28.10.2011

24/10/2011. Réunion trimestrielle du quartier Schmit organisée par Rudy Namur et Karine Robin.

Nous étions une cinquantaine, sensiblement les mêmes personnes que le trimestre dernier et M. Jansen accompagné de jeunes de l'association Unis Cités provenant de divers quartiers de la ville. Il se sont intéressés visiblement  à la présentation que  R. Namur a faite du Conseil général de son travail, des projets en cours de réalisation (collège Duruy, école de Condé...) et de son rôle au Conseil municipal. Ensuite il a relancé l'idée d' association  pour redonner vie au quartier avec pour but la mise en place d'un foyer pour les jeunes et d'un marché sur le mail de Schmit.  Trois membres de l'association créée au Mont Héry  ont fait part de leurs avancées dans leurs projets et actions.
Simple et efficace, ambiance détendue et bonne participation.
Rien à voir avec les ambiances plombées des conseils de quartier animés par M. Lebas.
 

19.07.2011

Régulation de la Seine : une redevance pour 496 communes

 

90792621.jpg

 

à Monsieur Bruno Bourg Broc
Maire -  Hôtel de Ville
Place Foch
51000 Châlons-en Champagne

                                                                                                           

Monsieur le Maire,

Après avoir pris connaissance dans le journal l’Union de ce jour d’un article titré - Régulation de la Seine : une redevance pour 496 communes – qui évoque la volonté des responsables de l’établissement public territorial de bassin Seine Grands Lacs de faire participer financièrement les bénéficiaires du soutien d’étiage, dont la Ville de Châlons-en-Champagne, aux dépenses d’exploitation, d’entretien et d’aménagement des lacs (lac du Der, lacs d’Amance et du Temple, lac d’Orient….), je voudrais connaître votre position sur ce sujet.

A titre personnel, je vous avoue être surpris et indigné de constater que les responsables de l’établissement public s’arrogent le droit, sans concertation ni échanges avec les responsables territoriaux concernés, de modifier le périmètre d’intervention de l’établissement pour tenter de récupérer des moyens financiers nouveaux pour financer des dépenses d’investissements qui leurs incombent.

Je partage pleinement les propos du Maire de Vitry-le-François Jean Pierre Bouquet qui estime que la démarche s’apparente à un impôt nouveau et ceux du député Charles de Courson qui estime que le comportement des responsables parisiens s’apparente à « du néocolonialisme »

A l’évidence si cette redevance devait s’appliquer elle se concrétiserait pour les Châlonnais et les habitants de la CAC par une augmentation du tarif de l’eau.

Il me semble indispensable, Monsieur le Maire, que la Ville de Châlons-en-Champagne manifeste par une délibération du conseil municipal son opposition à ce projet de redevance comme le Conseil Général de la Marne l’avait fait il y a déjà plus d’un an sur l’élargissement du périmètre de l’établissement public.

Il serait souhaitable également que nos concitoyens soient informés de la démarche d’enquête publique qui en toute discrétion est organisée  dès cet été pour que chacun puise s’exprimer sur le sujet.

J’espère, Monsieur le Maire que vous partagerez mon indignation et mon opposition à ce projet de redevance  qui à l’évidence ne s’inscrit pas dans une démarche d’intérêt général mais plutôt dans une démarche de « racket » des responsables de l’établissement public auprès d’autres collectivités territoriales pour masquer le désengagement financier de l’Etat.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes sentiments distingués

 

Alain GOZE
conseiller municipal
La Nouvelle Force Pour Châlons.

11.07.2011

GESTION DU PARC DES EXPOSITIONS : UNE DELEGATION DE SERVICE PUBLIC «AU PETITS OIGNONS » POUR L’UCIA

 

parcexpos-chalons.jpgPar Alain Goze, conseiller municipal de La Nouvelle Force

Dès l’origine de la démarche de lancement d’une délégation de service public (DSP) pour la gestion du Parc des Expositions nous avions pu déceler à travers le cahier des charges que la Ville s’apprêtait vraisemblablement à choisir comme délégataire l’UCIA. En effet, il était clairement exposé que l’UCIA conserverait la gestion de la Foire Expositions qui représente potentiellement la recette financière la plus importante de la gestion du Parc des Expositions.

Au vu du rapport du Maire et du projet de contrat et de ses annexes présentés au conseil municipal du 12 juillet il apparaît très clairement que le nouvel équipement dénommé « Capitole en Champagne » et qui n’est jamais nommé comme tel dans les documents officiels est surdimensionné par rapport aux prévisions budgétaires et aux contraintes acceptés par le délégataire.

Ce projet de DSP fait transparaître très clairement aussi que la gestion du Parc des Expositions est et sera toujours déficitaire sans la contribution financière importante apportée sous la forme de subvention par la Ville et qui représentera plus de 25% du budget global de fonctionnement.

Un équipement surdimensionné

Les chiffres parlent d‘eux-mêmes pour un budget d’investissement connu à ce jour de plus de 55 millions d’euros, le budget global de fonctionnement prévisionnel en moyenne annuelle sur la durée des 7 années du contrat se situera à hauteur de 1 735 000€ ce qui témoigne d’une activité peut en rapport avec les possibilités offertes par le nouvel équipement. En moyenne en dehors de la Foire Expositions qui représente  27% des recettes soit 493 000 € et des salons 360 000 € les autres activités sont d‘un rapport très modeste : congrès 67 000 €, évènements 62 000 €, manifestations sportives 5 000 €….

Il est à noter que la salle de spectacles de 12 000 places qui fait l‘objet d’un financement conditionné par le Département  n’est référencée que dans la grille des tarifs. Elle n’apparaît nulle part dans le contrat en termes soit d’objectifs d’activités soit de contraintes particulières pour le délégataire.

Une gestion déficitaire

Le projet de contrat de DSP pour la gestion de l‘équipement est très explicite puisqu’il mentionne qu’en raison des contraintes imposées par la Ville celle-ci versera en moyenne 250 000 € (soit un point d’impôts) chaque année pour l’équilibre économique de la délégation. Or l’analyse du projet de contrat fait ressortir que la seule contrainte réelle mentionnée dans le document est l’obligation faite au délégataire VEGA/UCIA à travers une société dédiée de réaliser la Foire Exposition qui est la principale activité rentable et qui appartient à l’UCIA comme cela est écrit.  Nous ne trouvons même pas trace dans le document de contrainte liée au développement durable dont le BBB s’est fait le chantre depuis 2008. La participation financière de la Ville sera en réalité encore plus importante puisque le contrat prévoit que chaque année  le délégataire percevra les recettes de location du parking de la Croix Dampierre perçues jusqu’alors par la Ville auprès de la SCI Croix Dampierre soit 100 000 €. A cela il conviendra d’ajouter les frais de transports pour acheminer le public du futur parc de stationnement Saint Thiébault qui ne sont pas intégrés dans le contrat ainsi que les coûts complémentaires afférant au volet « communication » pour valoriser l’équipement que la Ville engagera sur son propre budget.

 

Un financement des investissements excessif

Si le rapport présenté au Conseil  Municipal ne donne, comme d’habitude lorsque BBB présente un projet de DSP, aucun élément de comparaison permettant de faire l’analyse de la pertinence de l’offre tant en termes de fréquentation que de tarification ou de frais de fonctionnement il précise la prise en charge par le délégataire du financement des investissements et du renouvellement du matériel.

