projet de constitution européenne, ce parti poursuit inexorablement sa lente agonie, rongé par un mal incurable : l’absence de projet politique dans un Idéal Socialiste du XXIème siècle.
Cette mort lente et programmée dans le temps, le rend aphone au point qu’il ne réagit même plus lorsque la droite libérale se pare des habits de la sociale démocratie pour gouverner.
De plus, les baronies locales qui se réfugiaient derrière l’appareil du parti socialiste pour assurer le renouvellement permanent de leur mandat et se dégager de toutes responsabilités dans le déclin politique vont se retrouver maintenant toutes seules devant les électeurs. Elles vont devoir rendre des comptes car l’appareil politique ne répond plus ! Si le spectacle pitoyable du Congrès de Reims a rendu « orphelin » un grand nombre de militants ou de sympathisants de ce parti, il devient vital pour notre démocratie que ceux-ci réagissent et construisent un nouvel espace politique de progrès, de justice sociale et d’écologie. C’est une démarche de salut public qui est en jeu pour les socialistes !

Une grande joie et une douce euphorie pour les Verts, composés à l’origine d’un attelage politique détonnant, mais étonnant par sa capacité, au regard de sa diversité de sensibilités écologiques (inhabituelle pour ce parti) à présenter une offre politique cohérente, centrée sur un vrai projet européen. Les Verts réalisent avec la liste Europe écologie le meilleur résultat électoral de leur histoire avec 16,28%. Ce résultat à l’occasion d’une élection dite « intermédiaire » n’est cependant pas une réelle surprise en soi. Le déroulement de la campagne des européennes basé, pour les principaux partis politiques, sur des stratégies de positionnement en vue de l’élection présidentielle de 2012 et l’évolution des sondages d’opinion permettaient d’attester avant le vote des français que les Verts seraient une valeur refuge ; une valeur refuge pour les déçus du « Sarkozisme »,  les « déboussolés » du Modem, les orphelins Socialistes. La liste Europe Ecologie avec un vrai projet de société d’aménagement et de développement durable, thème qui traverse maintenant touts les courants politiques de notre société, constituait à l’évidence un choix sécurisant, fédérateur et porteur d’avenir pour les nouvelles générations qui ont peu de perspectives transcendantes devant eux, dans le vivre ensemble en société ! Le résultat des Verts atteste du bien fondé de l’analyse, il reste maintenant à traduire ce résultat politiquement sur le long terme et à l’utiliser à bon escient pour construire ce nouvel espace politique que j’évoquais précédemment.

Réflexions, méditations, pour le Modem et son chef en particulier. Le résultat de ce parti de 8,45%  le ramène au niveau de l’ex UDF en 1999 (9,28%) Je ne reviendrai pas sur le déplorable spectacle médiatique offert par le président du Modem dans son altercation avec le chef de file de la liste Europe écologie en fin de campagne qui a pu perturber des électeurs et, je le conçois, traumatiser des militants et des sympathisants de ce parti. Les vieilles pratiques politiciennes de la quatrième république demeurent, même si elles ne font plus recettes. Elles témoignent, une fois de plus, que la nature humaine est bien « une science inexacte » Je m’attarderai plutôt, sur la stratégie personnelle et individuelle du président du Modem et la nécessaire clarification politique qu’il doit opérer rapidement. Le Modem disposait de plusieurs atouts pour obtenir un résultat intéressant, poursuivre sa percée des présidentielles et construire un socle politique de référence : un projet et un engagement européen autour de la citoyenneté européenne qui n’est plus à démontrer, un espace politique captif par un discours et des pratiques politiques sensées être nouvelles. J’avoue mon étonnement devant l’erreur politique commise par le président du Modem , qui est pourtant un vieux « routier » de la politique. Il s’est trompé de cible dans cette élection européenne et à poursuivi l’unique et seul projet qui l’anime : se faire élire Président de la République. Le projet est respectable en soi à condition qu’il se construise collectivement (même si l’élection présidentielle est aussi une aventure personnelle et un face à face entre un individu et des citoyens) et se gère dans un bon timing !  Cette erreur est à mettre à mon avis au compte de la « solitude » du personnage et une erreur d’analyse des résultats du Modem à la présidentielle de 2007. Il convient de ne pas oublier que le Modem avait attiré vers lui de nombreux citoyens de gauche à l’époque. Il devient donc impératif que le Président du Modem reconnaisse qu’il a franchit le « Rubicon » et que son parti et lui se situent bien, comme social démocrate où démocrate social, au centre gauche de l’échiquier politique français. Il y a urgence à faire cela car sinon, je crains que de nouveaux orphelins naissent dans les mois à venir !

Pour les extrêmes du paysage politique, les résultats obtenus correspondent bien à ce qu’ils représentent réellement dans la société. Je relève seulement que le Front de Gauche devance le parti du « petit postier » avec 6,05% et que l’une de ses composantes le Parti de Gauche a réussi son OPA sur les ruines du parti communiste. A l’horizon de 2012 son président devient un présidentiable de plus. Ce qu’il recherchait en quittant le parti socialiste au moment du congrès de Reims !

Les résultats de ces élections européennes qui voient un renforcement des droites « dites libérales » en Europe, nous laisse un paysage politique français bien paradoxal empreint d’une grande complexité mais également d’une simplicité évidente.
Un grande complexité car dans un environnement de crise économique et sociale qui frappe durement une très grande majorité des français, à l’exception des détenteurs du Capital et des prédateurs financiers, l’absence de projets politiques alternatifs rend très difficile la perception de l’élaboration de nouveaux repères politiques identitaires.
Une simplicité évidente car il se confirme que l’organisation du vivre ensemble doit se construire tant au plan national qu’européen à partir d’espaces politiques aux formes d’organisation et aux pratiques refondées : espace politique conservateur libéral, espace politique de progrès de justice et d’écologie avec en périphérie les espaces des extrêmes.