Le délégataire s’engage à  financer 237 610 € en investissement et 242 000 € en renouvellement de matériel par un recours à l’emprunt au taux d’intérêts de 7%.  Ce taux est très excessif  pour des acquisitions minimes au vu de l’investissement que représente le parc des expos. Pourquoi le délégataire n’a-t-il pas pu procéder à un investissement sur ces fonds propres ? (il doit disposer de la capacité financière sinon il n’aurait pas été retenu comme candidat admis à concourir). Pourquoi la Ville ne procède telle pas elle-même à ces investissements sur son propre budget ce qui serait moins coûteux dans la mesure où le délégataire fait figurer dans le budget en dépenses bien entendu les charges financières liées à l’investissement de matériels ?

Du raisonnable au déraisonnable il n’y a qu’un pas. BBB l’a franchit en impulsant la création du nouveau Parc des Exposition dont la symbolique du nom « Capitole en Champagne » est révélatrice  de son « ego » surdimensionné  à l’image du nouvel  équipement.

Il n’hésite pas pour cela à faire supporter au châlonnais et ce d‘une façon durable (Grenelle Local de l’Environnement oblige) une pression fiscale difficilement supportable et acceptable pour le budget de la Ville.

Pendant trente ans le budget de la Ville devra assumer  au minimum 9 points d’impôts pour financer l’investissement lié à la réalisation du nouvel équipement auquel viendra s’ajouter pour les sept prochaines années au minimum  plus d’1 point supplémentaire au titre du fonctionnement.

En l’état, ce projet de DSP pour lequel l’UCIA associé au groupe VEGA s’est engagée de façon extrêmement prudente et à cadré sa relation contractuelle en faisant supporter une part non négligeable du déficit d’exploitation par la Ville n’apparaît pas la meilleure démarche pour les finances de la Ville.

Ce projet de DSP représente environ un surcoût de plus de 20% par rapport à une gestion en régie municipale et ne se justifie pas aujourd’hui au vu du dossier à moins que les intérêts soient ailleurs, alors cherchons l’erreur !

DSP Parc expos_observations.pdf

28.06.2010

Projet de réforme des retraites : Un projet de circonstance, inadapté et injuste !

retraites.jpgPar Alain GOZE

Nous le pressentions, nous en avons la confirmation maintenant après la présentation par le ministre du travail Eric Woerth des mesures arrêtées dans le projet gouvernemental, la réforme envisagée est une réforme de circonstance.

Une réforme de circonstance car les mesures annoncées, limitées dans le temps, ne permettront pas de résoudre la problématique structurelle de notre dispositif de retraite à laquelle nous devons apporter des réponses pour préserver le système par répartition pour les générations présentes et futures.

En réalité, ce projet de réforme répond dans l’immédiat à deux objectifs.

Le premier qui consiste à rassurer les marchés financiers sur la volonté de la  France de  résorber la dette de l’Etat afin de conserver notre signature labellisée triple A sur les marchés financiers octroyée par les agences de notation.

Le second qui vise à  favoriser la réélection de Nicolas Sarkozy lors de la prochaine élection présidentielle de 2012 car il aura été celui qui aura osé s’attaquer réellement au dossier des retraites.

Cette réforme est aussi une réforme inadaptée et injuste car les chiffres parlent d’eux mêmes.

Une réforme inadaptée lorsque l’on analyse la situation actuelle et les prévisions établies par le conseil d’orientations des retraites.

Si l’on se réfère aux informations contenues dans le budget prévisionnel de la Sécurité Sociale pour l’année 2010 on constate que le déficit du régime vieillesse à triplé en trois ans et qu’ il est passé de – 10,2 milliards d’euros à - 30,5 milliards d’euros ( le conseil d’orientation des retraites estime pour 2010 le déficit à 32,5 milliards d’euros).

Si l’on se réfère aux conclusions du Conseil d’Orientation des Retraites dans son 8ème rapport publié en avril 2010 et reprises dans le projet de réforme du gouvernement pour les besoins en financement des retraites on relève que ceux-ci seront de 40 milliards d’euros en 2020 et 70 milliards d’euros en 2030.

Les différentes mesures sociales et fiscales dans le projet de réforme gouvernemental ne rapporteront à l’horizon 2018/2020 que 30 milliards d’euros (chiffres confirmés par le ministre du travail et certains experts.

Il manque donc d’ores et déjà 15 milliards d’euros pour équilibrer les comptes et vraisemblablement plus.

Les prévisions de recettes tablent sur un taux de croissance à 2% en volume sur la période 2014/2020 et un taux de chômage qui retomberait à 4,5% à partir de 2020.
Ces hypothèses sont très optimistes et irréalistes à mon avis et notamment sur le taux de chômage.

Les déficits vont donc continuer à se creuser très rapidement et déjà les experts prévoient une remise à plat de notre dispositif de retraites en 2015.

Il  faut aussi souligner que le gouvernement n’hésite pas à faire de la « cavalerie financière » pour tenter d’équilibrer les comptes en mobilisant en 2011 les ressources du fonds de réserve des retraites créé en 1999 par Lionel Jospin qui était censé couvrir une partie des besoins de financement des régimes de retraite du secteur privé à partir de 2020 du fait de la cessation d'activité de la génération du "baby boom".


Une réforme injuste socialement car la répartition des mesures dans les deux tableaux ci-dessous montre que ce sont bien les ouvriers et les salariés des classes moyennes qui supporteront principalement l’impact financier des mesures annoncées  20,2 milliards d’euros sur 30 milliards d’euros en 2020 en reportant de deux ans l’âge du départ possible à la retraite (62 ans) et à taux plein (67 ans) et que cet effort ne sera pas équitablement partagé car 67% des mesures reposent sur l’âge de la retraite alors que les recettes nouvelles (capital, épargne,…) ne représentent que 15%.

La réforme supportée par les ouvriers et les classes moyennes

En  milliards d’euros

2011

2015

2020

Mesures sur l’âge de la retraite

1.7

9.5

20.2

Mesures « sociales »

-0.1

-0.4

-0.8

Convergences public-privé

0.4

2.7

4.9

Recettes nouvelles

3.7

4.1

4.6

Basculement UNEDIC

0

0.4

1.4

Impact total de la réforme

5.7

16.3

30.3

 

Un effort inéquitable

2011

2015

2020

Mesures sur l’âge de la retraite

30%

58%

67%

Mesures « sociales »

-2%

-2%

-3%

Convergences public-privé

7%

17%

16%

Recettes nouvelles

65%

25%

15%

Basculement UNEDIC

0%

2%

5%

Impact total de la réforme

100%

100%

100%


Le niveau d’endettement financier de notre pays, l’évolution démographique de la population française, la problématique de l’emploi et donc du chômage supposent d’assumer un véritable courage politique pour traiter au fond le dossier des retraites qui ne peut se satisfaire de mesures de circonstances sous peine d’implosion du système et de récession sociale déstructurante pour notre société.

Il y a donc nécessité absolue à mettre en œuvre un nouveau « contrat social » sur la base de la recherche d’un consensus entre les différentes composantes du corps social et de poser sur la table toutes les problématiques si nous voulons collectivement préserver notre système de répartition fondé sur la solidarité active.

L’ère du mensonge est révolue même si la crise financière a accéléré le déficit financier!

Pour cela il est indispensable de  travailler sur des pistes d’orientations qui consistent selon moi à concevoir un cadre général équitable pour tous si nous voulons que l’ensemble de la population adhère à une modification structurelle du dispositif des retraites.

Dans ce cadre général tout en prenant en compte des spécificités particulières à certains métiers doivent être intégré à terme les régimes spéciaux.