Il nous reste un long chemin à construire, un immense paysage politique à redessiner et, pour ce qui me concerne, dans l’espace de progrès, de justice et d’écologie. C’est un projet politique exaltant pour les acteurs de la transformation sociale, pour les  « passeurs d’avenir » dont je fais partie. 
Il y a là matière à action pour notre association la Nouvelle Force pour Châlons, dans son territoire de vie, afin de susciter, d’éveiller les consciences et de faire adhérer à  son projet, qui chaque jour qui passe, est rendu de plus en plus pertinent !

03.06.2009

Du théâtre de gare...

théâtre.jpgPar Marie-Pierre BARRIERE

 

"J'écris sur la vie, la vie toute simple et toute compliquée. J'écoute les hommes et les femmes en ce qu'ils ont chacun une façon de dire ou de cacher leurs émotions. C'est cette réalité qui, pour moi, fait théâtre."

Intense moment de fou rire vendredi dernier lors de la représentation des Pas perdus de Denise Bonal au CSC Vallée St Pierre par la compagnie’ D ! La gare est un lieu plein de fantasmes : que l’on se retrouve ou que l’on se quitte, que l’on parte ou que l’on revienne, que l’on y soit seul ou en groupe, on investit d’une façon particulière cet espace dont Denise Bonal a senti toutes les potentialités dramatiques.
La compagnie’ D et ses treize comédiens amateurs l’ont également investi avec bonheur par le biais d’une scénographie particulière où les spectateurs plongent sur la scène parsemée de rangées de chaises, et parfois même y sont eux-mêmes assis, comme s’ils attendaient aussi le train qui doit les conduire ailleurs. Ailleurs, c’est au cœur de ce texte joyeusement hétéroclite, à la tonalité juste et bouleversante parfois, façonné comme un patchwork de vies minuscules… On peinerait d'ailleurs à faire l’inventaire de tous les personnages qui passent sur la scène.


Certains d’entre eux nous deviennent proches puisqu’ils passent et… repassent : Amélie Delmotte, une femme âgée posée sur sa valise comme une vieille photo sur le buffet d’une maison bourgeoise ; Matthias, le jeune homme en mal d’origine dont on connaît le père fantasque à l’écharpe écossaise et qui cherche partout en Europe le fantôme de sa mère suicidée ; Les « nettoyeuses » de trains, Maud et Augustine, amies, femmes, mères, amantes et maîtresses, installant pour nous l’étal des sentiments féminins…
D’autres nous touchent plus vite car ils ne font que traverser la scène de façon fulgurante ou imprécise : celle qui revient de l’enterrement de sa meilleure amie et qui s’en veut d’avoir eu une pensée prosaïque en apprenant sa mort, celui qui accompagne son fils à la gare et qui comprend en le quittant qu’il va devoir annoncer à sa mère qu’il ne reviendra jamais, ces couples d’amoureux qui se séparent ou s’embrassent, une demoiselle sage, exaspérée, au téléphone avec son patron, une autre, condamnée sans doute, qui exprime de façon poignante son amour de la vie…
Il y a les drôles : l’adolescente rebelle qui étourdit sa mère de remarques assassines, les bourgeoises sortant du train en état d’épuisement avancé et dont le voyage prend soudain des allures d’épopée, la nostalgique du pays de l’enfance, celui où l’on arrive jamais, où chaque jour a sa fête, celle des queues de cerise, celle de l’âne, celle des pierres plates…
Il y a les émouvants : un couple empêché de vacances dont le mariage se défait selon la progression des fêlures de l’évier, ces jeunes lesbiennes qui s’enfuient vivre leur amour avec des yeux pleins d’étoiles tout en appréhendant le jour où leur passion fusionnelle s’émiettera  dans la terre, le petit garçon handicapé dont les questions mille fois répétées angoissent terriblement la mère…


Chacun d’eux exprime à sa manière les contradictions qui nous habitent entre le désir et la peur de partir, entre la nécessité de couper les liens qui nous aliènent et la volonté de créer ceux qui nous manquent, entre la vie qui bat au rythme du bruit du poinçonneur de billets et que rend plus précieuse encore la proximité et l’inéluctabilité du grand voyage dont la sirène du train pourrait être l’introït…
Comme la parole individuelle se confond à certains moments sur scène avec la parole collective, les petites histoires personnelles rejoignent parfois dans la gare le flot continu de l’Histoire, lieu stratégique et tragique de l’enrôlement, départs pour le front ; de l’exil, convois de lumières jaunes ; du contrôle d’identité, de la rafle, de l’expulsion …


La mise en scène de Dominique Dubuy accompagne admirablement cette oscillation constante et sans violence du rire au soupir, de l’individu au groupe. Parfois regrette-t-on seulement que l’émotion passe de façon trop fugace et que le rire franc lui succède un peu rapidement. On aimerait s’installer dans certaines vies, prendre le temps de profiter des mots, les retenir quand ils sont drôles, les faire goûter au cœur quand ils nous touchent. Mais le rythme est là, effréné, la ronde des personnages mise en valeur par certains passages chorégraphiés ne souffre pas vraiment qu’on interrompe son cours mécanique… Ou alors à de rares moments de suspens mis en valeur par le chant et l’accompagnement musical de l’accordéon. La sarabande verse parfois dans le loufoque et se peuple de créatures oniriques en provenance directe des contes de notre enfance : Cendrillon rentrant du bal, le Chaperon rouge poursuivi par le grand méchant loup, le lapin blanc qui court après le temps… N’oubliez pas que vous êtes au théâtre, semblent-ils nous signifier, que tout ceci n’est qu’illusion ; cette gare n’existe pas et ce spectacle n’est qu’une parenthèse dans le cours tumultueux de votre voyage sur la terre comme en témoignent les tableaux figés des photos de groupe!

En sortant de là, c’est vrai, le périple est à poursuivre, rendu moins lourd peut-être par le rire partagé, rendu plus dense sans doute par le sentiment de le partager avec cette humanité que Denise Bonal a si bien su faire parler…

01.06.2009

Agenda 21 : jusqu’où BBB retiendra-t-il les idées de la Nouvelle Force ?

vignette débat moyen.jpgpar Bruno Malthet

 

 

Le 28 mai, les conseils communautaire et municipal de Châlons-en-Champagne étaient invités à se prononcer à peu près sur les mêmes sujets, à savoir la suite à donner au 150 fiches issues du Grenelle local de l’environnement (GLE) et la mise en œuvre d’un agenda 21.

Le conseil communautaire avait à son menu deux délibérations, le conseil municipal une seule. L’écart provenait de ce que, du côté ville, l’agenda 21 n’était aucunement développé et qu’il se trouvait réduit qu’à une simple ligne dans la délibération relative au GLE.

Les élus municipaux ne siégeant pas au conseil communautaire ou n’ayant pas eu la curiosité d’assister à l’autre assemblée n’avaient donc pas connaissance des propos assez surprenants tenus par M. Apparu sur le rôle très réducteur qu’il attribuait à un Agenda 21.

Lors du conseil communautaire, M. Apparu a insisté sur le fait que l’Agenda 21 ne serait qu’un « simple débouché administratif » qui offrirait « un cadre de référence pour le financement » des actions du Grenelle local de l’environnement. Bref, pour faire simple, une pompe à fric. Quant au pilier social de l’Agenda 21, totalement absent du projet de délibération communautaire, il a fallu l’intervention en séance de Alain Biaux, maire de Fagnières, pour le rappeler.

Lors du conseil municipal, sans l’intervention d’Alain Goze, l’Agenda 21 serait passé totalement aux oubliettes. A en croire M. Apparu, cette intervention d’Alain Goze aurait été un « un cours de droit administratif » tout aussi inutile que rasoir, sans doute parce que les élus municipaux maîtrisaient parfaitement bien le concept d’Agenda 21. Ce qui manifestement, bien que ce ne fut pas dit, n’était absolument pas le cas des élus communautaires à qui on avait cru devoir présenter une délibération leur exposant succinctement sur deux pages ce qu’était un Agenda 21.

Mais la rage de M. Apparu envers Alain Goze venait de ce que M. le député n’avait manifestement pas apprécié que son opposant lui rappelle les deux citations précédentes et apporte à l’assemblée communale son expertise sur ce qu’est réellement un Agenda 21. Pourtant, il faut bien le reconnaître, bien peu d’élus et de citoyens le connaissent et encore moins le maîtrisent.

L’intervention d’Alain Goze fut toutefois loin d’être inutile et ne saurait être réduite à ce que l’Union en rapporta le 29 mai (cf., sur le site www.catalaunien.net cet article et la réaction de l'association Nouvelle Catalaunie à la date du 30 mai 2009). Le maire a en effet, au moins implicitement, donné tort à son bouillant dauphin et, par ricochet, raison à Alain Goze en proposant de modifier substantiellement la délibération pour tenir compte de ses remarques.

Alors que le projet de délibération prévoyait de créer un comité de suivi du GLE distinct de celui de la communauté d’agglomération, le maire a proposé que la ville « décide la mise en place d’un comité de suivi commun avec la CAC ». Quant à l’Agenda 21, pour lequel le projet ne prévoyait qu’un simple engagement à participer à celui de la CAC, la modification présentée prévoit désormais que « la ville participera à l’Agenda 21 dont la CAC est chef de file ».

La ville disposera donc d’un véritable Agenda 21 qui sera un sous-ensemble de celui de la CAC et dont les modalités, comme Alain Goze l’a fait préciser au maire, seront définies ultérieurement en conseil municipal, ce que le projet de délibération initial ne prévoyait absolument pas.

Comme le rappela Alain Goze, l’Agenda 21 est un outil devant servir pour un « vrai projet politique au niveau du territoire » qui n’est ni de gauche, ni de droite, même si, dans l’Union du 28 mai, la section locale du PS s’est prononcée contre cet outil. Ce positionnement est d’autant plus curieux que l’Agenda 21 figurait dans le programme municipal de cette formation (comme, au demeurant, dans celui de la Nouvelle Force), contrairement à celui de Bruno Bourg-Broc. Mais la morale est sauve : l’élue PS présente a en effet voté la délibération que son leader vilipendait la veille.

Il reste maintenant à vérifier si l’Agenda 21 sera effectivement au service d’un tel vrai projet ou bien, comme le voulait M. Apparu, un simple cadre administratif destiné à aller chercher des financements nationaux ou européens.

Il appartiendra à La Nouvelle Force de veiller à ce que ce qui fut chassé par la porte ne revienne pas par la fenêtre lorsque le conseil municipal aura à se prononcer, comme le maire s’y est engagé, sur les modalités de mise en œuvre de l’agenda 21.

30.05.2009

Gens du voyage : de quel plan B parle-t-on ?

image caravanes.jpgPar Bruno MALTHET

 

 

La veille de l’ascension, 150 caravanes, accompagnées de motards de la police, envahissent un terrain privé de Fagnières. L’organisme logeur « L’Effort Rémois », qui doit réaliser un lotissement à cet endroit, venait d’y planter quelques 170 000 plantes et arbustes et, suite à l’occupation illégale de ce site par d’autres gens du voyage au 15 août dernier, de réaliser une tranchée tout autour.