Par exemple, si nous souhaitons réellement rééquilibrer les régimes entre le secteur privé et le secteur public il convient certes de réajuster le taux de prélèvements du secteur public par rapport au secteur privé comme cela est proposé dans le projet de réforme, mais il faut aussi que l’intégralité de la rémunération des fonctionnaires soit prise en compte dans le calcul des retraites.

Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui puisqu’une partie du régime indemnitaire n’est pas assujettie à cotisation alors que le régime indemnitaire constitue une part très importante de la rémunération mensuelle d’un fonctionnaire.

Une autre piste de travail c’est d’affirmer que ce cadre général basé sur la répartition intègrera maintenant des recettes issues de la fiscalité, de l’épargne et du capital ce sui suppose de réfléchir à l’élargissement des assiettes fiscales, à la refonte des tranches d’imposition pour les hauts revenus, à la suppression d’exonérations diverses et du bouclier fiscal….

Il convient aussi  de concevoir un cadre général qui permette de construire un parcours individualisé pour chacun et d’oser aborder la mise en place de plans d’épargne mutualisé et solidaire relevant du concept de l’économie sociale.

Il y a d’autres pistes d’orientations qui seront à travailler et qui conditionnent l’avenir du système des retraites notamment la politique de l’emploi, de la recherche et de l’innovation….  pour générer des emplois stables et donc des recettes durables.

Cependant il faut avoir conscience que chacun devra aussi accepter une augmentation mesurée et dosée dans le temps des cotisations (entreprises inclues) pour financer les retraites car d’ores et déjà nous savons comme l’écrit Jacques Attali dans son dernier ouvrage - tous ruinés dans dix ans  - que :
«  …la prochaine décennie sera tout entière consacrée à subir les conséquences des impérities de celle qui s’achève »

18.06.2010

Réforme des collectivités territoriales : Enjeu de société !

carte de france réf ter.jpgPar Alain GOZE, Conseiller municipal La Nouvelle Force Pour Châlons

A propos du projet de loi portant sur la réforme des collectivités territoriales qui vient de faire l’objet d’un vote solennel en première lecture à l’Assemblée Nationale, le journal l’Union dans son édition du mardi 15 janvier a publié un article sur la position de notre député/ maire sur le sujet : « BBB ose émettre un doute »

Un vote d'abstention

Je laisse le soin à BBB d’assumer son vote d’abstention en première lecture à l’Assemblée Nationale et j’attends bien entendu de voir comment il se positionnera lors du vote final, je note cependant que dans cet article il est écrit que BBB n’est pas très expansif sur le sujet.

Je vous invite à lire l’éditorial de BBB dans la lettre « Ondes Moyennes », publiée en date du 9 juin 2010, par la Fédération des Maires des Villes Moyennes qu’il préside.

A la lecture de cet éditorial, il me semble que BBB est beaucoup plus explicite que ne le mentionne l’article du journal l’Union.

Il se positionne très clairement pour une simplification, pour plus de lisibilité et plus de décentralisation. Il émet  des réserves également sur l’application stricte du tableau prévu dans le projet de Loi fixant le nombre de conseillers communautaires dans les EPCI.

Si je me permets de relever ceci ce n’est pas pour valoriser la position d’abstention  de BBB qui manque selon moi de « courage politique » et qui n’ose pas s’opposer officiellement et s’affranchir de la ligne directrice élaborée par le Président de la République, mais pour souligner que ce projet de Loi porte en lui les germes d’un véritable projet de société.

Un projet de société

Un projet de société qui mérite un vrai débat public,  au plan national mais également au plan local car il s’agit à travers cette réforme des collectivités territoriales d’organiser dans un territoire, le vivre ensemble et d’affirmer une conception de la démocratie locale et territoriale.

Je regrette que les responsables du PS qui se sont exprimés en réaction à la position d’abstention de BBB et notamment le responsable de la section locale du PS (la section d’agglomération n’existe pas. /cf. référence fédération départementale du PS) n’aient pas profité de l’occasion pour poser les véritables enjeux  du débat et les problématiques posées afin d'éclairer nos concitoyens.

Le projet de Loi portant sur la réforme des collectivités territoriales nous amène tout naturellement à clarifier et à redéfinir la place et le rôle de l’Etat dans notre société.

Un Etat/Nation de moins en moins Nation mais de plus en plus un Etat Européen selon moi.

Ceci nous impose d'analyser l’évolution et l’organisation de ce territoire européen et nous permet de constater que celui-ci se structure principalement à partir de la circulation des flux économiques mais également culturels des différentes entités régionales de chaque pays européens.

Cela nous invite donc à réfléchir sur notre organisation territoriale et notre  fameux « mille-feuilles » de strates administratives et politiques et à trancher le débat non résolu à ce jour de la suppression d’un échelon territorial.

La suppression d'un échelon territorial

En disant cela, je fais ressurgir le débat entre : les Régionalistes et les Départementalistes.

Je n’ignore pas, en tant qu’ancien délégué national du Parti Socialiste, les difficultés que le parti rencontre pour trancher ce débat tant le poids des « baronnies » des élus locaux , qui protègent leurs intérêts personnels, pèse et bloque toutes les initiatives qui visent à la simplification, à une recherche de cohérence territoriale nationale et européenne, à l’intérêt général.

Mais je pense qu’il doit en être de même au sein de la famille conservatrice de droite à laquelle appartient BBB.  

Néanmoins un devoir de « vérité » s’impose pour moi et compte tenu des problématiques financières et économiques, qui je le pense vont encore s’aggraver dans les mois et les années à venir, il convient impérativement de cesser se jeu de « dupes » qui consiste en permanence à tromper l’opinion publique.

Un jeu de dupes qui vise à valoriser en terme de communication de petites phrases, de petits mots pour cacher des pratiques et des comportements qui sont à l’opposé des philosophies politiques que l’on défend.

C’est par exemple le non cumul des mandats qui de congrès en congrès du Parti Socialiste est affirmé depuis les années 1980 et qui n’a jamais été mis en place, et le cumul des rémunérations au sein du gouvernement actuel dont il a été fait état récemment de certains ministres à travers l’affaire « Christine Boutin » alors que ce gouvernement s’apprête à faire « payer » aux classes sociales petites et moyennes la plus grosse partie de la réforme des retraites.

Après avoir posé la question de la suppression d’un échelon territorial qui pour moi dans la logique de la construction territoriale européenne doit être l’échelon départemental, il convient de s’interroger sur l’évolution de l’intercommunalité dans l’organisation territoriale par rapport à la place et au rôle des collectivités locales.

Evolution de l'intercommunalité

Je note à ce propos que le journal l’Union n’a pas relevé dans le projet de Loi de réforme des collectivités territoriales que les conseillers communautaires seront élus à partir de 2014 au suffrage universel.

Cette élection au suffrage universel est déterminante pour l’évolution et la place des intercommunalités demain  car les EPCI deviendront de véritables collectivités territoriales responsables devant les citoyens.

Cette évolution à la fois dans la vie démocratique locale et dans son organisation territoriale aura à mon sens des conséquences très fortes sur l’échelon départemental et sur l’échelon communal.

Sur l’échelon départemental (que le projet de loi ne supprime pas) parce que le maillage territorial des intercommunalités qui devra être mis en place sur tout le territoire se substituera progressivement à l’échelon départemental comme structure administrative et politique de référence par le biais des compétences dévolues aux intercommunalités et par l’élection des conseillers au suffrage universel

Sur l’échelon communal car la nouvel légitimité politique des intercommunalités posera à terme la place et le rôle des villes centres membres de ses intercommunalités.

Ce que soulève BBB dans son éditorial en posant la question de l’application du tableau fixant  le nombre de conseillers communautaires et de la représentation de la ville centre sur une base plus juste.

En effet, dans la logique non avouée du projet de loi,  à terme les villes centres ont pour vocation selon moi à devenir des mairies d’arrondissement des intercommunalités.

Cet  un enjeu politique donc économique et culturel déterminant qui conditionne l’aménagement et le développement durable de nos territoires de vies et qui n’a pas échappé à l’association des maires  ruraux de France qui appelle ses membres à signer une pétition contre le projet de loi qui menace « l’existence des communes ».

Il serait intéressant de connaître sur ce sujet la position de BBB et d’autres élus locaux sachant que la ligne directrice que je perçois dans ce projet de loi tend à une certaine recentralisation des pouvoirs au détriment d’un approfondissement et d’une certaine clarification de la Décentralisation.

Pour ce qui me concerne, depuis la mise en œuvre de la Loi Chevènement sur l’intercommunalité en 1999, j’ai toujours affirmé que cette Loi avait vocation pédagogique à faire évoluer l’organisation territoriale dans notre pays et à régler la problématique de nos 36 000 communes en France après l’échec de la Loi sur la fusion des communes des années 1970.

La ville centre comme mairie d'arrondissement

Je pense donc que l’évolution et la transformation à terme des villes centres en mairies d’arrondissement est inéluctable, ne serait-ce que pour régler le dossier de la fiscalité locale que nous ne pourrons pas éternellement repousser aux calendes « grecques ».

En réalité, cette démarche est déjà mise en œuvre dans de nombreux territoires ruraux où l’intercommunalité est devenue « la mairie centre » avec toutes les compétences d’une collectivité locale ceci afin d’éviter la désertification du territoire concerné.

Pour d’autres territoires, de type agglomération, la mise en place d’un Plan Local d’Urbanisme Intercommunal participe également de cette évolution.

Conclusion

J’ai bien conscience en développant certains constats et en formulant mes analyses que celles-ci mériteraient d’être plus développées et plus explicitées mais au risque d’être incompris où d’être « insulté » comme je le fus récemment par BBB, il est de ma responsabilité d’élu mais aussi de citoyen de participer à la mise en œuvre de ce débat sur la place publique et surtout de ne pas l’esquiver.

De ne pas l’esquiver car ce sont les nouvelles générations qui seront amenées à diriger et animer nos territoires de vie et nous savons tous que demain notre société, nos villes seront profondément différentes.

A l’évidence les tensions sur les ressources, l’augmentation des coûts des transports, de l’énergie, de l’alimentation, l’endettement financier des Etats conditionneront l’organisation d’une société européenne contrainte qui aura le choix entre l’accroissement des inégalités et l’implosion des démocraties ou la réduction des inégalités sociales et donc l’affirmation d’une solidarité active mutualisée entre des citoyens.

Le débat mérite donc bien d’être posé et animé au sein de l’espace public car il ne m’a pas échappé une fois de plus que le citoyen était étrangement absent dans le projet de loi sur la réforme des collectivités territoriales et comme l’écrit Jacques Attali dans son dernier livre - Tous ruinés dans dix ans - :
« ….la prochaine décennie fera chaque jour subir, à chacun des citoyens, les conséquences des folies de celle qui s’achève. Comment éviter aux générations prochaines d’avoir à payer très cher le cynisme de nos contemporains ? »

08.06.2010

De la véritable nature de la sodo-coléoptérité

82680733.jpgpar Bruno MALTHET

J’ai lu avec attention dans l’Union du samedi 5 juin 2010 l’article sur les noms d’insectes volant bas à l’hôtel de ville comme à l’assemblée nationale, ainsi que les réactions que cette affaire suscite un peu partout sur la toile.

Mais quelle est donc la véritable nature de cette sodo-coléoptérité dont on débat tant dans les chaumières châlonnaises depuis le dernier conseil municipal ? Je vais tenter d’y répondre le plus objectivement qu’il soit.

A titre liminaire, pour bien connaître Alain Goze et savoir comment et combien il prépare chaque conseil municipal en étudiant toutes les délibérations présentées, je peux, sans prendre le risque d’être démenti par qui que ce soit, affirmer que ses interventions, qu’on les partage ou non, sont tout sauf du pinaillage sur des erreurs de ponctuation comme l’a écrit Bruno Bourg-Broc pour tenter de justifier ses propos fort peu sympathiques.

Ceci étant dit, l’expression de notre député-maire UMP, désignant les interventions d’Alain Goze, élu d’opposition de la Nouvelle Force et personnalité civile socialiste, comme étant « Des pratiques de sodomie de coléoptère », a-t-elle le même sens que celle de M. Roman, député PS : « Ne sodomisons pas les diptères » au sujet d’un amendement soutenu par M. Warsmann, député UMP ?

Pas vraiment, non ! Au-delà des divergences politiques des uns et des autres, l’agacement ou l’irritation que les interventions d’un adversaire suscitent, aussi légitimes ou inutiles puisse-t-on les qualifier, la saillie de Bruno Bourg-Broc est beaucoup trop singulière dans la bouche d’un homme qui se veut cultivé pour n’être que de l’humour dont Alain Goze, qui en manquerait, ferait les frais par insecte interposé.

Passons rapidement sur la différence existant entre diptères, dont font partie les mouches, et les coléoptères, dont font partie les sympathiques coccinelles comme les hannetons si détestés des jardiniers.

Arrêtons-nous plutôt sur le singulier utilisé par l’un pour qualifier les pratiques sodomites qu’aurait un coléoptère et le pluriel de l’autre pour illustrer la sodomisation dont seraient victimes ses cousines diptères. L’emploi du singulier par l’un et du pluriel par l’autre n’a rien d’anodin. M. Bourg-Broc manie trop bien la langue française pour avoir commis là une simple faute d’orthographe qui, à l’oral, ne s’entend pas, contrairement au pluriel utilisé par M. Roman.

L’un affuble son adversaire du nom d’un ordre d’insectes, ce qui n’est guère plus élégant qu’un nom d’oiseau. Mais cela permet de dissimuler le trait en laissant à chacun le loisir de choisir parmi les 300 000 espèces de coléoptères celle qui lui paraitrait correspondre le mieux à l’élu arrosé. Signalons, au passage, à ceux qu’une telle aventure tenterait, que le musée de Châlons présente, dans sa salle d’ornithologie, toute une collection de coléoptères – mais aussi de diptères et dictyoptères – qui leur permettra de faire leur choix, à moins qu’ils préfèrent en rester aux classiques noms d’oiseaux présentés.

L’autre se contente d’avertir son adversaire de l’inutilité de l’acte qu’il se prépare à commettre, l’être humain n’étant, a priori, pas le mieux outillé pour sodomiser les diptères. Ou tout autre ordre d’insectes. Contrairement, peut-être, aux coléoptères, si tant est que la zoophilie se pratiquât entre les différents ordres d’insectes, ce que mes faibles connaissances scientifiques en la matière ne me permettent pas d’affirmer.

Bref, dans l’expression très imagée de M. Bourg-Broc, il ne reste, mathématiquement parlant, qu’une inconnue, à savoir découvrir avec qui le coléoptère qu’il a si élégamment désigné à l’hilarité de son conseil municipal pratiquerait la sodomie. On peut dès lors comprendre que l’intéressé n’ait guère apprécié de se voir traité – ou insulté, comme chacun voudra – d’être un coléoptère doublé d’un sodomite. Ce dont au demeurant il se défend d’être, et rien ne permet à qui que ce soit de prétendre le contraire sans prendre le risque d’être poursuivi en diffamation.