L’accueil des gens du voyage transitant par la Marne est un véritable casse-tête, aucun terrain suffisamment grand n’étant aménagé pour accueillir ces transhumances qui, d’année en année, voient le nombre de caravanes les composant, augmenter. En avril dernier, une réunion en Préfecture, à laquelle participaient les villes de Châlons et de Fagnières, avait conclu à l’incapacité d’accueillir les 150 caravanes annoncées et aurait acté le principe de réaliser un plan B.

« Aurait » et non pas « avait » car, suite à l’arrivée des 150 caravanes, l’amnésie est de rigueur, si on en croit le débat houleux qui a agité le conseil communautaire du 27 mai et les précisions apportées à celui du lendemain. Si Alain Biaux, le maire de Fagnières, a bien entendu parler d’un plan B le 7 avril, Joëlle Vasseur, l’élue châlonnaise, ne s’en souvient pas et le compte-rendu de la réunion n’en dit pas un mot.

Bizarre ! D’autant plus bizarre que la Préfecture et la Ville de Châlons se rejette le mistigri et refuse de porter le chapeau de la décision ayant autorisé l’installation des 150 caravanes sur un terrain privé de Fagnières. La Préfecture aurait appelé la CAC puis, faute d’interlocuteur, l’adjointe de permanence à la ville de Châlons avant d’informer, très tardivement, le maire de Fagnières, de l’arrivée des caravanes sur sa commune.

Mais, du côté de la Préfecture, on nie avoir accordé « une autorisation officielle d’installation ». Qui pourrait en douter ? Personne. Car, si tel avait été le cas, il y aurait eu réquisition, ce qui n’a pas été le cas. Mais, si les mots ont un sens, et juridiquement ils en ont nécessairement un lorsqu’ils émanent de la Préfecture, y a-t-il eu cependant une autorisation officieuse, tacite ou implicite de s’installer sur un terrain privé ? Une autorisation de violer le droit de propriété que les autorités publiques ont la charge de faire respecter ?

Du côté de Châlons, l’élue concernée s’est souvenue, en conseil communautaire, avoir refusé l’installation des caravanes sur les terrains municipaux qui lui étaient présentés (stade Frison, parc des expo, notamment), mais s’est montrée beaucoup plus vague sur les propos qu’elle aurait tenue quant aux terrains proposés à son jugement sur Fagnières. Elle s’est cependant vaguement souvenue en avoir jugé deux inappropriés (l’hippodrome et le Mont-Choisy appartenant à la Châlons). Quant au terrain envahi, ajouta-t-elle pour couper court à la polémique, elle en ignorait totalement l’existence jusqu’à ce que cette lamentable affaire n’éclate.

Du côté de Fagnières, le maire a été prévenu lorsque le choix fut fait et était en cours d’exécution. D’où la colère des élus fagniérots en conseil communautaire et leur décision de claquer la porte dudit conseil et de ne pas organiser le prochain scrutin des élections européennes.

D’où aussi cette question : y aurait-il eu exécution d’un énigmatique plan B, non écrit mais très concret, avec un B comme Biaux ? Pour incongrue qu’elle puisse paraître, la question mérite d’autant plus d’être posée qu’elle a sous-tendu et envenimé le débat du conseil communautaire. Ne faisait-on pas payer au maire de Fagnières de n’être pas UMP ? Serait-ce pour cela que les investissements communautaires sur Fagnières seraient plus longs à sortir de terre et plus aisément reportables, comme le rond-point attendu sur la route d’Epernay ?

Cette question fâcha beaucoup lors du conseil communautaire. Il est difficile ici de tirer la part du vrai de celle du faux, tant les arcanes politiciennes sont inextricables. Mais, ce qu’il y a de certain, c’est que pratiquement au même moment, un autre plan B tombait à l’eau. Le plan B comme Baty. L’intéressé, qui fut battu de 30 voix en mars 2008 par Alain Biaux lors des élections cantonales, comptait en effet sur les recours engagés par des citoyens fagniérots de ses amis pour faire invalider l’élection. Las ! Après le tribunal administratif l’an dernier, le Conseil d’Etat vient de débouter les intéressés.

Bref, même si jamais le principe d’un plan B ne fut décidé et qu’aucun plan secret du même nom ne fut exécuté, il n’en demeure pas moins une série d’interrogations. Qui a donné l’autorisation aux caravanes de s’installer sur un terrain privé ? Pourquoi la CAC est-elle intervenue sans réquisition préfectorale sur ce terrain ? Qui sont les responsables de cette situation ? Les responsables se déclareront-ils non coupables ? Quand, et c’est là l’essentiel, y aura-t-il enfin un plan B pour accueillir les grandes migrations passant par la Marne ?

20.05.2009

Une autre campagne européenne à l'initiative de la CPCA

que serait l'europe sans les asso.jpgLa CPCA (Conférence Permanente des Coordinations Associatives) a été créée en 1992, elle regroupe aujourd'hui 16 coordinations associatives structurées nationalement et représentant 16 fédérations, soit 500 000 associations.

C'est un lieu d'interlocution politique indépendant qui travaille à une reconnaissance pleine et entière des valeurs et intérêts du monde associatif dans la société française.

Elle publie aujourd'hui  un manifeste intitulé QUE SERAIT L'EUROPE SANS LES ASSOCIATIONS? dans le cadre de la campagne électorale pour les européennes. Sur ce manifeste sont affirmés 7 enjeux transversaux primordiaux pour le mouvement associatif qui oeuvre à la fois pour le dialogue entre les institutions et la société civile et en tant qu'acteur incontournable d'une Europe sociale, responsable et solidaire.

PROPOSITIONS portées par le Manifeste et que la CPCA charge ses membres de répercuter auprès des candidats:

1) Une charte de la société civile établissant des standards clairs de régulation entre la société civile et les institutions européennes.

2) La participation de la société civile dans le dialogue civil européen pour vérifier que les acteurs institutionnels sont au fait des principes de la démocratie participative et de sa complémentarité avec la démocratie représentative.