Si, cependant, un insecte aussi lubrique existait, quel devrait être son sort ? Faudrait-il qu’il périssent sous le soufre et le feu comme les habitants de Sodome et Gomorrhe, ou bien faudrait-il l’écraser sous la semelle de sa chaussure ? Deux cruautés dont je laisse à chacun le soin d’appréhender l’abomination ou la nécessité et à M. Bourg-Broc de nous donner la lecture qu’il convient d’en faire.

Certes, nous sommes au pays natal de Pierre Dac et, de temps à autre, un peu d’humour ne fait jamais de mal en conseil municipal. Mais, si l’intéressé revenait, je ne suis pas certain qu’il ferait sienne la gaudriole sodomite de M. Bourg-Broc. En parcourant « les Pensées » de notre grand loufoque, nulle part en effet on ne trouve trace d’une telle cruauté, même lorsqu’il nous parle savamment d’un coléoptère ! A son sujet, il nous dit seulement que « Ceux qui confondent une rose trémière avec une grosse crémière sont les mêmes que ceux qui prennent un coléoptère pour un hélicoptère. Le tout inversement et réciproquement naturellement  » (*).

Pour ceux qui penserait que M. Bourg-Broc aurait pu commettre une telle confusion, rappelons que l’hélicoptère, une invention d’un autre châlonnais célèbre, Etienne Oehmichen, a certes des pales, mais que leur usage normal est non pas fait pour empaler qui que ce soit, mais pour se sustenter et se translater comme peuvent le faire les coléoptères. « Le tout inversement et réciproquement naturellement ».

Pour conclure, disons que M. Bourg-Broc a commis une faute dont chacun mesurera, à l’aune de ses convictions politique, religieuse et philosophique en tout genre, le degré de gravité et la sanction qu’elle mérite. Et, puisque nous sommes au pays de Pierre Dac, celui-ci n’aurait pas manqué de chahuter M. Bourg-Broc pour son dérapage verbal en lui dédiant une de ses Pensées : « Un homme qui perd les pédales est un homme qui perd ses moyens et non un pédéraste qui perd les amitiés particulières dont il jouissait  » (**).

 

(*) Pierre Dac, Les Pensées, Le cherche midi éditeur, 1972, page 50
(**) idem, page 14

02.06.2010

Blâme démocratique

hanneton.jpgPar Alain GOZE, conseiller municipal La Nouvelle Force Pour Châlons

 

A la lecture de la réponse de BBB publiée sur le site de l’Union (voir les commentaires) et reproduite en partie dans l’édition du 1er juin, je ne peux que constater que le maire récidive et aggrave ses propos en reconnaissant avoir qualifié mon intervention de "pratique de sodomie de coléoptère".

Vraisemblablement surpris par le désastre médiatique provoqué par ses propos, il tente par une communication dans l’Union d’atténuer son dérapage verbal de l’autre soir, voire de le justifier. Or, sa communication ne fait qu’empirer la situation puisque, publiquement et officiellement, il qualifie maintenant mes interventions au conseil municipal comme « des oublis de ponctuation » après m’avoir qualifié de « pinailleur » dans son interview au journal l’Union (édition du samedi 29 mai 2010).

Bien évidemment, le maire n’apporte aucune information claire permettant d’expliquer le contexte dans lequel son dérapage est intervenu.

Aussi, avant de revenir sur ce dérapage lui-même, je pense qu’il est indispensable de redonner les éléments de contexte permettant de comprendre les raisons de fond ayant conduit le maire à soudainement « déraper » en fin de séance du conseil municipal.



Contrairement à ce qu’a écrit le maire dans l’Union, mes interventions ne portaient pas sur des « oublis de ponctuation » mais pointaient bien des sujets de fonds qui le gênaient et qu’il ne souhaitait pas aborder.

1) Ainsi, j’ai notamment demandé au maire des informations complémentaires sur le bilan financier de la construction du CHV qui amène la Ville à combler un déficit de plus de 5 millions d’euros (soit environ 19 points d’impôts), déficit qui n’a jamais fait l’objet d’une information auprès des Châlonnais.

2) J’ai relevé aussi dans la présentation du budget prévisionnel 2010 du Centre Social Culturel E. Schmit, municipalisé depuis peu, une augmentation de plus de 25 000 € par rapport au budget précédent géré par une association de gestion du quartier, alors que le maire s’était engagé à plusieurs reprises à gérer le Centre Social et Culturel à budget constant.

3) J’ai signalé également que, dans le projet de convention d’assistance à l’association gestionnaire du Centre Social et Culturel du Verbeau soumis au vote du conseil municipal, figurait une mission que la ville ne pouvait pas assurer pour incompétence : la convention semblait donc illégale et il était de mon devoir de conseiller d’en informer le maire et son conseil.

4) Enfin, je suis intervenu pour faire constater que le maire avait ajouté une délibération « sur table » portant le numéro 49 sans que le conseil municipal en soit informé en début de séance comme l’exige la réglementation.

C’est cette dernière intervention qui a été « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase » car BBB savait parfaitement que cette démarche est illégale et ne peut aucunement être justifiée. La coupe était pleine pour le président de la séance, agacé d’être questionné à plusieurs reprises avec pertinence mais sans aucune impertinence. Et c’est là que le dérapage arrive, que ma remarque sur l’absence d’information du conseil municipal sur le changement de l’ordre du jour est qualifiée de « pratique de sodomie de coléoptère ».



A l’énoncé de cette fort curieuse expression, il en est une autre, tout aussi vulgairement imagée mais bien plus familière, qui vient à l’esprit, à savoir celle « d’enculage de mouches » que l’on assène généralement à ceux qui pinaillent sur des détails sans importance. Pourtant, la sophistication apportée à cette expression populaire par le maire ne doit rien à un quelconque raffinement de la langue de Molière revue et corrigée par Pierre Dac dont il se voudrait l’héritier, ni à une confusion entre l’ordre des mouches, qui sont des diptères, avec celui des coléoptères, qui compte 300 000 espèces.

Lorsque j’ai réagi en conseil municipal et que j’ai ensuite rapporté l’insulte par courriel à mes amis, j’avais compris et écrit « coléoptère » au singulier. L’un de mes amis, (comme le fit le journal l’Union dans son édition du 29 mai) me rectifia en optant plutôt pour le pluriel, ce qui m’a paru plausible et qui venait atténuer, sans les excuser, la portée des propos du maire.

Or, à lire la réponse que le maire a posté le 31 mai sur le site de l’Union et reprise dans votre édition du 1er juin, mon impression première était bien la bonne : le singulier s’impose, ce qui change totalement le sens profond de la pensée exprimée par le maire qui, bien qu’il tente pourtant de l’atténuer en se raccrochant à tout ce qu’il peut, aggrave singulièrement son cas.

En effet, autant le pluriel aurait pu laisser penser que j’avais quelque pratique sodomite sur de malheureux coléoptères, le singulier signifie très clairement que je serai un coléoptère – dont on ne nous dit pas l’espèce mais que l’on imagine parmi les pires sévissant dans nos régions, à savoir le hanneton ou le charançon – qui aurait une telle pratique.