3) Le statut de l'association européenne pour permettre aux associations labellisées de participer au dialogue civil européen sur les thématiques transversales.

4) Le bénévolat, creuset de la citoyenneté européenne et un appel à faire de 2011 l'année européenne du bénévolat.

5) Pour une directive sur les SSIG (Services Sociaux d'Intérêt Général) qui permettrait la reconnaissance de l'économie sociale pour mieux cerner le champ des services délivrés par le 1/3 secteur et clarifier la législation européenne en la matière.

6) Le financement des associations par le développement d'instructions de demandes de financements plus claires et accessibles.

7) L'Europe responsable et solidaire par l'adoption de décisions allant dans le sens de l'intérêt des populations les plus pauvres et la vérification de la réalisation des engagements pris par les chefs d'Etats en matière de développement.

 

Il apparaît à la lecture de ce manifeste que la meilleure prise en compte de l'importance du secteur associatif par l'Europe est peut-être une des clés qui permettrait de la rendre plus sociale et et plus citoyenne, à l'heure où on lui reproche sa technicité et son hermétisme...

Manifeste_CPCA_Europeennes.pdf

 

 

18.05.2009

La Compagnie' D revient!

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On avait beaucoup aimé Mère Courage de Berthold Brecht. Les voilà revenus dans:

Les pas perdus

de Denise Bonal,

une pièce pleine d'allers et venues...

Les 28, 29, 30 mai à 20h30

au CSC Vallée St Pierre

Les pas perdus A3.pdf


17.05.2009

L'inauguration du passage Jean- Pierre RAVAUX

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par Bruno MALTHET

 

L’inauguration du passage Jean-Pierre Ravaux a eu lieu le 16 mai en présence de sa famille et de ses nombreux amis. Dans son discours, le maire Bruno Bourg-Broc a rappelé l’importance qu’eut, pour le retour en 1996 du toponyme historique de notre ville, la découverte par Jean-Pierre d’une lettre du 25 janvier 1373 de Charles V aux " bourgeois et habitants de Chaalons en Champaigne ".

L’érudit qu’était Jean-Pierre Ravaux savait que le deuxième " a " de " Chaalons " avait migré sur le premier avec l’invention de l’accent circonflexe au XVIème siècle. Le service communication de la ville, lui, ignorait totalement tout cela lorsqu’il fit graver la plaque de rue sans mentionner l’accent circonflexe sur le " a " de Châlons et en réduisant son toponyme historique à un vulgaire " en-Ch ".

Gageons que le maire, qui déclara dans son discours être moins savant que Jean-Pierre Ravaux, se fera cependant un point d’honneur d’inviter son service communication à copier 1000 fois " Châlons-en-Champagne " et à rectifier en conséquence la plaque de rue.

C’est au demeurant le sens de la lettre que lui a écrit Bruno Malthet, le président de l'association Nouvelle Catalaunie et que nos blogueurs pourront consulter sur le site internet

www.catalaunien.net

14.05.2009

Jean-Pierre Ravaux : le meilleur des Catalauni

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Par Bruno Malthet

Le 11 avril 2008 disparaissait Jean-Pierre Ravaux à l’âge de 66 ans après une vie consacrée aux musées, à l’histoire et au patrimoine de Châlons-en-Champagne. Le 16 mai, la Ville de Châlons rendra hommage à ce grand érudit en inaugurant un passage portant son nom.

Son amabilité et ses connaissances le rendirent vite indispensable dans de nombreuses sociétés savantes, comme les sociétés académiques de Châlons, Reims et Epernay, mais aussi dans les associations de défense et de mise en valeur du patrimoine, telles que les Amis du Vieux Châlons, la Nouvelle Catalaunie, les Amis des Musées de Châlons, l’Office de Tourisme ou encore les Amis de nos églises. Erudit, Jean-Pierre Ravaux le fut pleinement. Il n’est, pour s’en convaincre, qu’à parcourir l’imposante bibliographie composée de 140 articles et ouvrages qu’il publia sur l’histoire et le patrimoine.

De 1970 à 2002, Jean-Pierre Ravaux exerça sa mission de conservateur des musées de Châlons comme un sacerdoce en poursuivant un seul objectif : leur donner la place qui doit leur revenir dans la vie d’une capitale régionale. Il avait pour y parvenir un atout, la richesse des collections, et un handicap, le profond désintérêt des élus. Si le résultat n’a pas été toujours à la hauteur de ses espérances et des promesses qui lui furent faites, Jean-Pierre Ravaux n’en demeure pas moins l’architecte de la renaissance des musées de Châlons. En prenant sa retraite en mai 2002, il quitta les musées de la ville avec le sentiment de l’inachevé, mais aussi avec la fierté – bien que sa modestie naturelle n’en permît pas l’expression – d’avoir contribué à les enrichir, à les restaurer et à les valoriser.


Jean-Pierre Ravaux fut un érudit émérite qui s’affirma rapidement comme le meilleur spécialiste de la période médiévale châlonnaise. Ainsi lui doit-on de mieux connaître l’histoire des évêques de Châlons, ou encore, sous leur impulsion, celle de la prospérité économique de leur ville, dont ils étaient également comte, qui commença au XIème siècle et atteindra son apogée au XIIIème avec ses draperies, réputées jusqu’en Asie mineure pour être “ devant toutes autres draperies… et de très grande bonté ”. Ses recherches eurent, parfois, des rebondissements inattendus. Ainsi en alla-t-il de celui qui résulta de sa découverte d’une lettre du 25 janvier 1373 du roi Charles V octroyant 2000 francs or aux “ bourgeois et habitants de Chaalons en Champaigne ” et qui est le plus ancien document connu utilisant le nom de Châlons-en-Champagne. Il fait de Jean-Pierre Ravaux l’incontournable, et cependant fort discret, artisan du retour au toponyme historique de la ville dont il étaya le dossier.