Bien qu’il s’en défende aujourd’hui, le propos du maire me concerne donc directement et constitue bien une insulte proférée par le président d’une assemblée démocratique à un membre de l’opposition. D’ailleurs, dans l’article de l’Union, le maire confirme bien que cette expression m’était particulièrement adressée puisqu’il considère que mes interventions ne concernent que « des oublis de ponctuations ». Certes, le terme a plus d’élégance, mais le fond reste le même.



En réalité, cette attitude de BBB, qui enfonce le clou par ses explications publiques, ne me surprend pas. Elle fait partie intégrante du personnage qui veut apparaître aux yeux de l’opinion publique comme un grand humaniste et un gardien de l’éthique démocratique, alors que ces pratiques très régulièrement démontrent le contraire. Il est un adepte non pas de l’humour à la Pierre Dac (encore faudrait-il en avoir le talent,) mais de la culture du mépris qu’il manifeste systématiquement vis-à-vis de l’élu d’opposition que je suis, dès lors que je ne partage pas ses orientations ou ses décisions politiques.

Il n’est pas inutile, en effet, de rappeler que BBB n’en est pas à son coup d’essai. Les Châlonnais se souviennent certainement de la gifle qu’il administra en 1992 à une personne lors d’une campagne politique sénatoriale et dont la presse locale se fit l’écho. Ils ont aussi encore en mémoire son comportement, lors du précédent mandat, lorsqu’il fut contraint d’annuler une élection portant sur le renouvellement des membres du Conseil Economique Social local après que j’eus dénoncé publiquement la fraude électorale qu’il avait cautionnée et administrée pour cette élection.



Pour reprendre l’expression de son ami, ancien premier ministre, Jean Pierre Raffarin qui a critiqué « le dérapage verbal » qu’aurait commis Martine Aubry la semaine dernière à l’encontre du Président de la République, BBB mérite, a minima, un « blâme démocratique » pour son propos imagé et blessant adressé publiquement à un élu.

Pour conclure, il me plaît de rappeler cette remarque d’un vieux sage qui écoutant les logorrhées d’un édile de l’Agora qui se voulait humoristique disait : « celui-ci a une instruction plurielle, mais il manque singulièrement d’éducation ».

http://lanouvelleforce.hautetfort.com/media/00/02/2982136...

 

19.05.2010

Histoire d'eau : qui l'eût crue ?

maison_chemin_halage.jpgpar Bruno MALTHET

Sous le titre « les maires ont gagné », l’Union du 11 mai nous explique combien les politiques locaux devraient être satisfait de la dernière mouture du Plan de prévention du risque inondation, le PPRI. Celui-ci, qui devrait bientôt sortir après 9 ans d'intenses cogitations, aurait beaucoup évolué car, selon le premier adjoint de Châlons, il « comportait des incohérences manifestes » gênant les projets de la ville de Châlons: les élus « n’ont pas l’intention d’abandonner leurs projets pour quelques centimètres d’eau plus ou moins fictifs ».

Désormais, donc, grâce à un simple coup de plume, la ZAC de la Gare se trouve préservée de tout risque d’inondation. Telle Moïse, elle se trouve miraculeusement sauvée des eaux et va permettre à BBB d’aller construire sur cette terre promise tout en priant qu’elle ne soit pas submergée avant la fin de son mandat par la mer (des zones) rouge qui la cerne !

Désormais, aussi, les maisons bordant le chemin de halage entre l’écluse et la passerelle du jard, bien que construite en contrebas du canal, n’auront plus d’eau jusqu’au premier étage comme ce fut le cas en 1910, mais seulement dans leur cave (si elles en ont une) et un peu au rez-de-chaussée, la crue centennale ayant, d’après le plan publié, l’intelligence de ne submerger sous plus d’un mètre d’eau que l’île du jard et les bassins du grand jard.

Alléluia ! Hosanna au plus haut des Cieux ! Grâce au PPRI, une crue centennale, avec un débit moyen de la Marne de 750 m3/seconde excédant de 40% le débit estimé de la crue de 1910, va passer si vite sous les ponts de Châlons qu’elle n’aura même pas le temps de nous inonder. Ni de mouiller le sable dans lequel nos élus viennent de mettre leur tête en attendant de s’en servir pour remplir les milliers de sacs qu’ils empileront, si cette hypothétique crue centennale survenait, le long des berges de la Marne afin qu’elle coule bien sagement dans son lit et ne vienne pas nous virer du nôtre en pleine nuit !

Magouillage et tripatouillage étant manifestement les deux mamelles du PPRI, nos chers élus finiront par nous faire croire, à force de prendre leurs désirs pour des réalités et des vessies pour des lanternes, que la Marne est un long fleuve tranquille. Bientôt, ils nous diront que la Faute-sur-Mer et Vaison-la-Romaine n’ont jamais existé et que, si, par malheur, une très vilaine et très méchante crue centennale pointait le bout de son nez à Châlons, ce serait la faute de ces foutus fonctionnaires de l’équipement qui n’auraient pas fait leur boulot en ne résistant pas assez à leurs pressions.

Si toutefois vous avez le moindre doute là-dessus, n’allez surtout pas lire Le Canard enchaîné du 31 mars dernier qui osait – quelle insolence ! – titrer sur « Le ministre [qui] fait barrage au plan anti-crues » de Châlons-en-Champagne.

 

* A propos de la photo: "Par quel miracle cette maison, inondée en 1910 jusqu'au 1er étage, aura-t-elle (presque) les pieds au sec si une crue plus importante survenait ?"

15.05.2010

En mai, la compagnie 'D nous plaît!

théâtre 2.jpgLes 20, 21 et 22 mai, la compagnie' D revient

avec une pièce de Louis CALAFERTE

"Un riche, Trois pauvres"

dans une mise en cène de Dominique Dubuy

au Centre Social et Culturel Vallée St Pierre

"Un riche, Trois pauvres" fait défiler des scènes de la vie quotidienne, rapides commes des flashes, tantôt comiques, tantôt tragiques, mêlées de monologues, de dialogues grinçants, d'images poétiques.

Renseignements/Réservation: compagnie.d@gmail.com

Tarifs: 8 euros, 4 euros (éudiants, sans emploi), gratuit pour enfants de - de 10 ans.

Un riche trois pauvres Cie' D.pdf

14.05.2010

Avis de décès

baillon.jpgpar Patrick BOURLON

 

«  J’aimerais terminer sur un message d’espoir. Je n’en ai pas.  En échange est-ce que deux messages de désespoir vous iraient ? » W. Allen

Le Centre Social et Culturel Vallée Saint Pierre a trente ans.


C’était l’occasion, pour l’occurrence,  de dresser un bilan de l’association à travers  le projet social bâti pierre après pierre, avec, et pour les habitants du quartier.


C’était l’occasion de démontrer que dans un monde ou l’économie libérale domine où les choix sont toujours dictés par plus de consommation et d’individualisme notre association était garante d’un cap humaniste avec pour horizon les enjeux et l’ambition de l’éducation populaire, c'est-à-dire l’échange, la solidarité, la lutte contre les discriminations, le partage des richesses autres que financières, les moyens d’accès à la culture, la prise de responsabilité.


C’était encore l’occasion de démontrer toute la vie qui règne dans cette association à travers l’engagement de ses membres, à travers la participation, l’implication des habitants, à travers le professionnalisme d’une équipe au service d’un projet social partagé.
Mais aujourd’hui c’est surtout l’occasion de constater la mort lente d’une association et de ses valeurs, étranglée par une volonté municipale d’instrumentalisation.