L’édifice religieux qu’il a le plus étudié est la cathédrale Saint-Etienne de Châlons. De 1974 à 2003, il lui consacra 8 volumineux articles publiés dans les Mémoires de la SACSAM auxquels il convient d’ajouter un excellent ouvrage publié en 2001 aux éditions du Patrimoine : La cathédrale Saint-Etienne de Châlons-en-Champagne.

Chez Jean-Pierre Ravaux, histoire du patrimoine rime avec défense du patrimoine. Il la mena d’abord et dès l’origine avec les Amis du Vieux Châlons, contre la démolition du centre ancien de Châlons, puis, à partir de 2003, avec Nouvelle Catalaunie en s’engageant notamment pour sauver la destruction annoncée des caves médiévales du Centre commercial de l’Hôtel de Ville.

Le 16 mai 2009, sa ville natale lui rend hommage. Le passage d’accès à la bibliothèque reliant, depuis son ancien domicile, la rue Léon Bourgeois à la rue des Martyrs de la Résistance porte désormais son nom. Sa modestie aurait récusé cet honneur. Mais son œuvre au service de sa patrie méritait bien cette humble reconnaissance. En attendant celle, à venir, de la Société des Amis des Musées de Châlons-en-Champagne, dont il était fondateur et administrateur, avec la publication d’un hommage sous forme d’un recueil bibliographique.

Pour en savoir plus, cliquez ici

 

13.05.2009

HADOPI, C'est fini!

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Par Marie-Pierre BARRIERE

Voilà, c'est fait! Christine Albanel est soulagée et le président Sarkozy va pouvoir féliciter les députés de sa majorité qui ont enfin consenti à être présents hier pour adopter cette loi scandaleuse, absurde et caduque avant même d'exister... rejetée le 9 avril dernier en première lecture.

Si internet ne doit pas être une zone de non droit, ce n'est certainement pas en faisant passer une loi inapplicable et injuste qu'il le deviendra... Hadopi va renforcer les pratiques souterraines de réseaux et les internautes sanctionnés ne seront sans doute pas les plus nuisibles. Comment manquer sa cible pour mieux l'atteindre?

Sous couvert de lutter contre le piratage, l'Etat se donne en effet les moyens de surveiller, de "fliquer" ce qui sort de votre ordinateur, ce qui y entre aussi...

Et que dire de la cohérence de cette loi avec le cadre législatif européen?

Au passage, nous remercions chaleureusement notre député d'avoir contribué à nous faire pénétrer dans le monde merveilleux de Georges Orwell!

Pour plus de renseignements, lisez ici

L'Europe peut résoudre des crises!

drapeau_europeen.4_150.jpgC'est la bonne nouvelle que laisse entrevoir un sondage réalisé fin février, trois mois avant les élections européennes par l'institut LH2 en fonction d'une enquête téléphonique auprès de 997 personnes représentatives de la société française: les français accordent une légitimité à l'Europe pour régler un certain nombre de problèmes clés.

Tout d'abord, les chiffres présentant l'intérêt pour les élections européennes témoignent d'un équilibre relatif entre les intéressés (53%) et les non intéressés (47%), l'intérêt pour les échéances européennes augmentant en fonction de l'âge, de la situation professionnelle et du niveau d'études.

En revanche, le chiffre de ceux qui pensent que l'Europe ne peut pas faire changer la situation actuelle de la France (69%) est assez inquiétant et révélateur d'un manque de confiance en l'Europe et en ses capacités réelles à influencer les politiques nationales...

Le choix de la liste en fonction des enjeux nationaux reste majoritaire (52% contre 40% pour ceux qui se déterminent en fonction d'enjeux européens), ce qui paraît également regrettable, dans la mesure où les questions européennes dépassent nettement le cadre des Etats Nations.

Mais l'analyse doit être affinée car les sympathisans de la gauche et du MoDem sont plus sensibles aux enjeux européens que les sympathisans de droite mais la palme revient aux Verts (59% enjeux européens / 36% enjeux nationaux).

Les champs d'action pour l'Europe en matière de résolution de crise sont unanimement l'environnement et la question de l'immigration. Par contre, les sondés continuent à penser que les questions de logement, de retraite, d'éducation et de santé doivent se gérer sur le plan national.

Peu d'originalité en ce qui concerne la question de la légitimité des courants pour gérer les crises: la droite est meilleure en économie, la gauche en social et les écologistes en environnemental!

Les attentes principales des français pour l'avenir de l'Europe sont qu'elle puisse développer une politique économique commune, une politique commune en matière d'environnement. Mais les sympathisants de gauche misent davantage sur le développement d'une politique sociale alors que ceux de droite ciblent plutôt une Défense européenne commune.

 

Pour consulter l'intégralité du sondage, cliquez ici.

 

09.05.2009

Puisque nous ne voterons pas ensemble…

drapeau_europeen.4_150.jpgPar Marie-Pierre BARRIERE

 

Le 7 juin prochain, les membres de l’association La Nouvelle Force comme de nombreux ( ?) citoyens français se rendront aux urnes pour élire leurs députés européens. Chacun votera selon son appartenance…

Cela ne nous empêche pas aujourd’hui 9 mai, puisque nous croyons tous qu’elle est un chemin incontournable, de souhaiter ensemble une bonne fête à l’Europe qui elle aussi se construit au creuset des différences.

L’Europe est en crise mais elle existe et elle existe bien plus en profondeur que ne le croient les délateurs de son fonctionnement et tous ces populistes qui tentent de nous faire croire que sa construction s’oppose au bien des Etats nations.