Un projet d’éducation populaire inscrit dans un quartier, un territoire, dans la cohérence d’un projet associatif et politique a-t-il encore sa place aujourd’hui dans la cité ?


La réponse est non.
Les velléités hégémoniques de la majorité municipale, constituent aujourd’hui un étouffoir à tout débat démocratique, à toute forme de participation effective des habitants à la vie de la cité.


La gestion sociale et culturelle des quartiers  est aujourd’hui « le fait du prince » Tous les espaces de démocratie de l’association ont été renvoyés  aux calendes et remplacés par une administration aux ordres ; bâillonnés les administrateurs… bâillonnés les bénévoles…bâillonnés les usagers… bâillonnés les habitants du quartier.


Le combat que nous menons depuis deux ans pour le maintien dans les quartiers d’une vie démocratique a échoué.


Le dogmatisme, le chantage financier, le chantage à l’emploi, les manipulations,  ont eu raison  de la liberté associative et de son fonctionnement démocratique.


Je reste aux côtés de toutes celles et tout ceux qui au cours de ces vingt dernières années ont jalonnés le parcours de la MJC puis du centre social, toutes celles et tout ceux qui ont contribué, par leur engagement, à faire de cette association  le lieu ressource reconnu  pour chacun, qu’il est aujourd’hui.


Tous, restons persuadés, et nous continuerons à œuvrer dans ce sens, que le débat, la confrontation d’idées, l’association des savoir faire, des compétences, des personnalités diverses, sont le gage de la richesse d’un projet.


13.01.2010

Bravo Jacqueline Priéto!

Jacqueline 2.jpgElle était l'une des présidente du Comité de Soutien de la liste La Nouvelle Force pour Châlons aux dernières municipales et nous a soutenus de toute la force de son sourire lumineux et de son expérience des terrains sportif, associatif et politique.

Nous sommes heureux d'apprendre que son parcours de militante engagée au service des autres et de la cité châlonnaise est aujourd'hui reconnu et montré en exemple aux jeunes générations. La dernière phrase de l'article de l'Union qui dresse le portrait élogieux d'"une citoyenne qui donne 100% de son temps aux autres" montre bien qu'elle reste fidèle à ses engagements au service des quartiers, du vivre-ensemble et de la création de dynamiques collectives.

Jacqueline Priéto a reçu dernièrement la Légion d'Honneur!

Bravo Jacqueline et nous comptons sur toi pour continuer à nous porter dans ce combat qui fut le tien toutes ces années et que tu racontes avec tant de passion, nous donnant vraiment l'envie de marcher dans tes pas!

 

 

06.01.2010

Les années 10, l'avant-garde!

2010-voeux-LNF.jpgUne année commence ! Selon la coutume, les membres du bureau de la Nouvelle Force sont heureux de présenter à tous les châlonnais leurs vœux, mais comme une décennie commence, nous n’allons pas faire dans le consensuel !


Nous nous garderons bien de vous souhaiter bonheur, santé et réussite quand on sait ce qu’ils sont devenus…


Le bonheur ? On a cru longtemps qu’il résidait dans le bien-être lié à la consommation jusqu’à ce qu’elle nous étouffe…


La santé ? Par une étrange alchimie, elle se trouve aujourd’hui à la merci de toutes les modifications que nous faisons subir à l’environnement…


La réussite ? Si elle consiste à gagner plus pour vivre moins longtemps, loin de nous l’idée de la souhaiter pour vous. Ce serait du sadisme pur, non ?


Alors, nous vous souhaiterons seulement une chose, citoyens châlonnais ! Une seule chose qui ne coûte rien et qui n’est cependant pas une promesse…


Du courage !
Celui de se lever, de s’élever, de relever les défis immenses qui se présentent aujourd’hui et qui nous donnent l’occasion unique de changer de modèle.


De modèle de bonheur : à bas les indicateurs du PIB!
De modèle de santé : le plastique c’est comme les antibiotiques, c’est pas automatique!
De modèle de réussite : pas plus, mais mieux!


Le courage du changement ! Pour la décennie qui s’ouvre…
Bonnes années 2010 !

16.12.2009

De l'éthique en communication politique

robot méchant.jpgPar Marie-Pierre BARRIERE

Formidable spectacle encore que celui du dernier conseil municipal de Châlons en Champagne qui se tenait jeudi 10 décembre! Heureusement, j'ai pu effectuer aujourd'hui, une visite moins politique de l'Hôtel de ville, à cheminer le long des vitrines de jouets, à me remémorer mes jeunes années, entre les Schtroumfs et Les Maîtres de l'Univers... Merci pour cette exposition qui emplit de nostalgie les yeux des parents et d'envie ceux des enfants, nous préparant à célébrer notre premier Noël du coeur de crise...

Argumenter par le mépris

Il fallait cela pour dépasser le traumatisme et oublier le simulacre de démocratie auquel j'ai assisté jeudi soir en cette même place. Et en même temps... dans la salle du conseil, l'écran sur lequel on avait présenté le budget prévisionnel servait à recevoir les images d'un épisode de Goldorak dans lequel la lune étant rouge, les forces de Véga attaquent le valeureux robot protecteur d'Actarus... C'est tentant et je suis sur le point de céder...

Mais non! Je ne développerai pas ici de métaphore méprisante, car s'il est bien une leçon que je retiens du conseil de jeudi dernier, c'est celle de la nocivité de l'usage du mépris dans la relation politique entre majorité et opposition. Je me suis promis, que si un jour, j'étais à la place des conseillers majoritaires, je ne ferais jamais montre du même écrasant mépris que celui avec lequel on considère à Châlons les critiques et propositions de l'opposition. Et je commence aujourd'hui tout en reconnaissant l'impossibilité d'une communication saine de l'opposition à Châlons en Champagne puisque l'installation forcée du rapport de force sur le plan rhétorique au cours des réunions délibératives incite  les conseillers municipaux d'opposition au maniement des petites phrases et des saillies mesquines... On peut regretter à ce titre que les conseillers majoritaires ne sachent plus, à cause du profond dérèglement de l'échange, établir la ligne de partage entre l'expression d'une conviction et la démarche politicienne. Il était facile en effet, à Mme Schajer de tacler Alain Goze sur la forme pour ne pas répondre sur le fond lorsqu'il a évoqué les principes démocratiques et sociaux de l'éducation populaire. "Ah! vous parlez beau!": le recours à l'argument facile et méprisant en rhétorique est aussi l'aveu d'une insuffisance théorique...

Argumenter par l'imprécision

Le scoop de ce conseil municipal de vote du budget a concerné sans conteste le loyer du futur Parc des Expos. Nous avons appris en effet qu'il passait de 2,8 à 2,3 millions d'euros sans autre explication que celle qui consiste à dire qu'on ne peut pas donner d'explication parce que c'est compliqué de prévoir... 500 000 euros, ce n'est pas rien tout de même! Ce nouveau dossier, comme de bien entendu, n'a pas été présenté au conseil municipal et c'est sur la bonne foi de ceux qui savent et qui maîtrisent le sujet que les conseillers se fondent. M. Bourg-Broc nous a annoncé en grand Strateger (oups!) maître du suspense, que l'étude du conseil général concernant le Parc allait nous surprendre... Ne l'est-il pas lui-même? Comment financera-t-il un Parc de 12000 places alors que celui de 7000 fait déjà l'objet d'une sérieuse baisse de loyer? Quel beau cadeau de Noël à la ville de Châlons de la part de la société consultée pour l'étude!