L’analyse des processus historiques de longue durée inscrit la construction européenne dans un horizon millénaire. Et si l’urgence de la paix s’est fait ressentir de façon plus nécessaire au lendemain de la deuxième guerre mondiale, la communauté européenne s’est forgée dès le Moyen-Âge sur les chemins des armes, du commerce, des migrations, des déplacements des clercs, des chevaliers et même des brigands. Mais cette évolution n’a jamais suivi le modèle de l’Etat national et n’ayant pas aujourd’hui de peuple homogène, pas d’espace et d’opinion publics, l’Europe peine à convaincre les citoyens de sa réelle représentativité, d’autant plus qu’elle a contribué également à affaiblir l’importance de la souveraineté des Etats nationaux qui le lui rendent bien par la voix de certains hommes politiques l’accusant à qui mieux mieux  des difficultés de la gestion nationale.

L’Europe est en marche sur la voix de la recherche de l’équilibre : entre l’intérêt européen commun et les stratégies nationales, entre l’assimilation culturelle et le multiculturalisme, entre la reconnaissance des acquis de la construction européenne et la lutte contre les insécurités qu’elle a suscitées…

Au coeur de ces épineuses questions, il faudrait pouvoir s'appuyer sur cette certitude: la société européenne existe. Les échanges débutés au Moyen-âge ont repris leurs cours, les hommes d’affaires, les étudiants, les parlementaires européens et leurs collaborateurs, les artisans contribuent à créer cette opinion publique européenne… et les migrations perturbent également la définition des identités nationales en voie de recomposition…

Les anciennes catégories ne peuvent plus s’appliquer au monde qui est en train de naître « fondé sur de nouvelles formes de coexistence sociale qui ne pourront plus être homogènes et qui produiront une grande variété de formes d’existence à la fois locales et transnationales »,(1) voilà pourquoi les discours sur l’Europe sont souvent si décevants eu égard à la réalité de l’Europe aujourd’hui, aux défis devant lesquels elle est placée et qui devraient élargir le champ de nos espoirs et de nos enthousiasmes. Comme en 1948 lorsque la guerre était devenue impensable pour Jean Monnet et Robert Schuman, nous sommes placés devant des défis sociaux, économiques et environnementaux incontournables et impensables en dehors d’une résolution collective. Comme le disait Jean Monnet le 12 mai 1954 : " Nous n’avons que le choix entre les changements dans lesquels nous serons entraînés et ceux que nous aurons su vouloir et accomplir. "

En tout état de fait, il paraît bien peu opportun de transposer dans la campagne que nous vivons aujourd’hui nos modes de fonctionnement partisans nationaux, autrement dit de vouloir « politiser » l’Europe en lui appliquant les clivages français, d’autant plus qu’ils révèlent leurs limites en matière de démocratie représentative… En effet, la question européenne dépasse de loin nos querelles nationales, elle nous invite à nous risquer dans la conception de nouveaux possibles, voilà pourquoi, elle sollicite de notre part une posture d’ouverture et de remise en cause. Robert Pitch dans la conclusion de l’ouvrage collectif Visions d’Europe, définit l’Europe comme « un processus continu d’apprentissage et d’éducation ». Qu’est-ce qu’apprendre sinon abandonner une vieille représentation pour en construire une nouvelle ? « Tout ce qui sert à promouvoir la compréhension mutuelle des européens et à une perception plus claire des interdépendances nationales est le meilleur investissement pour l’avenir commun. » (1)

Bonne fête à cette Europe en chantier et à tous les européens bâtisseurs qui pensent comme nous avec confiance que " Les nations souveraines du passé ne sont plus le cadre où peuvent se résoudre les problèmes du présent. Et [que]a Communauté elle-même n’est qu’une étape vers les formes d’organisation du monde de demain. " Jean Monnet, Mémoires

 

(1) Perspectives: à la recherche de l'Europe réelle, Robert Pitch, in Visions d'Europe, Ed Odile Jacob, septembre 2007

08.05.2009

Mobiliser l'Europe pour que cesse la spoliation des pays en voie de développement par les multinationales

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La campagne Hold-up international est menée à l’initiative conjointe:

 


- d’Oxfam France – Agir ici qui est une association de solidarité internationale qui a fait le choix de l’engagement citoyen pour lutter contre les injustices mondiales. Ses engagements tiennent en quelques verbes forts : informer, faire pression sur les décideurs et proposer des solutions concrètes de régulation. Cette association revendique son indépendance politique, confessionnelle et financière.


- du CCFD (comité catholique contre la faim et pour le développement) – Terre solidaire, première ONG française de développement qui soutient chaque année plus de 500 projets de développement dans 80 pays. Il invite chaque citoyen à devenir acteur de solidarité au quotidien.

La campagne vise à interpeller les futurs députés européens afin de rappeler qu’une entreprise n’a pas pour unique fonction de produire des biens et des profits mais qu’elle se doit de s’inscrire par la création d’emplois et le paiement de l’impôt dans la réalité du territoire sur lequel elle est implantée et dans sa communauté. Elle est sensée respecter un certain nombre de critères éthiques, surtout lorsqu’elle est installée dans un pays qui n’est pas celui de son siège social !

Or, force est de constater que les entreprises implantées dans les pays du sud ne s’embarrassent pas très souvent de grands objectifs humanistes et que la mondialisation économique rime plus souvent avec pillage qu’avec développement. Face à la faiblesse de la réglementation des Etats, les abus se multiplient : en matière sociale, le droit du travail n’est pas respecté, en matière environnementale, la pollution est irréversible, en matière financière, la fraude fiscale fait peser l’impôt sur les plus faibles.

L’Union européenne s’est engagée à promouvoir le développement durable à travers le monde. Elle ne peut accepter de tirer le moindre profit de cette situation inique alors même qu’elle abrite les sièges de ces entreprises peu scrupuleuses ainsi que nombre de paradis fiscaux où se réfugient les fonds qu’elles mettent à l’abri de l’imposition. L’Europe a les moyens d’agir !