Nous avons répété nos critiques, puisque la pédagogie consiste à redire sans se lasser et on nous a renvoyés à une définition très philosophiquement discutable de l'optimisme. Il n'est pas notre fort, nous le savons bien, à force de nous l'entendre dire... Et pourtant... Il va falloir songer à chercher d'autres ressources argumentaires.

Argumenter par l'erreur

Optimisme? Soyons honnêtes! L'optimisme comme argument rhétorique a du mal à passer la barre des minuits...

A minuit, après 5 heures de conseil, sont enfin soumises les deux délibérations concernant la municipalisation des centres sociaux. Nous joindrons à ce compte-rendu la copie des réflexions des directeurs et présidents des deux centres-sociaux qui prospèrent et ne souhaitent pas être municipalisés. Nous rendrons également hommage à Alain Goze qui a défendu avec brio et conviction, pétri qu'il est de son expérience d'éducation populaire, le maintien en structure associative des deux CSC.

Et nous finirons en interrogeant la notion d'optimisme revendiquée par la majorité à l'aune de ses pratiques réelles: M. le maire de Châlons en Champagne se targue et avec lui, M. Morand qui a ardemment pris la défense du premier magistrat jeudi dernier, comme s'il passait à chaque conseil son grand oral de validation de compétences... de faire preuve d'une foi en l'avenir à déplacer les montagnes et à ériger les paquebots en pyramides...

Mais leur optimisme débonaire s'effondre lorsqu'il s'agit d'avoir foi en l'homme. L'enjeu de la municipalisation des centres sociaux est bien celui-ci en effet: quid de la responsabilité du citoyen, quid de l'audace d'espérer l'engagement du châlonnais pour un meilleur vivre-ensemble? Entre l'optimisme économique d'un autre siècle et l'optimisme humaniste qui place l'homme au centre du processus décisionnel, apparemment, M. Bourg-Broc et Morand, Mme Shajer ont fait leur choix et l'assument... C'est un choix UMP hélas et les journaux, de la réforme des collectivités territoriales non financée et centralisatrice au grand emprunt de saupoudrage et centralisateur, sont pleins de ces choix inconséquents qui déresponsabilisent le citoyen et ne l'incitent aucunement à chercher sa place dans la vie publique.

Note des centres sociaux sur les deux projets de délibérations sur les CSC présentés au CM du 10 décembre 2009.doc

02.12.2009

Mobilisation citoyenne

police.jpgpar Marie-Pierre BARRIERE

 

Suite aux violences policières du 19 novembre dernier qui se sont produites à la sortie du lycée Roosevelt, lors d'une visite de François Fillon dans l'établissement, les actions se succèdent:

 

 

1) Un collectif d'organisations se mobilise

Les organisations syndicales, de parents d'élèves et droits de l'homme (Les responsables des parents d'élèves et du personnel du lycée Roosevelt, FCPE, SNES, SNESUP, FSU, CGT, Solidaires, Ligue des Droits de l'Homme, Ligue de l'Enseignement) qui souhaitaient s'exprimer contre un inadmissible état de siège d'un lycée prenant les lycéens et le personnel en otage, suivi de violences contre des jeunes puis de condamnations, se sont réunies lundi 30 novembre à la maison des syndicats.

Elles ont décidé :

- d'envoyer à tous les institutionnels un courrier sur les évènements du jeudi 19 novembre, qui ont remis en cause les valeurs fondamentales de circuler, de liberté d’opinion, de parole et de manifester.

- d'amplifier la campagne de témoignages et de les faire connaître, non seulement à l'intérieur du lycée Roosevelt (sur les lieux réservés à l'expression des personnels et des élèves), mais à l'extérieur : université, parents d'élèves, syndicats... En complément, nous demandons aux témoins qui l'acceptent, d'écrire leur témoignage selon les formes requises, afin qu'il soit utilisé par les avocats.

- de réagir collectivement aux propos inacceptables du directeur de la police qui déforme la réalité : nous envoyons un communiqué à la presse et le diffusons partout où nous pouvons (voir texte joint ci-dessous).

Le directeur de la Police (1).pdf

- d'appeler à une réunion de toutes les personnes qui n'acceptent pas ce qui s'est passé et veulent réagir :
réunion jeudi 3 décembre à partir de 20h, à la maison des syndicats dans la salle formation au rez-de-chaussée. A cette réunion, nous proposerons la mise en place d'une collecte centralisée afin de payer les avocats, la création d'un site internet donnant des informations et incitant à écrire des témoignages...

 

2) Une pétition à diffuser autour de vous

Voici le texte de la motion votée au Conseil d’Administration du lycée Roosevelt, par les organisations de parents d'élèves et du personnel, reprise en pétition avec le soutien FCPE, SNES, SNESUP, FSU, CGT, Solidaires, Ligue des Droits de l'Homme, Ligue de l'Enseignement.

Avec les personnels et parents d’élèves du lycée Roosevelt de Reims, nous tenons à protester solennellement contre les violences des forces de l’ordre à l’occasion de la venue des ministres au lycée le jeudi 19 novembre 2009.
Bien loin de protéger les usagers du lycée, conformément à leur mission, elles ont contribué par leur attitude (refusant notamment que le proviseur informe les élèves de la nécessité de reculer) au déclenchement de la violence aboutissant à des élèves molestés, blessés, interpellés. Y a t-il eu des directives allant dans le sens d’un nettoyage des abords du lycée ?
Les conséquences sont telles, qu’elles nécessitent la demande d’une cellule de soutien psychologique dans l’établissement.
Tout comme les parents, enseignants, personnels éducatifs, nous sommes aujourd’hui indignés : comment promouvoir les valeurs de citoyenneté et de démocratie auprès des jeunes, témoins ou victimes de tels agissements ?
En raison des circonstances inadmissibles de ces événements, nous demandons l’abandon de toutes poursuites à l’égard des jeunes interpellés.

Motion - signer 1-1.pdf


3) Une réunion à Reims

jeudi 3 décembre à partir de 20h, à la maison des syndicats

dans la salle formation au rez-de-chaussée

 

 

Pour information complémentaire, un lien sur le site du rapport d'Amnesty International concernant les violences policières:

Des policiers au-dessus des lois

 

 

01.12.2009

Les Journées Nationales d’Ingénieurs Sans Frontières

Journées ISF Troyes.jpgPar Damien LANDINI

 

 

Ingénieurs Sans Frontières (ISF) est une association de Solidarité Internationale créée en 1982 à l’Ecole des Mines.

Comptant plus de 900 membres, notamment ingénieurs et élèves ingénieurs, ISF se répartit dans 34 groupes locaux à travers la France et une coordination nationale à Paris.


ISF définit son projet associatif avec pour finalité la lutte pour un exercice harmonieux des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels au niveau mondial. ISF s’engage à favoriser le développement durable et l’égalité des droits entre les populations en se questionnant bien évidemment sur le rôle et les pratiques des ingénieurs, pour que la technique soit pensée et placée au service de l’Homme et de la planète.


Les Journées Nationales d’Ingénieurs Sans Frontières sont le plus grand événement annuel de la fédération, depuis la première édition en 1985. S’étalant sur un week-end, les Journées Nationales s’articulent autour d’un thème lié à la solidarité internationale, qui sera cette année

la « Gestion de l'eau et de l'assainissement : le Sud a-t-il besoin de ses ingénieurs ? »

Elles se dérouleront cette année les 5 et 6 décembre 2009 à Troyes (UTT)

Pour tous renseignements, consultez les sites Ingénieurs Sans Frontières : www.isf-troyes.org et www.isf-france.org