Signons la lettre au Président de la République pour attirer son attention sur ces points précis et contactons les têtes de listes aux européennes pour engager le débat avec eux.

Pour en savoir plus, lire la brochure du CCFD

Signer la pétition

06.05.2009

Un observatoire de la prévention sociale

image observatoire prévention sociale.jpgPar Alain GOZE conseiller municipal La Nouvelle Force Pour Châlons

 

 

Les deux extraits d’articles qui sont parus  dans des journaux nationaux (journal le Figaro et journal Le Nouvel Observateur) que nous communiquons ci-dessous témoignent et confirment le bien fondé de la proposition que notre association La Nouvelle Force a faite lors d’un point presse en date du  18 février 2009 et qui consiste à mettre en place un observatoire de la prévention sociale.

Un observatoire de la prévention sociale « pour mesurer avec les partenaires concernés l’évolution du chômage, l’endettement des familles, les impayés des factures d’eau, de gaz, d’électricité, des loyers, l’augmentation des licenciements et des faillites d’entreprises afin de proposer des mesures exceptionnelles comme la mise en place de moratoires pour différer des paiements afin d’aider les familles en difficultés. »

J’ai formulé cette proposition à plusieurs reprises lors de conseils municipaux et très récemment à l’occasion du conseil municipal exceptionnel sur le Plan de relance local proposé par BBB.

BBB demeure sourd et muet à cette proposition que certains jugeront peut-être modeste mais qui peut servir de levier pour  prendre des mesures adaptées à la crise économique et sociale qui frappe douloureusement et durablement de nombreuses familles châlonnaises.

Ce mutisme de la part du premier magistrat de la Ville est inquiétant, il confirme cependant que celui-ci n’a pas pris la véritable mesure de cette crise et qu‘il a une écoute très relative des problèmes locaux qui lui sont rapportés quotidiennement notamment par des salariés du secteur privé (Grantil, Henkel….) ou du secteur public (Centre hospitalier de Châlons…).

Il ne suffit pas de recevoir ces salariés dans son bureau et de transmettre une missive au Préfet.

Il s’agit avant tout d’être présent sur « le terrain » et d’élaborer un véritable plan social d’urgence avec les outils et les moyens dont nous disposons en les mutualisant avec d’autres entités publiques.

Le véritable enjeu de cette démarche c’est de maintenir la cohésion sociale du vivre ensemble à Châlons et de construire un véritable « compagnonnage » de lutte, de défense et de valorisation de la condition humaine au 21è siècle!
Alors, j’invite les châlonnais à se manifester auprès de lui pour l’interpeller sur le sujet,  lui demander d’agir socialement et donc de soutenir notre initiative.



Le nombre de foyers surendettés explose (journal le Figaro)
Selon le dernier bilan des commissions de surendettement, le nombre de dossiers déposés à la Banque de France a dépassé deux fois la barre des 20.000 ménages cette année.
Une situation inquiétante. En mars, 21.747 dossiers de surendettement ont été déposés à la Banque de France, soit une progression de 30% par rapport à mars 2008 (16.684 dossiers), révèle lundi «Libération». La barre des 20.000 dossiers a également été franchie en février avec 20.225 dossiers déposés, contre 17.675 en février 2008 (+14%). Sur le premier trimestre 2009, les 58.188 dossiers déposés représentent une hausse de 16% par rapport à la même période l'année dernière. «Depuis quatre mois, cela s'est accéléré», constate Bernard Lefèvre qui siège pour l'UFC-Que choisir dans la commission de surendettement du Puy-de-Dôme. «Dans ma région, on ne voit pas encore de plans sociaux mais on assiste à des fins de contrats d'intérim ou à des plans de chômage partiels», poursuit-il. En 2008, 188.485 ménages ont déposé un dossier de surendettement. Parmi eux 33.00 ont été orientés vers un plan de rétablissement personnel (PRP), c'est-à-dire, un effacement des dettes avec la faillite civile… Pour lire la suite

8 millions de pauvres en France (Le Nouvel Observateur)
Environ 7,9 millions de personnes vivaient en dessous du seuil de pauvreté en France en 2006, soit 13,2% de la population, selon une étude de l'INSEE parue mercredi. En 2004, rappelle l'Institut national de la statistique et des études économiques, ce taux était de 11,7%, soit près de sept millions de personnes.

L'INSEE rappelle qu'en 2006, une personne vivant seule était qualifiée de pauvre quand son revenu disponible était inférieur à 880 euros par mois et à 1.320 euros pour un couple sans enfant.

Près d'un tiers des personnes vivant au sein d'une famille monoparentale (30,3%) étaient confrontées à la pauvreté, soit une proportion 2,3 fois plus importante que dans l'ensemble de la population. Cela représentait plus de 1,6 million de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. A noter que les familles monoparentales sont le plus souvent constituées d'une mère et de ses enfants (85% des cas). A l'inverse, les ménages les moins touchés par la pauvreté étaient les couples sans enfant : seuls 6,4% des personnes en couple sans enfant étaient dans ce cas. Pour lire la suite

05.05.2009

Le débat public du 14 avril sous un autre angle

vignette débat moyen.jpgPar Marie-Pierre BARRIERE

 

 

J'ai proposé à un blog collaboratif animé par Virginie Votier, déléguée départementale du MoDem parisien, un compte-rendu du débat public sur l'Agenda 21 du 14 avril intitulé: L'Agenda 21 local et la révolution démocratique urbaine. L'objet de mon article était bien sûr d'éclairer la dimension participative de l'animation de l'Agenda 21 et de montrer comment il peut servir d'une manière très efficace et à plusieurs titres la démocratie de proximité. Je le mets en lien ici afin que nos fidèles lecteurs puissent en prendre connaissance.

 

http://www.generationsengagees.fr/?p=1955